L’erreur de Broca PDF

LES CONDITIONS DE LA REUSSITE : 1 – La maturation neurologique. 3 – Avoir l’erreur de Broca PDF de communiquer. 4 – Etre capable d’effectuer des traitements cognitifs. LE DEVELOPPEMENT DU LANGAGE : 1 – Le lexique.


~~Le très discret professeur Duffau est l’un des neurochirurgiens les plus récompensés pour ses découvertes sur le cerveau et ses avancées déterminantes en matière de neuroscience. Décrié à ses débuts pour sa pratique de la chirurgie éveillée, il est aujourd’hui mondialement reconnu et consulté pour cette technique spectaculaire qui consiste à opérer des patients sans les endormir pour leur retirer des tumeurs. Bien que stupéfiante, cette technique est naturelle, nous rappelle le professeur, car le cerveau ne connaît pas la douleur et la coopération active du patient optimise le succès des interventions. Les réponses de celui-ci aux questions qu’on lui pose au bloc permettent au professeur d’ajuster au millimètre près son geste pour le rendre le plus efficace et le moins invasif possible. Grâce à ses opérations et son analyse des connexions neuronales, celui qui se voit comme un médecin de famille, un cartographe du cerveau, a pu mettre en évidence ce que beaucoup de ses pairs refusaient d’admettre :

non seulement le cerveau est capable de se régénérer grâce à la plasticité cérébrale mais, contrairement à ce que la médecine a longtemps avancé, ses zones, loin d’être statiques, communiquent entre elles, s’adaptent, se réorganisent selon le vécu ou la pathologie du patient.

Ainsi, alors qu’on croyait qu’un malade victime d’une lésion cérébrale (hématome ou tumeur) dans la zone dite de Broca ne pourrait plus parler ou souffrirait de troubles sévères, on découvre que le cerveau recrée des connexions pour garantir l’exécution des messages. Voilà qui explique comment le professeur peut opérer ses patients de tumeurs sévères tout en préservant leur niveau de vie, leur capacité de jugement, ou leur talent pour la peinture ou la danse.

À travers le cas d’une jeune juriste atteinte d’une tumeur cérébrale qu’il prépare à une opération, le professeur Duffau revient sur son parcours, sa formation, l’hostilité de la communauté scientifique française, ainsi que sur son quotidien, ses liens avec ses patients ou son rapport à la recherche, aux pouvoirs de cet incroyable cerveau qu’il n’a de cesse d’explorer. L’occasion également d’évoquer certains des cas les plus spectaculaires qu’il ait eu à traiter (une pianiste polyglotte qui put reprendre les concerts et conserver trois des cinq langues qu’elle parlait) ou les pistes prometteuses qu’offrent ses études pour le traitement de l’autisme, de l’épilepsie et de certaines affections mentales…

Ce babil se rapproche de la langue maternelle. LE BEBE VOIT ET ENTEND, IL EST CAPABLE DE COMMUNIQUER. Les formes que prend le contact avec l’entourage. L’enfant communique avec son corps : il y a ajustement postural quand on le prend dans ses bras. Les caresses le calment et font cesser ses pleurs. COMMUNIQUER, C’EST AGIR SUR AUTRUI : LE BEBE EN EST CAPABLE TRES VITE.

Il ne faut pas non plus anticiper les besoins : il faut laisser les enfants s’exprimer. Il y aurait alors mise en place du « tour de parole ». Comment l’adulte distingue-t-il les sons ? A priori, la segmentation semble facile. 2 mots par jour pendant 4 ans. Comment se passe cette progression ? L’affinement du vocabulaire est beaucoup plus progressif.

L’enfant devient capable de ne plus faire d’erreur dans la correspondance entre les mots et les objets. Il devient capable de prononcer les mots longs en entier : il cesse par ex. Bobi », il ne dit plus « Bobi » pour tous les chiens qu’il voit. Il aime poser des questions, il verbalise ses actions. L’ORDRE DES MOTS DANS LA PHRASE.

Il existe une sorte de conflit entre le sexe de l’enfant et l’accord avec le nom. L’enfant ne dira pas « le sucre est dans le bol ». Vers 3-4 ans : l’enfant essaie d’expliquer les choses. Savoir faire, savoir dire, Paris, PUF.