L’impossible neutralité : Autobiographie d’un historien et militant PDF

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s’engage dans l’armée de l’air et est nommé l’impossible neutralité : Autobiographie d’un historien et militant PDF bombardier naviguant. Howard Zinn est issu d’une famille juive immigrée installée à Brooklyn.


Je peux comprendre que ma vision de ce monde brutal et injuste puisse sembler absurdement euphorique. Mais pour moi, ce que l’on disqualifie comme tenant de l’idéalisme romantique ou du vœux pieux se justifie quand cela débouche sur des actes susceptibles de réaliser ces vœux, de donner vie à ces idéaux.La volonté d’entreprendre de tels actes ne peut se fonder sur des certitudes mais sur les possibilités entrevues au travers d’une lecture de l’histoire qui diffère de la douloureuse énumération habituelle des cruautés humaines. Car l’histoire est pleine de ces moments où, contre toute attente, les gens se sont battus ensemble pour plus de justice et de liberté, et l’ont finalement emporté – pas assez souvent certes, mais suffisamment tout de même pour prouver qu’on pourrait faire bien plus. Les acteurs essentiels de ces luttes en faveur de la justice sont les êtres humains qui, ne serait-ce qu’un bref moment et même rongés par la peur, osent faire quelque chose. Et ma vie fut pleine de ces individus, ordinaires et extraordinaires dont la seule existence m’a donné espoir. On peut lire cette autobiographie comme le troisième volet d’un triptyque dans lequel l’auteur déplace son point de vue sur le projet d’une  » macro-histoire par le bas  » : remettre le plus grand nombre, avec son quotidien et ses idéaux, à sa place d’acteur principal de l’Histoire.Témoin des événements majeurs de la vie américaine depuis les années 1930, Howard Zinn reste l’inlassable défenseur de la désobéissance civile et de l’action directe non violente au cour du mouvement des droits civiques et contre la guerre du Vietnam. Professeur émérite à la Boston University, il est notamment l’auteur d’Une histoire populaire des États-Unis, du recueil d’essais  » Nous, le Peuple des États-Unis…  » et de la pièce de théâtre Karl Marx, le retour.

Son père, Eddie Zinn, né en Autriche-Hongrie, avait émigré aux États-Unis avec son oncle Samuel peu avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Zinn fut intégré dans le département de science politique de l’Université de Boston en 1964. Ses cours consacrés aux libertés publiques figuraient, avec 400 inscrits chaque semestre, parmi les plus populaires de toute l’université alors même qu’ils étaient facultatifs. Il enseigna 24 ans à Boston avant de prendre sa retraite en 1988. Lors de ses années d’enseignement au Spelman College d’Atlanta, Howard Zinn prend une part active au mouvement des droits civiques. Bien que professeur titulaire, Zinn fut renvoyé en juin 1963, après avoir pris parti pour les étudiantes qui avaient défié la formation traditionnellement dispensée à Spelman en participant aux manifestations contre la ségrégation raciale dans les lieux publics d’Atlanta.

Alors qu’il était à Spelman, Zinn a relevé trente violations des premier et quatorzième amendements de la constitution américaine à Albany, Géorgie, comprenant la liberté d’expression, la liberté d’assemblée et l’égalité devant la loi. Zinn a beaucoup écrit au sujet de la lutte pour les droits civiques, à la fois en tant qu’acteur et historien. En 1961, il a arrêté l’enseignement durant une année afin d’écrire SNCC: the New Abolitionists et The southern mystique. Par conviction antifasciste, Zinn avait volontairement rejoint l’Air Force durant la Seconde Guerre mondiale. D’après Zinn, son expérience en tant que bombardier, combinée à ses recherches sur la cause et les effets du bombardement de Royan, l’ont sensibilisé aux dilemmes moraux associés à toute intervention armée mais surtout aux atrocités commises au nom de la défense d’intérêts militaires incertains. Zinn fut chargé durant la guerre du Viêt Nam d’une mission diplomatique en compagnie du chanteur activiste et prêtre jésuite Daniel Berrigan.

Zinn est resté ami avec les frères Dan et Philipp Berrigan bien après cet épisode. Lors du conflit, Daniel Ellsberg, un ancien analyste de la RAND Corporation, fournit à Howard et Roslyn Zinn un rapport gouvernemental américain secret sur la guerre du Viêt Nam, connu sous le nom de Pentagon Papers. En 1989, il reconnut cependant dans les colonnes du Washington Post que la publication des Pentagon Papers ne nuisaient pas à la sécurité nationale. Zinn a soutenu le mouvement anti-guerre des soldats vétérans durant la guerre du Viêt Nam. Zinn a également écrit durant ses années bostoniennes le premier livre à demander le retrait des troupes américaines du Viêt Nam.

Vietnam: the logic of withdrawal fut publié dès 1967, sur la base d’articles précédemment parus dans Commonweal, The Nation, The Register-leader et Ramparts. Dans les années 2000, Zinn s’est opposé à l’invasion et à l’occupation de l’Irak. Article détaillé : Une histoire populaire des États-Unis. Estimant que le point de vue traditionnellement adopté par les ouvrages d’histoire de États-Unis était assez limité, Zinn décida à la fin des années 1970 de rédiger lui-même un ouvrage sur ce thème afin de renouveler la perspective sur l’histoire de son pays. Toutefois précisent-ils :  Zinn est un héritier ambigu de cette nouvelle histoire sociale. L’attention qu’il a pour la politique des États fait de lui un historien atypique de cette nouvelle histoire sociale.

Une histoire populaire est le fruit de cette histoire sociale, mais demeure une tentative d’articuler toutes les composantes entre elles dans un projet d’interprétation d’ensemble. Matt Damon, qui fait référence au livre dans le film Will Hunting. En 2004, Zinn a publié Voices of A People’s History of the United States avec Anthony Arnove. Zinn a également collaboré à la création d’une série documentaire produite par Alvin H.

Perlmutter, elle aussi baptisée Une histoire populaire des États-Unis. La pièce suivante, Emma, s’inspire de la vie d’Emma Goldman, une anarchiste du début du siècle. Marx sur terre de nos jours, non pas à Soho dans Londres comme il le pensait, mais, suite à une erreur bureaucratique, dans Soho, le quartier New Yorkais, au cœur de l’Amérique du libéralisme triomphant. The People Speak inspirée par son best-seller Une histoire populaire des États-Unis. De 1492 à nos jours, Agone, coll. Karl Marx, le retour, Agone, 2002.