L’incendie : L’Allemagne sous les bombes 1940-1945 PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Le Cap Arcona était un paquebot allemand de grand luxe dont l’histoire est liée à l’une des l’incendie : L’Allemagne sous les bombes 1940-1945 PDF grandes tragédies maritimes de la Seconde Guerre mondiale. Hamburg-Süd, un des principaux armateurs allemands, surtout concentré sur les lignes entre Hambourg, l’Europe du nord et l’Amérique du Sud.


Le bombardement des villes allemandes, durant la Seconde Guerre mondiale, est un fait unique dans l’Histoire. Pendant quatre ans, pratiquant la stratégie de la terreur décidée par les Alliés, les 2000 avions du Bomber Command ont écrasé sous un déluge de feu plus de 1000 villes et villages. Ils tuèrent plus de 600000 civils dont 76000 enfants, détruisant irrémédiablement, et sans aucune utilité militaire, des cités qui dataient du Moyen Age. Ce fut la plus grande catastrophe qu’ait connue l’Allemagne depuis la guerre de Trente Ans. L’historien Jörg Friedrich nous offre aujourd’hui l’œuvre qui manquait sur cette campagne d’anéantissement. Se fondant sur de très nombreuses sources, il décrit l’évolution et le perfectionnement des bombes, leur action destructrice au sol, l’expérience traumatisante vécue par la population réfugiée dans les bunkers et les caves, la mort provoquée par l’élévation subite de la température, l’effet de souffle et les gaz incendiaires, mais aussi la disparition d’un héritage culturel d’une incommensurable richesse. Avec ce livre est enfin comblée une surprenante lacune de la mémoire du XXe siècle.

Ce vapeur servit aussi bien à des croisières de luxe qu’à l’émigration, principalement vers l’Amérique du Sud. Le navire fut réquisitionné par la Kriegsmarine le 25 août 1939. Un film allemand de propagande nazie, Titanic, y fut tourné en 1942-1943. En 1944, il reçut l’ordre de transporter des civils et des soldats entre Gotenhafen et Copenhague, mais ses turbines tombant en panne, il fut remorqué et réparé dans un chantier naval scandinave. Les commandants du Cap Arcona, Heinrich Bertram, et du Thielbek, John Jacobsen, sont informés des projets nazis le 18 avril.

Jacobsen est déchu de son commandement le 19. L’officier SS Gehrig ordonne au capitaine de l’Athen, Fritz Nobmann, d’embarquer 2 300 déportés accompagnés de 280 SS et kapos et de les transférer au Cap Arcona, ancré à 4 km au large. Nobmann refuse, puis menacé de mort, s’exécute. Mais le commandant Bertram refuse le transbordement et l’Athen doit repartir au port. En plusieurs voyages jusqu’au 30 avril, 6 500 déportés et 600 gardes sont amenés sur le Cap Arcona, où ils survivent dans des conditions atroces. On compte plusieurs dizaines de morts chaque jour.

Le 3 mai, des chars britanniques arrivent dans la ville et un avion de reconnaissance repère les navires. Deux officiers britanniques écoutent le rapport terrifiant de la Croix-Rouge et promettent d’agir, mais il est trop tard pour détourner l’attaque lancée par la RAF. Le 4 mai, les Alliés libèrent donc un camp de Neuengamme vide, bien qu’il ait reçu 106 000 déportés à partir de 1938. Réarmement de roquettes hautement explosives RP-3 sur un Hawker Typhoon. Cap Arcona au moment de son naufrage. Positions des trois navires dans la baie de Neustadt le 3 mai 1945. Le capitaine de ce dernier accostait alors son navire contre le quai de Neustadt et déployait un drapeau blanc, ce qui sauva 1 998 personnes.

Deutschland IV était ancré et était en train d’être converti en navire-hôpital. Chasseur-bombardier Hawker Typhoon Mark IB armé de 4 canons Hispano Mark. Le Cap Arcona embrasé peu après les attaques aériennes. La seconde attaque vint du 198th Squadron basé à Plantlünne dirigé par le colonel  Johnny  Baldwin. Beaucoup de survivants, essayant de nager jusqu’à la plage, furent abattus dans l’eau par les canons des Hawker volant en rase-mottes et tournant autour des bateaux :  RAF Pilot Allan Wyse of No. Mémorial international des déportés victimes du Cap Arcona et du Thielbek dans le cimetière d’honneur à Neustadt en Holstein. 314 déportés et 2 membres d’équipage furent sauvés.