La Bibliothèque Oulipienne : Volume 8 PDF

Il s’est également intéressé à l’utilisation des mathématiques et de l’informatique pour l’écriture à contraintes oulipienne. Fils de Lucien et Suzanne Roubaud, Jacques Roubaud a une sœur et deux frères, dont Jean-René, qui s’est suicidé en 1961 à 22 ans. Reconnu très tôt par Louis Aragon, il publie un premier recueil de poésies en 1944 sous le titre Poésies juvéniles, puis un second en 1952 intitulé Voyage du soir. Belle Hortense , de même que ses nombreux livres de poèmes pour enfants, ou la majeure partie de ses contes, pour enfants ou adultes, ne relèvent cependant pas à proprement la Bibliothèque Oulipienne : Volume 8 PDF, ou seulement à la marge, de cette démarche.


Dans ce volume 8 de la Bibliothèque Oulipienne, qui vient s’insérer quelques volumes après le volume 5 et précéder de quelques autres le volume 12, on trouvera les fascicules 100 à 114 de la Bibliothèque Oulipienne.
L’Oulipo y parle fort bien de Dieu, tresse une couronne à «Stèphe», Michelle Grangaud compose un long palindrome, Ian Monk se lance dans la fractale puis la monkine, Jacques Jouet dans la redonde, Marcel Bénabou s’intéresse à l’altitude (et à la profondeur), Jacques Bens publie un Opus posthume, Harry Mathews s’intéresse de près à Sainte Catherine, Hervé Le Tellier, Jacques Jouet, Ian Monk, Jacques Bens, Michelle Grangaud et François Caradec poursuivent la série des Voyages d’hiver initiée par Jacques Roubaud, sur une nouvelle de Georges Perec.
Oui, voici, enfin réunis quatorze fascicules de la Bibliothèque Oulipienne, et non des moindres. D’ailleurs, nous vous l’avons dit, il n’y a pas de moindre.

La Bibliothèque Oulipienne est une publication régulière de l’Oulipo, sous forme de fascicules imprimés, dans son édition originale, à 150 exemplaires.
Depuis 1975, Georges Perec, puis Paul Fournel, puis Jacques Jouet, puis Olivier Salon, aujourd’hui Frédéric Forte, se sont chargés successivement du travail éditorial de ces livrets qui entendent illustrer une contrainte oulipienne en général explicitée. 163 numéros sont parus à ce jour.
Certains sont signés individuellement d’un membre ou l’autre de l’Oulipo. D’autres témoignent d’un travail à deux ou trois auteurs. D’autres enfin sont sous la signature de l’Oulipo comme groupe. Il y a des poèmes, des proses narratives, des essais et réflexions, des pièces de théâtre, des textes d’érudition, des documents… La Bibliothèque Oulipienne a vu souvent la première apparition publique d’un texte devenu classique : Alphabets de Georges Perec ; La Princesse Hoppy de Jacques Roubaud ; Fondements de la littérature d’après David Hilbert de Raymond Queneau ; Comment j’ai écrit un de mes livres d’Italo Calvino… Rapidement épuisés, ces fascicules on fait l’objet de rééditions à l’identique dans des recueils de plus large diffusion : volumes 1, 2, 3 aux éditions Seghers (aujourd’hui épuisés), puis 4, 5, 6 et 7 aux éditions Le Castor Astral.

LES AUTEURS

Marcel Bénabou, Jacques Bens, François Caradec, Michelle Grangaud, Harry Mathews, Ian Monk, Jacques Jouet, Hervé Le Tellier.

Il y met fin à la suite d’un commentaire d’un poème des Chimères de Gérard de Nerval. Il dit détester les concours et les examens. La forme du sonnet français de Marot à Malherbe. Il devient l’inventeur de nombreuses contraintes telles que le  baobab  et le  haïku oulipien généralisé . Jacques Roubaud obtient le prix France Culture en 1986.

En 1989, il publie Le Grand Incendie de Londres, début d’un cycle en prose qu’il appelle son  projet . Il a présidé le cipM de 1992 à 1997. Il est l’époux de Sylvia Roubaud, née Bénichou, originaire d’une famille juive sépharade d’Afrique du Nord. Elle est la fille de l’universitaire Paul Bénichou et la cousine du journaliste Pierre Bénichou. Il est ainsi réputé pour ses nombreuses traductions, dont il a rassemblé une partie dans un volume intitulé Traduire, journal, où ne figure aucun des poèmes en version originale : J.

Roubaud estime que le poème cible est une œuvre à part entière, distincte du poème-source et autonome. Pourtant, son anthologie de la poésie des troubadours parue chez Seghers comporte les œuvres originales en langue d’oc. Voyage du soir, Poésie 52, coll. Pierre Seghers  no 161, Paris, 1952, 38 pages.