L’essence lumineuse de l’esprit, vie et parole d’un maitre du bouddhisme tantrique PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Il contient des éléments semblables à l’hindouisme et en particulier au shivaïsme cachemirien. Au Tibet, le vajrayāna et le bön, religion locale, se sont eux aussi influencés réciproquement. Elle est décrite par ses pratiquants comme l’indestructible et brillant comme l’ultime réalité, l’essence lumineuse de l’esprit, vie et parole d’un maitre du bouddhisme tantrique PDF de  foudre , destructrice de l’ignorance, et voie d’une rapidité fulgurante.


Le texte que nous proposons contient en fait la quintessence du bouddhisme tantrique dans son aspect le plus élevé, le plus dépouillé. Saraha (VIIIe siècle) est considéré comme l’un des plus importants Mahasiddhas indiens. Les Mahasiddhas étaient des adeptes en réaction contre les structures très strictes du monachisme bouddhiste. Seul importait pour eux l’illumination intérieure. Non conformistes, libres, parfois scandaleux, ils appartenaient à la vie laïque. Ils étaient tailleurs, forgerons, pêcheurs, marchands d’alcool, potiers, rois ou mendiants. Ils curent une grande influence sur la spiritualité tibétaine, notamment sur la lignée à laquelle appartenait Milarépa.

Il est apparu en parallèle avec l’hindouisme tantrique. Est et à l’est de l’Inde, particulièrement dans les états d’Orissa et du Bihar. D’origine différente, le Bön est presque à tous égards un vajrayāna, mais non-bouddhiste. Selon les Tibétains, le vajrayāna a été enseigné par le Bouddha Shākyamuni qui a donné trois types d’instructions spirituelles visant à libérer les êtres sensibles de la souffrance et à les conduire à la plus haute perfection de l’esprit : L’Éveil. L’Enseignement du  Premier Tour de la Roue du Dharma , les  Quatre Nobles Vérités , donné au Parc des Daims à Sārnāth, constitue le cœur du Hīnayāna. Un vajra rituel, symbole polymorphe, notamment de l’habilité, l’inventivité et l’inflexibilité dans la mise en œuvre du dessein du bodhisattva.

Dans le Mahāyāna, les pratiquants, en plus du vœu de la libération individuelle, font celui d’aider autrui sur le chemin de l’Éveil. C’est le vœu de bodhicitta, l’Esprit d’Éveil. Tandis que les véhicules des sûtras prônent le renoncement aux émotions perturbatrices pour maîtriser l’esprit et parvenir à l’Éveil, le véhicule des tantras préconise l’utilisation du potentiel de ces émotions. Si l’on reconnaît qu’en leur nature profonde les agrégats du  moi , les émotions sont des qualités de la Nature de Bouddha, il est possible de les purifier ou de les transformer en sagesse par divers  moyens habiles . L’aspirant au Vajrayāna doit choisir avec discernement un maître qualifié à qui il peut accorder toute sa confiance. Celui-ci lui accorde la transmission de pouvoir, ou wang, et les instructions qui lui permettront de pratiquer un sâdhana, ou  moyen d’accomplissement .

Ce chemin nécessite la confiance ou absence de doute, la pureté de vision et un lien sacré, ou samaya, parfait avec le maître. Incarnation vivante de la transmission des Bouddhas, détenteur de la Sagesse de tous les maîtres de la lignée qui l’ont précédé, le maître ou Lama, est effectivement indispensable. Du fait de la présence universelle de cette Nature de Bouddha chez les êtres sensibles, les laïques sont également capables d’entreprendre la pratique. Possibilité d’atteindre l’éveil plus rapidement que ne le conçoit le Hīnayāna, dans l’espace d’une vie même pour les mieux préparés.

Le Vajrayāna est souvent décrit comme un véhicule qui est plus rapide que le Mahāyāna et le Hīnayāna pour atteindre l’Eveil, et potentiellement en une seule vie. Ces techniques sont typiquement transmises de maître à disciple. Elles sont en effet considérées comme puissantes, donc dangereuses si elles sont pratiquées de manière inadéquate, et il appartient au maître d’apprécier ce qui doit être enseigné et à quel moment. Ils auraient été enseignés par le Bouddha historique, mais tenus secrets.

Nature de Bouddha  présente en chacun grâce à la perception directe de la béatitude divine libre d’attachements. Cette déité choisie comme support de méditation se nomme yidam en tibétain et ishtadevata en sanscrit. Le Dalai Lama précise souvent dans ses enseignements que l’essentiel n’est pas l’identification à une déité, mais l’abandon des « apparences et concepts » ordinaires. Il ne s’agit pas de  déité  au sens habituel, mais de supports de méditation, lesquels sont cependant souvent interprétés par les laïcs comme des  divinités .

Le vajrayāna fait référence à des visualisations corporelles prenant appui sur les traditions indienne et tibétaine : pranayama, cakras, kundalini etc. La médecine fait d’ailleurs partie des matières enseignées dans les monastères himalayens. L’adhésion au vajrayāna requiert une cérémonie d’initiation qui est à la fois une autorisation formelle et un transfert  réel  de qualités subtiles conférés au disciple. Elle est présidée par un Lama ayant l’autorisation d’initier ses fidèles. Les pratiquants laïcs peuvent solliciter, en plus des pouvoirs spirituels, du bien-être matériel et la santé qui leur permettent de bien poursuivre leur pratique. Au Japon, le Shingon est particulièrement connu pour ces prières nommées kaji. Une fois terminée, ils obtiennent le titre de Lama.