L’Europe va-t-elle démanteler les services publics ? PDF

Le grand défi des banques: restaurer la confiance. Ce n’est pas parce que tout le monde se congratule que c’est une bonne l’Europe va-t-elle démanteler les services publics ? PDF. L’association des banques suisses se réjouit d’un accord qui maintient le secret bancaire suisse et est conforme aux lois suisses .


Les services publics font l’objet, en France, d’un débat virulent. Pour les uns ils incarnent notre modèle national, pour les autres nos archaïsmes. La plupart des Français sont convaincus qu’ils rendent de meilleurs services que partout au monde et que l’Union européenne représente pour eux un réel danger. Mais tout cela est-il si vrai ? se demande avec passion Gilles Savary dans cet essai fortement documenté. Pour lui, les services publics sont aujourd’hui confrontés à une mutation profonde, inévitable, due à l’accélération de la mobilité des biens, des personnes et de l’information. Alors, comment refonder le modèle hérité de l’immédiat après-guerre, sans pour autant démanteler ces services publics qui répondent à des besoins essentiels et comblent de redoutables fractures sociales et territoriales ? Dès lors, plus qu’une question concrète, le thème récurrent du  » démantèlement  » des services publics par les directives européennes de  » libéralisation  » apparaît cristalliser une opposition idéologique stérile entre un  » modèle français  » soupçonné d’archaïsme – que la France a déjà dépassé sans se l’avouer – et un  » modèle européen « , réputé moderne, mais néanmoins orphelin d’une perspective politique et d’une dimension sociale. Gilles Savary tente de démêler un à un les fils de cette inextricable pelote d’incompréhension. Ce, à un moment où un modèle inédit de services publics européens reste à inventer et où se joue le rôle de la France dans la construction européenne.

Le fait que le gouvernement suisse se réjouisse de cet accord qui lui évite un conflit de souveraineté avec les Etats-Unis admet que c’est un accord politique. On a réussi à sauver les activités de gestion de fortunes de l’UBS aux Etats-Unis. Le prix paye est proprement scandaleux. Mais il n’y a pas de quoi être fiers cependant. On accepte que les Etats-Unis continuent à fouler le droit international privé et obtienne par chantage ce qu’il ne peut obtenir légalement. J’ai naïvement cru un moment que le gouvernement suisse allait jusqu’au bout refuser cette solution inique et proteger la confidentialité de ces informations. La plus grande banque de gestion d’actifs au monde livre les informations sur ses 4.

450 clients alors que, sur les premiers 150, l’IRS a commence des procédures visant à obtenir des peines de prison. L’UBS a conseille ces clients, les a embarques dans ces mécanismes, et se lave les mains. Il ne manquait plus que cela a un secteur qui a manifestement abandonne ses clients pour défendre son seul intérêt dans bien d’autres domaines. C’est un accord politique, pragmatique et qui confirme que les Etats-Unis ont décidé de devenir le gendarme des pratiques économiques autour du monde.

Le même jour, la SEC annonce une unité spéciale qui va analyser les infractions au Foreign Corrupt Practices Act des entreprises cotées aux Etats-Unis, entendez, les sociétés étrangères. Il s’agit de chasser le paiement de commissions occultes a des régimes corrompus, alors que c’est parfaitement légal en dehors des Etats-Unis. J’ai toujours condamne ici la fraude fiscale comme immorale et répréhensible. Mais ceci est un accord dont nous devrions admettre qu’il n’y a aucune raison d’ être fiers, même si, comme chacun, je reconnais qu’il est moins mauvais que la demande initiale des 52.

Seuls les avocats ont réussi a se faire payer des centaines de millions de commissions sur cette lamentable affaire dans laquelle les dirigeants de l’UBS ont entraîné le monde financier par pure cupidité. Les capitaux russes, asiatiques et arabes ne vont pas tarder a quitter la Suisse pour des cieux plus cléments. Rappelons-nous que l’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur est que qui veut faire l’ange fait la bête , comme le disait Blaise Pascal. Reste à savoir quand le gouvernement français décidera de faire de la répression vis-à-vis de nos parasites à nous.