LA CONVERSATION FAMILIERE. Analyse pragmatique des interactions PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. La pragmatique est une branche de la linguistique qui s’intéresse aux éléments du langage dont la signification ne peut être comprise qu’en connaissant le contexte de leur LA CONVERSATION FAMILIERE. Analyse pragmatique des interactions PDF. Cet objectif est l’un des buts des études visant à mettre en évidence la cohérence propre du langage naturel.


Unis mais elle a commencé à se développer surtout après la Seconde Guerre mondiale. Article détaillé : Histoire de la pragmatique. D’un autre côté, elle vise aussi parfois à faire une théorie des inférences que l’on tire des énoncés linguistiques sur la base de nos connaissances générales sur le monde et d’hypothèses sur les intentions des locuteurs. Dans cette perspective élargie, elle étudie l’usage du langage dans la communication et dans la connaissance. Le contexte englobe tout ce qui est extérieur du langage et qui, pourtant, fait partie d’une situation d’énonciation. Déictiques personnels: ce sont des outils de grammaticalisation des marques de personne dans une situation d’énonciation correspondant aux participants. Nous pouvons placer dans cette catégorie les déictiques  je ,  tu ,  nous ,  vous  et  on .

Déictiques temporels: ce sont des marqueurs de temps qui situent l’énoncé par rapport au moment de l’énonciation. Exemples :  aujourd’hui ,  il y a trois jours ,  cet automne . Déictiques spatiaux : ce sont des marqueurs de lieu qui situent l’énoncé par rapport au moment de l’énonciation. Déictiques discursifs : Quelques exemples :  ça, ci-dessus, ledit citoyen, cette histoire, par la présente, dans le développement subséquent, ce dont au sujet duquel j’t’avons causé hier soir.

Quelques exemples :  votre altesse, mon cher collègue, la grande bonté dont votre excellence a su faire preuve en de semblables circonstances. Littéralement, cotexte signifie le texte autour d’un énoncé. D’un point de vue cognitif et conversationnel, le cotexte peut être défini comme l’interprétation des énoncés immédiatement précédents, servant ainsi de prémisse à la production d’un énoncé donné. Malheureusement, les phénomènes psychologiques ne sont pas, ou pas encore, directement accessibles aux disciplines scientifiques dans leur état actuel. Les techniques dont elles disposent restent mal adaptées à cet objet.

C’est pourquoi le grand problème auquel se heurtent les linguistes est bien celui du sens, partie du langage dont traite la sémantique. En sémantique, on en est en effet réduit à tenir un discours sur le sens, avec cette difficulté supplémentaire, propre à toutes les spécialités de la linguistique, que, ce faisant, on se sert du langage pour décrire le langage. La seule amélioration qu’on puisse exiger consisterait à rechercher les énoncés et leurs réponses dans la réalité, au lieu de les imaginer. C’est du reste une pratique courante dans certains secteurs de la linguistique, par exemple en sociolinguistique, où on se livre à des enquêtes et à des enregistrements  sur le terrain . Mais elle ne dispense pas ensuite des interprétations « subjectives ». Au total, le spécialiste prend comme appui sa propre compétence d’usager du langage, son aptitude à comprendre les énoncés qu’il étudie.

La seule autre garantie qu’il ait, c’est l’assentiment de ses lecteurs, surtout des autres spécialistes, sur les analyses qu’il propose. Mais eux aussi accordent ou refusent cet assentiment en fonction de leur  sentiment linguistique  d’usagers. Or, il arrive couramment que le sens ne soit pas, ou pas complètement, du type descriptif. Supposons l’énoncé : Son exposé a la note 12.

Si c’est un étudiant qui parle d’un camarade, il s’agit bien d’une description de la note attribuée par un professeur à l’exposé. On voit quelle est la variété des sens possibles pour une même phrase. Le sens descriptif est très fréquent, absolument essentiel, mais il ne bénéficie d’aucune exclusivité. Croire qu’il est le seul, ou le seul important, c’est tomber dans ce qui s’appelle l’illusion descriptive.