L’union de la jeunesse républicaine de France, 1945-1956 : Entre organisation de masse de jeunesse et mouvement d’avant-garde communiste PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Plus important parti français dans l’immédiat après-guerre, le parti constitue la première force de gauche en France. L’organe officiel du parti l’union de la jeunesse républicaine de France, 1945-1956 : Entre organisation de masse de jeunesse et mouvement d’avant-garde communiste PDF pendant longtemps le journal L’Humanité, qui en est désormais structurellement indépendant tout en en restant très proche.


Ce livre présente une organisation communiste de jeunesse au visage oublié: avec ses 250000 adhérents en 1945, elle est pourtant sans doute le plus grand groupe politique de jeunesse de l’Histoire de France. Par de brusques oscillations imposées de l’extérieur, elle sera tantôt large organisation de masse peu politisée, tantôt avant-garde militante resserrée. Lourd contexte historique et désaccords de conception viendront former et déformer l’U.J.R.F de son surgissement à son enfouissement en 1956.

Article détaillé : Histoire du Parti communiste français. Le nouveau parti, qui accepte de se soumettre aux conditions explicitement formulées par l’Internationale communiste, se présente comme révolutionnaire, internationaliste et n’exclut pas d’avoir recours à des actions illégales en cas de nécessité. Candidats communistes aux élections législatives de 1928. L’arrestation et l’incarcération de courte durée est très fréquente, tant pour les militants que pour les dirigeants. La Chambre des députés élue en 1936. Après la prise du pouvoir d’Adolf Hitler, l’Internationale communiste recommande une ligne moins sectaire. L’équipe Thorez-Duclos-Frachon connaîtra une longévité exceptionnelle et dirigera le parti français près de trois décennies.

De 1936 à 1939, le soutien aux républicains espagnols représente une part importante de l’activité du Parti communiste, tant par l’envoi de volontaires dans les Brigades internationales que par la mise sur pied de moyens matériels. Article détaillé : Parti communiste français pendant la drôle de guerre. Le 23 août 1939, l’URSS signe le pacte germano-soviétique, un accord de non-agression et de partage de l’Europe centrale avec l’Allemagne nazie. Le Parti communiste français approuve la signature du pacte, bien qu’un cinquième des élus du parti s’y oppose.

Réunion clandestine de la direction du PCF à Longjumeau en 1943, réunissant, de gauche à droite, Benoît Frachon, Auguste Lecœur, Jacques Duclos et Charles Tillon. Le gouvernement Daladier estimant que les communistes découragent l’effort de guerre, la presse communiste est interdite le 26 août 1939. Le Parti communiste est ensuite interdit par un décret-loi du 26 septembre 1939. Certains parlementaires sont déportés en Algérie, puis libérés après le débarquement allié en Afrique du Nord en 1943, tandis que d’autres vivent dans la clandestinité en France ou sont emprisonnés. Le secrétaire général du PCF, Maurice Thorez, mobilisé, déserte l’armée française en octobre 1939, et se réfugie en Belgique, où est reconstitué la direction du PCF, désormais clandestin. Mais en parallèle, des militants communistes s’impliquent dans la Collaboration. Durant l’été 1940, par la voix l’avocat communiste Robert Foissin, des militants communistes demandent aux autorités allemandes l’autorisation de faire reparaître légalement L’Humanité, mais Vichy y aurait mis son veto.

Le Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France, mouvement de la Résistance intérieure française, est créé par le PCF en 1941. Les résistants communistes français se rapprochent ensuite des autres éléments de la résistance intérieure française comme de la France libre. PCF s’implante fortement dans le monde ouvrier, dans les zones rurales et chez les intellectuels, parmi lesquels l’existentialiste Jean-Paul Sartre. Le PCF fait partie des gouvernements français entre 1944 et 1947, dans le cadre d’un tripartisme avec le MRP et la SFIO. En mai 1947, sur fond de guerre froide, les communistes français sont exclus du gouvernement. Jusqu’à la fin de la IVe République, le PCF est le seul parti à rester à l’écart du pouvoir. Aux législatives de 1951, le PCF perd 79 sièges du fait de son isolement et de la nouvelle loi électorale.