L’existence (Philosophie) PDF

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La philosophie procède de l’étonnement de l’homme devant l’existence. La spéculation métaphysique y trouve son origine, tandis que l’interrogation de chacun sur le sens à donner à sa propre existence déploie l’éventail des choix éthiques, esthétiques et religieuses possibles.L’ancienne raison métaphysique tendait à déduire le devoir-être humain de démonstrations abstraites, assises sur la différenciation de l’essence et de l’existence. Les philosophies modernes ont, au contraire, souligné le caractère premier et non médiatisable de l’existence, s’attachant à décrire la confrontation angoissante de l’homme avec les temps et la mort. L’époque présente apparaît partagée entre une réévaluation critique du questionnement métaphysique et une aspiration diffuse à retrouver les conditions d’un art de vivre dont les sagesses philosophiques de l’Antiquité avaient fait leur idéal.Rien de tout cela ne saurait être compris sans une appréhension précise et informée des grandes problématiques qui ont traversé l’histoire de la philosophie : distinction de l’essence et de l’existence, preuves de l’existence de Dieu, articulation du concept et de l’existence, signification de la liberté, fondement de la finitude…Le grand mérite de cet ouvrage est d’introduire son lecteur à la réflexion spécifiquement philosophique sur la plus vive et inévitable question que puisse se poser l’être humain.Ce livre s’adresse aux étudiants de philosophie de premier et second cycles, aux élèves des classes préparatoires aux grandes écoles, aux candidats aux concours de recrutement et aux professeurs de philosophie, mais concernera aussi tous ceux qui veulent pendre la mesure de l’effort de la raison humaine pour répondre, avec ses seules ressources, à son plus grand défi.Laurent Cournarie, agrégé de philosophie, enseigne en Première Supérieure au lycée Saint-Sernin de Toulouse.
Être, essence, existence. L’immédiat de l’existence. Le nouveau concept d’une antique question. La difficile médiation du concept. Le primat métaphysique de l’essence. L’imparfaite existence. L’être et l’existence. De l’existence à l’existant. Comment exister ? Penser l’existence. Le phénomène de l’existence. Analytique de l’existence. L’absolu de la finitude. L’existence et la vie. Le sens de l’existence contre la sagesse de la vie. Le phénomène existentiel de la vie.

Le terme d’existence en soi est ambigu, il recouvre de multiples sens. Dans le langage trivial il désigne le fait d’être, d’être de manière réelle, il est ainsi utilisé dans un usage tout aussi indéterminé chez beaucoup de philosophes comme équivalent au terme d’ être . En métaphysique, notamment chez Thomas d’Aquin, il forme avec le terme d’ essence  un couple complémentaire, l’essence serait les idées des choses, ce qu’elles sont  en soi  et l’existence le fait d’être dans la réalité, d’avoir été créées pour les croyants. Cependant, au sens étymologique,  existence  possède une signification plus précise. En ce dernier sens,  existence  ne pourrait s’appliquer qu’à l’homme proprement dit, et nullement aux simples choses : seul l’homme existe. C’est en ce sens que l’existentialisme et Jean-Paul Sartre usent de ce terme. Ainsi l’existence est-elle quelque chose d’immédiat, qui constitue le commencement de tout.

En ce sens, l’existence est le simple fait d’être, l’être conçu sans détermination aucune, sans prédicat, sans rien : l’être commence par l’indétermination de l’existence, indétermination du fait d’être pur et simple. L’existence est immédiatement connue, car l’existence précède l’essence. La connaissance de ce qu’est l’existence est ainsi issue originellement de l’existence même. Chacun aurait donc un savoir immédiat de l’immédiat. Si l’existence est connue par un moi, l’existence des choses peut-elle en être déduite ? L’existence est-elle immédiatement connue par notre conscience ?

L’existence est-elle un objet de connaissance ? Au sein de cette dernière distinction, on peut estimer que la philosophie a traditionnellement choisi l’être au détriment de l’existence, ce qui se traduit par la formulation d’Aristote : L’objet éternel de toutes les recherches présentes et passées, le point toujours en suspens : qu’est-ce que l’être ? Revient à demander qu’est-ce que la substance ? Mais le problème est toujours le même : comment une essence suprême peut-elle poser hors d’elle quelque chose de contingent et d’inférieur, l’existence ?

Face à ces problèmes, on peut vouloir penser l’existence d’une manière autonome, indépendamment de l’essence. C’est le renversement existentiel de la métaphysique : le fait d’exister devient le point de départ de la pensée, ce qui donne sens véritablement à notre expérience. Mais l’existence est aussi ce qui est individuel, et par conséquent elle relève non du savoir sur ce qui est, mais de la subjectivité. Or, c’est cet aspect de l’existence qu’ignore la spéculation métaphysique, à laquelle s’opposent les philosophies qui partent de l’individu, de sa liberté et de ses choix de vie. Heidegger, l’angoisse, à la différence de la peur, n’a pas d’objet réel identifiable dans l’expérience. La peur peut être combattue par l’emploi de moyens de protections contre un danger bien identifié. L’angoisse, au contraire, n’ayant aucun objet, est une angoisse de rien, et sa source est par conséquent l’existant lui-même qui a à être de manière authentique.

Mais cette liberté ne peut être son propre fondement, car il y a une facticité originaire de la liberté qui en révèle donc la finitude insurmontable. On sait que, vers la fin de sa vie, Mozart a écrit une symphonie qui n’a jamais été jouée et dont le manuscrit a été perdu. Cette symphonie existe-elle encore aujourd’hui  quelque part , ou est-elle néant absolu ? Le concept d’existence a connu un renouvellement important grâce aux développements de la logique mathématique avec Frege que Russell a ensuite repris et développé dans un célèbre article On Denoting. Pour Frege affirmer l’existence d’un objet ne consiste pas à lui attribuer une nouvelle qualité ou prédicat. Dire d’un objet qu’il existe n’est donc nullement une prédication selon Frege mais revient à affirmer que l’ensemble des objets qualifiés de  montagne d’or  n’est pas vide.

Michel Blay, Dictionnaire des concepts philosophiques, Larousse, 2013, 880 p. Emmanuel Levinas, Théorie de l’intuition dans la phénoménologie de Husserl, J. Histoire de la philosophie , 2010, 223 p. Emmanuel Levinas, En découvrant l’existence avec Husserl et Heidegger, J. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 28 juillet 2018 à 10:11. Cet article présente des problèmes multiples.