La Corse, dit-île PDF

Le viaduc du Vecchio avec un X 97050 et sa remorque pilote le traversant, et en bas le la Corse, dit-île PDF de la RN 193 – RT 20 désaffecté. 232 km, qui relie entre elles quatre des principales villes de la Corse. Les CFC étaient également une société publique de droit privé qui employait le personnel et détenait la majeure partie du matériel roulant, mais qui n’exploitait pas directement le réseau corse. Les deux lignes des chemins de fer de la Corse ne font pas partie du réseau ferré national.


Long de 232 km, le réseau actuel est composé de deux lignes à voie unique et à écartement métrique. Le croisement des rames s’effectue dans certaines gares grâce à une voie d’évitement. Train de marchandises Ajaccio-Bastia passant en gare de Vivario. La ligne centrale compte trente-deux tunnels et cinquante-et-un ponts et viaducs. La ligne de la Balagne ne comporte que de petits ouvrages d’art et aucun tunnel. Sans traverser la haute montagne, le paysage fait de rudes collines avec une rare végétation n’est pas moins digne d’intérêt, et la longue descente après Belgodère vers la côte moyennant une multitude de courbes en lacets offre des vues saisissantes aux voyageurs. 1930 jusqu’à Solenzara, et atteignit Porto-Vecchio en 1935, portant sa longueur à 130 kilomètres.

Article détaillé : ligne de la côte orientale corse. En 1855, est lancée l’idée d’un  chemin de fer sardo-corse  reliant Bastia à Bonifacio, en vue de faciliter les relations entre la France et l’Algérie. Début 1886, les travaux sont entamés sur la ligne de la côte orientale et celle de la Balagne, sous la direction des CFD. Or, la construction du principal viaduc qu’est le pont du Vecchio, confiée à la société de Gustave Eiffel, ne commence que fin 1890. La CFD ne montre aucun empressement à poursuivre la construction de la ligne de la côte orientale, censée être déficitaire dès le départ. C’est l’apogée du réseau qui atteint son extension maximale à 360 km.

La ligne n’atteindra jamais Bonifacio pour cause de difficultés techniques. La ligne d’Ajaccio à Propriano ne sera jamais construite non plus pour les mêmes causes. La ligne de Bastia à Ajaccio est construite sous la direction de l’État et plus particulièrement son administration des Ponts et Chaussées. La forme de rémunération de la CFD s’avère rapidement désavantageuse pour la qualité du service public, car elle n’encourage pas la compagnie à prendre des risques commerciaux en étoffant l’horaire ou en réduisant les temps de parcours. De ce fait la CFD est la cible de critiques à répétition et d’aucuns souhaitent que l’État exploite le réseau directement ou change au moins d’exploitant.

L’échéance de la concession CFD tombe dans la période de la Seconde Guerre mondiale. Le réseau est alors affermé par l’État pour cinq ans en 1941 par une convention signée le 1er décembre 1941 entre le secrétaire d’État aux Communication et la compagnie. Elle est plutôt heureuse car commençant par le renouvellement partiel du matériel roulant, mais le déficit s’installe, avec des coûts d’exploitation deux fois plus élevés que les recettes. La SACFS est rémunérée par une subvention annuelle forfaitaire.