L’Intendance de Soissons à la fin du XVIIe siècle : Edition critique du mémoire PDF

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Portrait de Choiseul par Louis-Michel Van Loo. Sujet du duc Léopold Ier de Lorraine, Étienne-François reçoit les prénoms du fils du duc. Le souverain – qui fit l’admiration de Voltaire – meurt en 1729 et le prince François-Étienne lui succède. Ayant épousé l’archiduchesse Marie-Thérèse, fille aînée de l’empereur, l’ex-duc de Lorraine sera élu empereur en 1745. Le 22 décembre 1750, Choiseul épousera Louise Honorine Crozat, fille de Louis François Crozat, et petite-fille d’Antoine Crozat, première fortune de France sous Louis XIV. François participe aux campagnes de Bohême en 1741 et d’Italie, notamment la bataille de Coni, pendant la guerre de Succession d’Autriche, dans le régiment de Navarre.

Brièvement bailli des Vosges, il devient en juillet 1753 maréchal de camp en Flandre, sous les ordres du prince de Soubise. Il doit y cimenter la nouvelle alliance entre la France et l’Autriche, et y parvient par un traité, assorti de la promesse d’un mariage entre le Dauphin, futur Louis XVI, et l’archiduchesse Marie-Antoinette. Près d’une centaine de courriers des généraux français lui seront destinés durant les quinze mois de son ambassade. Armoiries de la Maison de Choiseul. Louis XV et la cour à propos de l’influence de la marquise de Pompadour. Depuis la mort de Fleury en 1743, la France semble en crise de direction politique et déchirée par les luttes de factions. Rapidement, Choiseul met fin à l’effondrement de l’autorité royale.

En politique étrangère, il considère que les deux premiers traités franco autrichiens furent très mal négociés et négocie un renouvellement du traité de Versailles entre la France et l’Autriche, prévoyant de s’assister réciproquement et de ne faire la paix que d’un commun accord. En 1766, il reprendra les Affaires étrangères, Choiseul-Praslin héritant la Marine. La politique de Choiseul se fait en deux périodes: il se concentre sur l’effort de guerre et les moyens d’en sortir entre 1758 et 1762, puis entre 1762 et 1770 sur la rénovation de la politique étrangère, la reconstruction d’une flotte susceptible de rivaliser avec l’Angleterre et la modernisation de l’armée. Les canons et les fusils vont être transformés, c’est la réforme de Gribeauval. François de Choiseul, Madame de Brionne et l’abbé Barthélemy par Jacques Wilbaut, Getty Center. Choiseul progressivement à partir de la mort de madame de Pompadour, dut utiliser de manière permanente son habileté à maintenir son pouvoir et son influence sur Louis XV, tant celui-ci était l’objet de stratégies concurrentes pour supplanter l’influence du ministre.

Bien entendu, ce fut par le moyen de la faveur royale que les coteries et autres clans investissaient en utilisant le moyen d’intrigantes rêvant pour la plupart à un destin similaire à celui de madame de Pompadour. La ville ne pense pas autrement . Cour, décide du choix des ministres, commande aux armées, oriente la diplomatie. Ses châteaux et ses fêtes ruinent le royaume, elle vend des régiments et des places de fermiers généraux. La faveur du duc de Choiseul avait attiré tant de cousins, qui portaient son nom que, pour les distinguer, on leur avait donné des sobriquets : il y en avait un qu’on appelait « Choiseul bon-Dieu ». On importunait à outrance le maréchal de Belle-Isle pour faire avoir un régiment à ce cousin de son ennemi. L’autre stratégie déployée par Choiseul était de prévenir de manière raffinée les attaques d’intrigantes, jouets, pour la plupart, des diverses coteries de la cour de Versailles.

Ainsi l’affaire de madame d’Esparbès: Madame d’Esparbès de Lussan, parente de Mme de Pompadour d’une immoralité absolue, elle cédait à toutes ses fantaisies. Tu as couché avec tous mes sujets. Tu as eu le duc de Choiseul. Il a une si belle jambe ! Aumont qui n’a rien de tout cela ? Sire, il est si attaché à Votre Majesté !

Pompadour, le 15 avril 1764, Louis XV réserva à Mme d’Esparbès un appartement à Marly, un autre à Versailles, et l’on crut qu’elle allait devenir maîtresse déclarée. Le duc de Choiseul après la mort de madame de Pompadour, caressait l’espoir de placer auprès du roi sa sœur, la duchesse de Grammont, ou toute autre femme à leur dévotion. D’où la déconvenue et le ressentiment des Choiseul à l’égard de l’ascension de la nouvelle favorite Mme Du Barry, qui leur fit perdre une part d’influence auprès du roi. L’affaire d’Aiguillon-La Chalotais mécontente Louis XV sur l’orientation libérale de son ministre dont la pratique politique s’apparente à une cogestion implicite avec les adversaires de la monarchie absolue. La connaissance d’une négociation menée secrètement par Choiseul avec Charles III d’Espagne pour une reprise de la guerre contre l’Angleterre, guerre dont le roi ne veut pas, accélère la disgrâce du ministre à la fin de 1770. Si Mme de Pompadour eût été là, M. Le chancelier Maupeou, créature de Choiseul, sentant le vent tourner, se rapprocha du clan du Barry et dénonça au Roi la politique de soutien de Choiseul envers les parlementaires.