L’hôpital, un monde sans pitié PDF

Cet article est une ébauche concernant un hôpital et Paris. Ce site est desservi par les stations de métro Saint-Marcel et Chevaleret. L’hospital de la Salpeterière sur le plan de Jouvin de Rochefort, en 1672. L’hôpital, un monde sans pitié PDF’hôpital de la Salpétrière sur le plan de Vaugondy, en 1760.


Quiconque a déjà franchi le seuil d’un hôpital sait qu’on ne s’y sent plus tout à fait un être humain. Dix ans après l’adoption de la loi sur les droits des malades, le bilan reste effrayant : attente interminable, opacité, désinformation, brancards à la chaîne dans les couloirs, multiplication des maladies nosocomiales, erreurs de diagnostics, mépris de l’intimité des malades, soins express… « Manque abyssal de moyens humains et financiers », nous rétorque-t-on sans cesse. Mais est-ce une explication suffisante ? Une analyse écrite au scalpel, savamment étayée et saisissante de la situation des établissements de santé en France.

Libéral Bruant la construction d’un hôpital à l’emplacement du petit arsenal, où l’on fabriquait la poudre pour les munitions, surnommé la  Salpêtrière . En 1684, on ajouta une maison de force pour loger les femmes, ce qui fit de la Salpêtrière un lieu de concentration, de répression et de détention pour femmes. La supérieure de la Salpêtrière, en général une femme proche des milieux parlementaires jansénistes, était également l’éminente de l’Hôpital général. Jusqu’à la Révolution, la Salpêtrière n’eut aucune fonction médicale : ses malades étaient envoyées à l’Hôtel-Dieu. Conduite des filles de joie à la Salpêtrière par Jeaurat, 1755.

Inauguration des nouveaux bâtiments de la Pitié-Salpêtrière le 19 mars 1913. Les deux hôpitaux fusionnèrent en 1964. Ils forment aujourd’hui l’hôpital Pitié-Salpêtrière, faisant partie du groupement hospitalier Pitié-Salpêtrière—Charles-Foix depuis 2012. Jean-Martin Charcot l’un des fondateurs de la neurologie et le médecin le plus célèbre de l’hôpital, tableau Une leçon clinique à la Salpêtrière. Pinel délivrant les aliénés à la Salpêtrière en 1795 par Tony Robert-Fleury.