La dette publique. Comment s’en débarrasser ? PDF

Voir aussi : Liste de pays par dette publique. Cette différence entre les charges et les produits s’apprécie sur la dette publique. Comment s’en débarrasser ? PDF période légale, généralement l’année civile. La dette prend le plus souvent la forme d’emprunts d’État. La capacité de remboursement des emprunts contractés au titre de la dette publique par les États et les collectivités publiques est évaluée par les agences de notation financière.


La zone euro s’enfonce dans la déflation, le chômage, le sous-investissement. L’austérité budgétaire est pourtant présentée comme non seulement souhaitable mais inévitable, faute d’alternative de politique économique crédible.
Or, une autre politique, nécessairement audacieuse, est possible. Reprenant les projets de création monétaire développés en leur temps aussi bien par des économistes libéraux, comme Irving Fisher ou Milton Friedman, que par le néo-keynésien James Tobin, elle repose sur la monétisation des dettes publiques c’est-à-dire leur rachat par la banque centrale. Après avoir étudié les fondements théoriques d’une telle politique, l’auteur examine les objections qui lui sont généralement opposées. Il montre que son application serait parfaitement concevable dans le contexte actuel, sans risque majeur. Il décrit enfin les modalités concrètes envisageables pour mettre en oeuvre cette politique de désendettement des États européens.
L Europe se trouve aujourd hui dans une impasse. Cet ouvrage propose une politique radicalement différente pour en sortir. Rompre avec l’orthodoxie économique dominante paraît la seule solution pour retrouver le chemin de la croissance en Europe.

Au sein de la dette publique, on distingue la dette publique intérieure, détenue par les agents économiques résidents de l’État émetteur et la dette publique extérieure, détenue par des prêteurs étrangers. La dette publique se distingue donc, en macroéconomie, de la dette des ménages ou de la dette des entreprises. Au Moyen Âge, la dette publique tend à se confondre de prime abord avec le patrimoine personnel des souverains. Finances, apparaissent les États généraux, quand la question de la dette du royaume devient peu ou prou insoluble. L’État doit faire face à des dépenses extraordinaires, à savoir, non budgétées, et liées essentiellement à des conflits armés de grande ampleur, qui n’ont pour but que de défendre et élargir les zones commerciales. Avec l’apparition d’États parlementaires ou de droit, en particulier lors de la Révolution financière britannique, la dette publique devient un enjeu politique pouvant mener à des bouleversements de grande ampleur sur le plan interne. Le marché financier est, à cette époque, déjà sophistiqué : les textes officiels parisiens parlent d’un  jeu de primes , c’est-à-dire d’options d’achat et de vente, permettant de renoncer finalement à la transaction si le cours n’a pas suivi une trajectoire aussi ample qu’espérée.

1766, malgré une fiscalité britannique plus lourde depuis la création de la Land Tax. En 1800, à la suite de la création de la Banque de France, le Consulat met en place la Caisse de garantie et d’amortissement, destinée à permettre l’étalement de la Dette publique, lequel, amorcé en 1791, ne prendra fin qu’en 1825. La dette publique est constituée par l’ensemble des engagements financiers des administrations publiques. Les administrations publiques recouvrent un périmètre plus large que l’État, entendu au sens strict. La dette publique n’est donc pas la dette du pays, entreprises et ménages compris, mais seulement celle de l’ensemble des administrations publiques. Cette dette est généralement calculée de manière brute : les actifs des administrations ne sont pas soustraits au passif. La dette publique est, le plus souvent, mesurée en pourcentage du PIB.

Ce ratio est, en effet, économiquement plus pertinent que le seul encours de la dette publique. De fait, la capacité d’un État à rembourser sa dette est fonction des ressources qu’il peut mobiliser. La dette brute a plusieurs limites. Tout d’abord, elle surestime le problème de la dette.

Château de Versailles ou le contenu du Louvre ? Ceci n’empêche pas plusieurs organismes de calculer la dette financière des États du monde en prenant la dette nette. Cette convention statistique, à l’inverse de la précédente, a tendance à sous-estimer la dette publique. Deux séries de raisons sont avancées pour soutenir cette convention. La seconde série est juridique et doctrinale : contrairement à un acteur ordinaire, qui doit se conformer aux règles légales, l’État a le pouvoir de fixer et de modifier les règles. Comme on le voit sur ce tableau, le niveau et l’importance relative de la dette publique entre les pays changent en fonction du type de définition retenue. Une confusion commune consiste à confondre la dette publique avec la dette du pays.

Or, l’État n’est qu’un des agents économiques et sa dette ne représente pas la dette du pays tout entier : les entreprises et les ménages s’endettent également. L’endettement intérieur total d’un pays est donc constitué de la somme des dettes des administrations publiques, des ménages et des entreprises. De ce point de vue, la répartition dans la dette entre agents diffère entre les pays. Dans le second modèle, les ménages ont un endettement limité, une épargne plus élevée et l’État est comparativement plus endetté : la France se rattache à ce modèle.