L’Histoire et les Historiens de l’Italie PDF

Pendant l’assemblée des l’Histoire et les Historiens de l’Italie PDF, Athéna plaide en faveur du retour d’Ulysse. Calypso le retient en effet depuis trop longtemps.


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extrait:
Ce moment est grave pour l’Italie, les paroles prononcées à Turin, à Londres et à Paris ne sont pas tombées à terre sans retentir dans le grand vide de l’existence politique des Italiens, et le vide est sonore. La diplomatie, qui a jeté le brandon, paraît vouloir l’éteindre  ; mais on ne peut ressaisir le trait qu’on a lancé. Un proverbe arabe dit  : «  Le mot que je n’ai pas articulé est mon esclave, celui que j’ai prononcé est mon maître.  » En de telles circonstances, il n’est pas inutile d’entretenir les Italiens de leur histoire. Le passé n’est point le présent sans doute, mais il y a toujours du passé dans le présent, et l’Italie est encore, à beaucoup d’égards, plus qu’elle ne le croit peut-être elle-même, ce qu’elle a été  ; il est important qu’elle le sache, pour éviter dans l’avenir les malheurs qui remplissent ses annales. L’Italie a eu deux grands malheurs, elle a été divisée et envahie. Un double danger la menacera toujours, le morcellement à l’intérieur, et au dehors l’influence de l’étranger, qui amène sa domination. C’est contre ce double péril qu’elle doit être mise en garde par son histoire. Elle peut y lire aussi à chaque page un autre avertissement, et celui-ci est donné par les annales de tous les peuples qui ont cessé d’êtres libres  : c’est que la démocratie, si elle ne sait se contenir et se gouverner, prépare le chemin à la tyrannie. De là résulte pour l’Italie la nécessité de se contempler dans son passé. Les publications historiques ont donc pour elle aujourd’hui un autre intérêt que celui de la curiosité, une autre importance que celle de l’érudition. De là peut-être aussi une certaine opportunité à rendre compte d’une entreprise laborieusement poursuivie, d’un recueil qui contient, sous la forme de chroniques et de documens, plus d’un conseil salutaire et plus d’une utile leçon. Parmi les publications historiques que l’Italie a vu naître depuis quelques années[1], il n’y en a point de plus importantes que les Archives historiques italiennes, publiées à Florence par M. Vieusseux. M. Vieusseux a deux fois été le centre d’une entreprise littéraire qu’animait le patriotisme. La première fut l’Antologia italiana, qui, adoptée par l’opinion, a inquiété le pouvoir, et dont le succès a amené la suppression. Se réfugiant dans le passé, qu’il n’est donné à personne de supprimer, M. Vieusseux et les hommes distingués dont son activité était le lien entreprirent les Archives historiques italiennes, qu’ils ont conduites jusqu’au-delà du quarantième volume. Ce zèle soutenu et désintéressé ne surprendra personne, car on connaît les sentimens généreux et l’énergie persévérante de M. Vieusseux, l’un des meilleurs citoyens que l’Italie renferme aujourd’hui dans son sein.

Athéna se rend ensuite à Ithaque. Elle exhorte Télémaque, le fils d’Ulysse, à refouler les prétendants hors de chez lui. Elle lui conseille de partir rechercher des nouvelles de son père chez Nestor, puis chez Ménélas, le mari d’Hélène. Au cours de l’assemblée qu’il a réunie, Télémaque exige sans succès que les prétendants s’en retournent chez eux. Il part ensuite à Pylos et à Sparte à l’insu de sa mère. Télémaque et Athéna sont accueillis par Nestor. Ce dernier leur narre le retour des grecs et demande ensuite à son fils Pisistrate d’accompagner Télémaque à Sparte chez Ménélas.

Pisistrate et Télémaque sont très bien reçus par Ménélas. Ce dernier leur raconte son retour de Troie. En Egypte, grâce à la capture de Protée aux multiples formes, il a appris que son frère Agamemnon était mort et qu’Ulysse était retenu dans une île par la nymphe Calypso. Pendant ce temps-là, les prétendants préparent une embuscade pour se débarrasser de Télémaque. Pénélope rêve d’un fantôme qui lui annonce que son fils est vivant. Zeus rassemble de nouveau les dieux.

Hermès transmet à Calypso le message de Zeus : elle doit libérer Ulysse. Mais Poséidon, irrité, détruit le radeau d’Ulysse. Ulysse réussit à atteindre une plage et tombe d’épuisement sur cette côte de Phéacie. Nausicaa, la fille du roi Alkinoos, rêve. Dans ce songe, Athéna lui conseille d’aller laver son linge avec sa suite.

Le bruit des jeunes filles réveille Ulysse. Ce dernier reçoit des vêtements et de la nourriture, et accompagne ensuite la fille du roi en ville. Ulysse implore la reine Arété et lui raconte la manière dont il a obtenu les habits qu’il porte. Le roi l’accueille auprès de lui.

Le lendemain, le roi réunit l’assemblée. On apprête un navire pour le retour de l’étranger. Le citharède Démodocos chante la captivité d’Aphrodite et d’Arès, puis l’épisode du cheval de bois et la prise de Troie. Ulysse pleure et cache sa tristesse.

Alkinoos l’interroge sur les raisons de ses larmes et sur l’histoire de sa vie. Ulysse commence à raconter son histoire. Après la chute de Troie, il combat les Kikones, échappe au territoire de l’oubli des Lotophages, et aveugle ensuite le cyclope Polyphème, provoquant ainsi l’ire de Poséidon. Eole renvoie Ulysse et ses compagons chez eux. Mais l’équipage ouvre une outre donnée par Eole. Retour chez Eole qui les chasse. Les Lestrygons détruisent toute la flotte à l’exception du vaisseau d’Ulysse.