L’Origine de l’art baroque à Rome PDF

Musées du Capitole, MC 1183 02. Après la chute de l’Empire, l’art romain se prolonge dans l’art byzantin et l’art chrétien médiéval. Un art romain ou des l’Origine de l’art baroque à Rome PDF romains ?


Rome a développé un savoir-faire architectural considérable. La sculpture romaine s’est largement inspirée des modèles grecs, en particulier des bronzes. C’est grâce à des copies romaines que l’on connaît de nombreux originaux grecs aujourd’hui disparus. Contrairement à ce que pensaient les premiers archéologues, les statues romaines, de même que les grecques, étaient polychromes. Commode en Hercule, vers 191, style baroque impérial tardif.

Rome antique, pour la décoration intérieure des maisons et des temples. Elle est associée en particulier à Pompéi ou à Herculanum. Le plus connu, l’opus tessellatum, emploie comme tesselles des abacules, c’est-à-dire des petits cubes de pierre, collés soit directement sur la surface à paver, soit sur un enduit intermédiaire. Il existe aussi l »opus sectile, qui utilise des fragments de tailles inégales de pierre ou de marbre. L’école romaine, caractérisée par des dessins linéaires, sur des fonds neutres. Les formes utilisées sont simplifiées, et les proportions sont mal respectées. Les thèmes de la mosaïque romaine sont essentiellement mythologiques ou animaliers.

Il faut de plus distinguer la peinture de tradition hellénistique directe et la peinture romaine. La peinture hellénistique – poursuivie par des peintres grecs – s’estompe progressivement, remplacée par la peinture romaine. Nous disposons de témoignages indirects de ce renouveau dans les mosaïques de l’époque et les premières miniatures byzantines. Peintre avec une statue peinte et un tableau. On distingue traditionnellement quatre périodes dans la peinture murale, qui suivent la classification des styles pompéiens de August Mau, un archéologue allemand.

Fresque du premier style, copie d’un original grec. 80 – se caractérise par une évocation du marbre et par l’utilisation de couleurs vives. Le troisième style est le résultat vers -20 – -10 d’une réaction à l’austérité de la période précédente. Il laisse la place à des décorations plus figuratives et colorées avec une visée surtout ornementale et présente souvent une grande finesse d’exécution. Enfin, le quatrième style – ou style fantastique – apparu vers 60 – 63, réalise une synthèse entre le second style illusionniste et la tendance décorative et figurative du troisième style. Retrouvant les techniques du style perspectif, il se surcharge d’ornements.

Ce quatrième style a eu une grande importance dans l’histoire de l’art. Après l’incendie de Rome en 64, Néron fait construire un grand palais nommé la Domus aurea. Pline l’Ancien présente Fabullus comme un des peintres principaux de la Domus aurea :  Plus récemment vécut aussi le peintre Fabullus, au style digne et sévère tout en étant éclatant et fluide. De sa main était une Minerve, qui, de quelque côté qu’on la contemplât, avait le regard dirigé vers le spectateur. On peut voir dans cette succession de styles la tension entre la tendance illusionniste, qui vient de la Grèce, et la tendance ornementale qui est le reflet de la tradition italique et de l’influence de l’Orient. La peinture romaine présente une grande variété de sujets : animaux, natures mortes, scènes de vie courante. Elle évoque les plaisirs de la campagne à l’intention des citadins fortunés et représente des bergers, troupeaux, temples rustiques, maisons de campagne et des paysages ruraux et montagneux.