L’Eglise démantelée PDF

Enceinte de l’ancienne abbaye qui abritait un institut médico-éducatif jusque fin 2012. Cette célèbre abbaye fut l’Eglise démantelée PDF tard la maison mère de plusieurs autres établissements monastiques fondés dans le Haut-Rhin, en Allemagne et en Suisse.


Des chrétiens s’inquiètent. En Amérique latine, les évêques les plus radicaux sont réduits au silence les uns après les autres. En Europe, 25000 personnes ont signé l’appel de Témoignage chrétien pour une Église plus libre, plus ouverte, moins répressive. Le père Réginald Dumont et ses amis de Bruxelles lancent un cri d’alarme devant la montée de l’intégrisme, devant le pouvoir grandissant de l’Opus Dei et le démantèlement des acquis de Vatican II, alors que des milliers de morts et de « disparus » ont payé de leur vie leur engagement en faveur de l’Église des pauvres.

L’abbaye de Marbach fut fondée en 1089 par le chevalier Burckard de Gueberschwihr ministériel fortuné, vassal de l’église de Strasbourg. L’installation du bâtiment débute d’abord par la construction d’une petite chapelle dédiée à Saint Augustin. Cette construction de forme carrée, à nef unique et abside semi-circulaire fut la première fondation. Burchard de Gueberschwihr engagea sa fortune personnelle et fit confirmer publiquement, en présence de tous les nobles du pays sous la présidence du comte Othon de Habsbourg une assemblée du tribunal provinciale. Gérard, premier comte de Vaudémont et son épouse Heilwige, nièce du pape Léon IX, qui laissa à l’abbaye plusieurs terrains. Il introduisit l’ordre des chanoines de Saint Augustin.

Marbach qu’il accepte par amour de son pays natal. Plusieurs de ses anciens confrères de Lautenbach le suivent ainsi que quelques chanoines réguliers du couvent de Saint-Irénée près de Lyon. Dessin se trouvant sur le mur de la ferme « Der Bauernhof » et représentant en partie l’ancienne abbaye de Marbach – Dessin de F. L’empereur Henri IV qui n’avait toujours pas digéré l’offense de Manegold préparait sa vengeance. Il envoya des hommes à sa solde à Marbach en 1098 qui réussirent à le capturer.

Le pape Pascal II délivra encore le 2 août 1103 un sauf-conduit dans lequel il mentionnait encore Manégold comme prévôt de Marbach sans se douter qu’il était déjà mort. Très tôt l’abbaye de Marbach cultiva la vigne sur des terres dont la nature argilo-calcaire et l’exposition du soleil en font un terroir de prédilection pour le vin. Pour qu’il n’y ait aucune contestation possible, il fit apposer ses sceaux en présence du prévôt Albéron et des chanoines de l’église assistant en tant que témoins. En 1220 le prieur de Marbach obtint l’usage de la crosse et le prieuré fut érigé en abbaye.

En 1214, quelques religieux de l’abbaye de Marbach assassinent le prévôt. Vers 1216, c’est l’abbé Falcon qui prend la direction de Marbach. L’abbaye de Marbach subit une dizaine de pillage et des actes de vandalisme au cours de son existence. Woffenheim, après de Werhner de Hattstatt, qui disposait la paroisse en fief, y eut solennellement renoncé le jour de Pâques de l’année 1276. Aux temps de Manegold et Gerungus, la discipline claustrale fut rigoureusement observée et l’idéal de Marbach se répandit partout. Il n’en fut pas de même sous la direction des abbés suivants avec qui la discipline se relâcha rapidement. C’est ainsi que sous la direction du prévôt Bernard, successeur d’Etzelin, l’antipape Victor fut reçu avec tous les honneurs dans le couvent de Marbach.

Marbach à la congrégation des chanoines réguliers de Windesheim en Hollande. Vers 1506, la chapelle Saint-Augustin fit l’objet de travaux. Elle sera reconstruite dans le style ogival de la première époque et finalement consacrée en 1509. 17 octobre 1791, l’abbaye est vendue aux enchères. L’église est encore intacte en 1798.

Le nouveau propriétaire fait ensuite démolir les bâtiments et vend les pierres comme matériaux de construction. L’église est privée de sa toiture en 1809. En 1818 les deux tours de l’église sont encore debout, mais l’église elle-même et le cloître sont détruits. Il ne subsiste plus aujourd’hui que le narthex ou  paradis  avec ses trois arcades romanes de 1152 qui ont été sauvés et partiellement restaurés en 1992.