L’Isère en résistance 1939-1945 : L’espace et l’histoire PDF

Romans se situe à une vingtaine de kilomètres à l’ouest du massif du Vercors. Romans est placée sur la grande l’Isère en résistance 1939-1945 : L’espace et l’histoire PDF de passage naturelle, ouverte entre les Alpes et le Massif central.


Le 60e anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre, en ce mois de mai 2005, ravive les questions : comment cela s’est-il passé ? Où ? Qui était là ? Qu’ont-ils fait ? Si ces interrogations mêlent si étroitement l’espace au temps, c’est que la curiosité reste vive de connaître et garder à l’esprit, à travers la mémoire des lieux où l’on vit, les personnes, les situations et les faits de la période 1939 – 1945. Pourquoi ? Pour commémorer le soixantenaire ? Sans doute, mais d’autres raisons existent, plus profondes…

Romans bénéficia aussi du débouché de la vallée de l’Isère vers la mer Méditerranée. Le climat de Romans-sur-Isère est dit tempéré chaud. Des précipitations importantes sont enregistrées toute l’année à Romans-sur-Isère, y compris lors des mois les plus secs. La carte climatique de Köppen-Geiger y classe le climat comme étant de type Cfb.

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. La ville de Romans est née de la fondation en 838, près d’un gué sur l’Isère, d’une abbaye par Barnard, archevêque de Vienne. De Oliveira, fils du seigneur de Clérieux, et archevêque de Vienne. Autour de la collégiale Saint-Barnard, marchands et artisans s’installent et développent une puissante industrie du drap.

Sa renommée est importante pendant près de sept siècles. Dans ce climat d’insécurité, les chanoines décidèrent la construction d’un rempart. La tour Jacquemart, ancienne porte de l’Aumône, date de cette époque. Il fit ainsi reconstruire un pont plus solide et agrandir la collégiale Saint-Barnard. Mais la tutelle du chapitre devint de plus en plus pesante et les Romanais s’insurgèrent en 1280 : humiliés, les chanoines renoncèrent à la gouvernance de la cité. L’enrichissement et l’indépendance de la ville suscitèrent la convoitise du Dauphin, seigneur du Dauphiné, qui l’annexa en 1342.

L’acte, connu sous le nom de traité de Romans, fut signé dans la demeure du Dauphin, près du  Pont Vieux , suivi d’une cérémonie religieuse dans la collégiale Saint-Barnard. Durant la guerre de Cent Ans, la ville s’entoura d’un second rempart qui englobait les faubourgs : quartiers de la Presle, de la Pavigne et de Saint-Nicolas. Ce rempart commença à être abattu vers 1830. Des vestiges sont encore visibles : une tour rue des Remparts-Saint-Nicolas, les murailles du quai Sainte-Claire et du cimetière Saint-Romain. Proche-Orient et les riches marchands se firent alors construire des hôtels particuliers en style gothique flamboyant un peu partout dans la cité. En 1516, un riche et pieux marchand de Romans, Romanet Boffin, conçut dans la ville un chemin de Croix aboutissant au calvaire des Récollets. Romans dut essuyer une série de catastrophes : grands froids, grandes sècheresses, pestes, etc.

La Réforme progresse dans la région et les convertis sont nombreux à Romans. Au cours des deux siècles suivants, la ville stagna et l’industrie du drap disparut tandis qu’émergeaient la tannerie et la soie. Article détaillé : Couvent de la Visitation de Romans-sur-Isère. En 1680, le bourg qui s’était constitué sur l’autre rive de l’Isère, face à Romans, devint Bourg-de-Péage, communauté indépendante.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795. Après 1850, l’économie et la société romanaises subissent leur mutation majeure avec le développement de l’industrie de la chaussure pour laquelle travaillent, en 1914, 5 000 ouvriers et ouvrières, à l’origine d’un mouvement syndical puissant. Joseph Fénestrier impose la première marque de chaussure,  UNIC . La ville change : sa population atteint 10 000 habitants, les remparts sont démolis, les quais construits, le chemin de fer attire de nombreux ateliers de chaussures. Gambetta y prononce son célèbre :  Le cléricalisme, voilà l’ennemi ! Dans les années 1920, le maire socialiste Jules Nadi fait construire, à proximité de la route de Grenoble, une cité-jardin à vocation sociale.