L’influence de l’odeur des croissants chauds sur la bonté humaine : et autres questions de philosophie morale expérimentale (essai français) PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. La Liseuse de Fragonard, vers 1770, conservée à la National L’influence de l’odeur des croissants chauds sur la bonté humaine : et autres questions de philosophie morale expérimentale (essai français) PDF of Art, Washington.


Vous trouverez dans ce livre des histoires de criminels invisibles, de canots de sauvetage  qui risquent de couler si on ne sacrifie pas un passager, des machines à donner du plaisir que personne n’a envie d’utiliser, de tramways fous qu’il faut arrêter par n’importe quel moyen, y compris en jetant un gros homme sur la voie.
Vous y lirez des récits d’expériences montrant qu’il faut peu de choses pour se comporter comme un monstre, et d’autres expériences prouvant qu’il faut encore moins de choses pour se comporter quasiment comme un saint : une pièce de monnaie qu’on trouve dans la rue par hasard, une bonne odeur de croissants chauds qu’on respire en passant.
Vous y serez confrontés à des casse-tête moraux. Est-il cohérent de dire : « ma vie est digne d’être vécue, mais j’aurais préféré de ne pas naître » ? Est-il acceptable de laisser mourir une personne pour transplanter ses organes sur cinq malades qui en ont un besoin vital ? Vaut-il mieux vivre la vie brève et médiocre d’un poulet d’élevage industriel ou ne pas vivre du tout ?
Cependant, le but de ce livre n’est pas de montrer qu’il est difficile de savoir ce qui est bien ou mal, juste ou injuste. Il est de proposer une sorte de boîte à outils intellectuels pour affronter le débat moral sans se laisser intimider par les grands mots (« Dignité », « vertu », « Devoir », etc.), et les grandes déclarations de principe (« Il ne faut jamais traiter une personne comme un simple moyen », etc.).
C’est une invitation à faire de la philosophie morale autrement, à penser l’éthique librement.

Le roman est un genre littéraire, caractérisé essentiellement par une narration fictionnelle. La place importante faite à l’imagination transparaît dans certaines expressions comme  C’est du roman ! Depuis son apparition, le genre romanesque a connu de nombreuses évolutions formelles et mises en question, aussi bien dans sa réception publique que du fait des écrivains. Histoire et aussi avec la généralisation de l’apprentissage de la lecture par l’école et la diffusion imprimée.

Toute tentative de définition satisfaisante du roman est étroitement liée à l’identification de ses origines. Ainsi, nombreux sont les théoriciens du roman qui ont cherché à appuyer leurs théories génériques sur des théories étymologiques. Voilà pourquoi une entrée satisfaisante pour tenter de définir le terme de roman peut se trouver dans l’origine même de ce mot. Au Moyen Âge, l’usage du latin se restreint aux textes écrits tandis que les communications orales se font en langue romane.

Le latin n’étant connu que d’une minorité de la population, constituée essentiellement de religieux et de lettrés, il faut alors transcrire ou écrire en langue romane certains textes afin de les rendre accessibles à un public plus large. Le terme se met à désigner progressivement un genre littéraire à part entière. Le terme commence alors à se rapprocher de son sens moderne, celui de récit fictif à épisodes centré autour d’un ou de plusieurs personnages. Le roman a tout d’abord été le récit d’une aventure fantastique, comprenant un personnage idéal vivant une aventure idyllique elle-même. Les livres étaient au début destinés aux nobles et non au peuple.

Les romans de Chariton, d’Achille Tatius ou d’Héliodore d’Émèse sont les principaux représentants du genre à nous être parvenus. Les commentateurs des premiers siècles apr. Métamorphoses attribuées à Apulée ou le Satyricon attribué à Pétrone. Bien que novateur et original, il puise pourtant de nombreux motifs dans les genres littéraires qui l’ont précédé. La rupture littéraire amorcée par l’apparition du nouveau genre de la poésie lyrique ne doit pas pour autant masquer une large continuité dans les thèmes et les motifs évoqués par le roman.

Cependant, le romancier ne reprend pas ces thèmes à l’identique, très souvent il les réactualise, les modifie et les dramatise. Mais surtout, il substitue une nouvelle figure à celle du poète amoureux. Le modus operandi de la séduction évolue : la femme ne se séduit plus par des paroles et des chansons mais par des actions. Le héros de la chanson de geste tient ses traits du héros épique. Il est vaillant, brave, il sait manier les armes, il allie la franchise à la loyauté et à la générosité.

Au-delà des thèmes et des motifs exploités, les sujets traités par le roman se caractérisent par leur originalité et leur diversité. Bretagne, la plus féconde, a inspiré tous les romans dits  arthuriens . Le Roman de la Rose, miniature du Maître du Roman de la Rose de Vienne tirée d’un manuscrit des années 1430, ÖNB, Cod. Deux raisons peuvent expliquer cette tendance. D’une part, la prose augmente probablement la crédibilité des aventures racontées, par assimilation à la fiabilité des textes juridiques.