L’ENFANT ET LE PSYCHANALYSTE. La question de la technique dans la psychanalyse des enfants PDF

La psychanalyse consiste en l’élucidation de certains actes, pensées l’ENFANT ET LE PSYCHANALYSTE. La question de la technique dans la psychanalyse des enfants PDF symptômes en termes psychiques à partir du postulat de l’existence du déterminisme psychique : une idée qui se présente à l’esprit ou un acte ne sont pas arbitraires, ils ont un sens, une cause que l’exploration de l’inconscient permet de mettre au jour. La psychanalyse fait l’objet, depuis l’origine, de critiques et de discussions à la fois internes au mouvement psychanalytique et extérieures à ce mouvement, concernant son caractère scientifique, la pertinence de sa description du psychisme, et son efficacité thérapeutique. Article détaillé : Histoire de la psychanalyse.


Nombre de psychanalystes, convaincus de la nécessité d’une transformation de la pratique analytique, savent que celle-ci ne pourra se produire que sur la base des élaborations et des exigences que la clinique des enfants et celle des psychoses avanceront et imposeront. En effet, la cure classique ne peut faire face à ces cliniques particulières où la souffrance d’un sujet ne trouve à s’exprimer qu’à travers des modalités qui nous sont radicalement étrangères. A partir des modèles théoriques de Freud, Klein et Bion, Antonino Ferro analyse les trois composantes fondamentales du transfert, de l’interprétation et de la position de l’analyste à l’œuvre dans une relation qui s’établit à partir du dessin, du jeu, du rêve de l’enfant. Il s’appuie pour cela sur la notion de  » champ  » conçu comme le lieu de l’influence réciproque du patient et de l’analyste.
La position théorique et clinique qu’il soutient ici ne cède jamais sur l’éthique, elle suppose humilité et inventivité permanente. Elle concerne de ce fait tous ceux qui ont choisi, quelle que soit leur discipline, de s’occuper de la souffrance humaine.

Sigmund Freud, médecin, neurologue et psychanalyste autrichien, il est difficile d’en dater précisément la naissance et différentes dates pourraient être retenues : 1881-1882 avec Josef Breuer et Anna O. L’auteur attribue alors l’invention du procédé à Josef Breuer. Josef Breuer et Freud, arrivent à la conclusion, dans leur ouvrage sur les études sur l’hystérie, que l’hystérique souffre de manière inconsciente de traumatismes passés, vécus dans l’enfance. Freud explore le psychisme à travers la parole du sujet qui doit suivre la règle fondamentale et la logique d’association libre de manière à faire parvenir à la conscience des éléments liés au refoulement.

Les premiers débats entre psychanalystes sont vifs et nombreux. Freud lui-même a considérablement évolué sur certains points théoriques qui concernaient la psychanalyse, notamment en 1920, lors de sa conceptualisation de la deuxième topique. Le passage de la première topique à la seconde topique est rendu nécessaire à la suite de l’élaboration de la seconde théorie des pulsions. En 1914, Freud fait paraître ses travaux sur le narcissisme qui préfigurent les changements qui interviendront dans la deuxième topique. Article détaillé : Critiques de la psychanalyse. Dès les débuts de la psychanalyse, les psychanalystes contemporains de Sigmund Freud, tels Carl Gustav Jung ou Sándor Ferenczi pour la première génération, ou Melanie Klein, pour la deuxième génération proposent des inflexions théorico-cliniques, ou critiquent des positions de Freud . En France, l’essentiel des débats internes à la psychanalyse porte sur l’enrichissement des concepts freudiens, tout en conservant les exigences de rigueur sur les principes essentiels, dans l’exploration de ce champ d’études, et éthiques dans la pratique de la cure, les débats se cristallisant autour des travaux et de la personnalité de Jacques Lacan.

Au Royaume-Uni, des controverses scientifiques divisent durablement la société britannique de psychanalyse, entre les partisans d’un renouveau théorique, autour de Melanie Klein, et leurs opposants, réunis autour d’Anna Freud. La psychanalyse n’est pas qu’un ensemble théorique, une métapsychologie qui peut être appliquée à l’étude des œuvres d’art, des philosophies, etc. L’observation de ces tendances contradictoires permet d’émettre l’hypothèse d’un conflit psychique inconscient. Afin de remplacer l’hypnose, Sigmund Freud utilise un principe qu’il attribue à C. Le rêve n’est donc pas composé d’images hallucinatoires dépourvues de sens, le lapsus n’est pas un simple accident sans cause, pas plus qu’une idée ne traverse l’esprit sans raison. Une idée, avant d’arriver à la conscience, subit une déformation plus ou moins grande mais conserve toujours un rapport avec l’idée d’origine.

Sans doute faut-il voir dans l’affirmation de ce principe le souci de Freud de hisser la psychanalyse au rang de science. En effet, le principe du déterminisme, qui est le réquisit de toute science expérimentale, est bien la  foi  du psychanalyste : pas plus dans le monde psychique que dans le monde physique, un phénomène ne peut se produire sans cause. La thèse de Freud sur le rêve est que celui-ci est la réalisation d’un désir. Le rêve de l’adulte est en ce sens identique au rêve de l’enfant, mais il est déformé par les nombreux interdits qui résultent de l’éducation et de la culture, aussi le rêve peut-il être compris comme l’expression d’un compromis entre un désir et un interdit. Cette interprétation passe donc par le travail d’analyse du rêve. Inversement, un seul élément du contenu latent peut être représenté par plusieurs éléments du contenu manifeste. C’est un travail de  compression  dont Freud dit qu’il est différent d’un simple résumé.