L’Insurrection qui repart ?: Lettre ouverte à ceux qui ne veulent pas tout brûler… PDF

Georges Cadoudal, peinture de Paul Amable Coutan, 1827. Royal Standard of King Louis XIV. Fils de paysans aisés, charismatique et doué d’une force herculéenne, Cadoudal est d’abord partisan de la Révolution française. De retour dans le Morbihan, Cadoudal prend le commandement des troupes de L’Insurrection qui repart ?: Lettre ouverte à ceux qui ne veulent pas tout brûler… PDF qui se forment dans le pays d’Auray.


Vouloir que l’insurrection redémarre ou au contraire la mettre à distance. Qu’elle s’éloigne et reparte, et avec elle toutes les formes de division. « L’Insurrection qui repart ? » est bel et bien une question à double entrée.

Dans un ouvrage vivant et satirique, Églantine de la Proprette nous invite de façon pétillante à questionner et à moquer l’intention révolutionnaire en pastichant la forme et le fond d’une pensée apocalyptique.

Pourtant, l’urgence est grande. La fin de l’Europe. Les guerres. Les attentats. Les inégalités et les injustices d’une société de plus en plus fracturée. La violence économique. Une politique aux ordres des puissants. C’est le temps du repli sur soi. Des haines. Dans le cœur des hommes, la colère gronde. La colère et la douleur.

Oui, le monde va mal. Mais faut-il pour autant le détruire ? À cette injonction terrible, l’auteure de « L’Insurrection qui repart ? » tente une autre voie. Refuser d’être pris en otage par des idéologies morbides et suicidaires, réenchanter le monde : voilà ce à quoi l’époque nous oblige. Oeuvrer aux conditions nécessaires pour bien vivre ensemble. Apaiser. Faire au fond que le politique ne soit pas la fin de la route…

Il refuse de signer le traité de la Mabilais et de reconnaître la République. Commandant en chef de l’armée catholique et royale du Morbihan, Cadoudal prend le contrôle de presque toutes les campagnes du département tandis que les Républicains ne conservent plus que les villes. Après avoir signé un traité, il refuse le grade de général dans l’armée républicaine et s’oppose au premier consul Napoléon Bonaparte. Jugé avec le général Moreau, Cadoudal est condamné à mort le 11 juin et guillotiné à Paris le 25 juin 1804 avec onze autres royalistes. Sa famille est anoblie par Louis XVIII et il est fait Maréchal de France à titre posthume. La maison natale de Cadoudal, à Auray. Louis XVIII datée du 16 décembre 1815 avec pour blason  D’argent à la croix engrêlée de sable .

Dans un premier temps, Cadoudal et les collégiens de Vannes se montrent favorables à la Révolution française. Cependant, l’engouement révolutionnaire de Cadoudal et de ses condisciples diminue fortement par la suite. La Constitution civile du clergé et les persécutions contre le Clergé réfractaire à partir de 1791 marquent la rupture avec la Révolution. La déroute de Cholet, huile sur toile de Jules Girardet, 1883. En juin 1793, Georges Cadoudal rejoint l’armée vendéenne à Chalonnes-sur-Loire, peu de temps après la bataille de Saumur.

Pendant la suite de la guerre, Cadoudal prend part aux batailles livrées par la division de Bonchamps, la meilleure de l’armée vendéenne. Mais finalement à la suite de l’arrivée de l’Armée de Mayence, les Républicains contre-attaquent et remportent le 16 octobre 1793 une victoire décisive lors de la deuxième bataille de Cholet. Acculés sur la Loire, les Vendéens, désormais commandés par Henri de La Rochejaquelein, secondé par Jean-Nicolas Stofflet, n’ont d’autre choix que de traverser le fleuve au nombre de 20 000 à 30 000 soldats, accompagnés de dizaines de milliers de non-combattants, femmes et enfants. Après cette victoire, Georges Cadoudal repart dans le Morbihan recruter des renforts.

Cependant les Vendéens et les Chouans ne parviennent pas à prendre le port de Granville et sont refoulés. Cependant après le passage des Vendéens, les troubles s’étendent au nord de la Loire et finissent par gagner le Morbihan. Château de Brest, dessin de Pierre Ozanne. Mais la ferme de Kerléano, signalée comme un refuge de prêtres réfractaires et de déserteurs, est investie le 30 juin 1794 par une dizaine de soldats républicains à la suite de la dénonciation, semble-t-il d’un voisin, Pierre Le Moing.

Les prisonniers sont enfermés dans les cachots d’Auray sous motif de  projets contre-révolutionnaires . Le 25 juillet, le représentant Prieur de la Marne donne l’ordre de conduire les prisonniers sur Brest afin d’y être jugés. Article détaillé : Armée catholique et royale du Morbihan. Après son retour dans le pays d’Auray, Cadoudal sollicite une réunion des chefs morbihannais et de La Boudonnaie, général en chef du Morbihan qui vient de remplacer Joseph de Boulainvilliers de Croÿ, afin de compléter l’organisation de la division et d’en désigner un chef. Article détaillé : Traité de la Mabilais. Cependant le régime de la Terreur a pris fin et certains chefs chouans se montrent sensibles aux propositions de paix républicaines. Articles détaillés : Bataille de Grand-Champ, Bataille de Saint-Bily et Bataille de Floranges.

1795, D’Allègre de Saint-Tronc, regagne le Morbihan où il informe les chefs chouans de l’imminence du débarquement. Cependant Lazare Hoche n’est pas dupe et est persuadé que les Chouans jouent un double-jeu. Il écrit une lettre en ce sens au conseil du Morbihan, mais Ballé, son émissaire, est capturé le 23 mai par les Républicains. Les courriers saisis apportent la preuve aux yeux des Républicains du double-jeu des Chouans.