La Fin de l’Empire romain d’Occident 375-476 PDF

Carte de l’Empire romain d’Occident à la Fin de l’Empire romain d’Occident 375-476 PDF extension maximale, en 395. L’Empire romain d’Occident fait référence à la partie occidentale de l’Empire romain, à partir de sa division par Dioclétien en 285.


Etape essentielle de l’Histoire de l’Europe, la fin de l’Empire romain d’Occident, en 476, marque la transition de l’Antiquité vers le Moyen Âge. Sur ses décombres se fixent les racines de l’Europe contemporaine. Cet événement – son contexte, son déroulement, ses acteurs – est pourtant mal connu.
Comment, à la fin du V siècle, disparaît l’institution impériale en Occident, et quelles en furent les consé­quences immédiates ? Pourquoi, après le partage de 395, l’Empire sombre-t-il en Occident en moins d’un siècle et survit-il plus de mille ans en Orient ? Cette mort rapide était-elle inéluctable ? Autant de questions sur le thème de la fin d’une civilisation, auxquelles Georges-André Morin apporte une réponse claire et précise.
Chronique accessible et vivante, riche en personnages, en événements et en péripéties mouvementées, La Fin de l’Empire romain d’Occident offre au lecteur un aperçu novateur de cette période fondamentale mais mal connue.

Sa capitale fut Milan jusqu’en 402, puis Ravenne. Dioclétien et les réunifications opérées par Constantin le Grand et Julien. En dépit d’une reconquête partielle par l’Empire romain d’Orient, l’Empire romain d’Occident ne se releva jamais. Sa chute marqua le début d’une nouvelle ère de l’histoire de l’Europe : le Moyen Âge. Gallien, son fils aîné, qui régnait à ses côtés depuis 253, lui succéda et poursuivit la guerre dans l’est.

Vers la même période, les provinces orientales firent sécession sous le commandement de la reine Zénobie, formant l’empire de Palmyre. Ce n’est qu’en 272 que l’empereur Aurélien parvint à réintégrer ce territoire à l’empire. Les frontières de l’empire restèrent globalement en paix durant le reste de la crise du IIIe siècle, même si au moins huit empereurs furent tués, souvent par leurs propres troupes, entre la mort d’Aurélien en 275 et l’avènement de Dioclétien, dix ans plus tard. La division politique de l’Empire romain débuta sous Dioclétien. Le 1er mai 305, les deux Augustes abdiquèrent et furent remplacés par leurs Césars. Le système de la Tétrarchie ne tarda pas à s’effondrer après la mort prématurée de Constance Chlore, en 306. Son fils Constantin fut proclamé Auguste de l’Ouest par les légions de Bretagne.

La Tétrarchie avait vécu, mais l’idée de diviser l’Empire entre deux empereurs devait rester. Les empereurs les plus doués le réuniraient sous leur férule, mais à leur mort, il serait de nouveau divisé entre l’Est et l’Ouest. L’Ouest fut réunifié en 340 sous Constant, puis tout l’Empire en 353 par Constance II. En 360, Julien fut proclamé Auguste par ses soldats mutinés et rassemblés devant le palais des thermes de Lutèce, et Constance mourut l’année suivante, le laissant seul maître de l’Empire.

Après la mort de Jovien, l’empire retomba dans une période d’instabilité politique. Il divisa aussitôt l’empire, en offrant la partie orientale à son frère Valens. Orient Théodose Ier le remit promptement sur le trône. Une brève période de calme s’ensuivit pour l’Empire d’Occident sous Honorius, contrôlé par le Vandale Stilicon, et s’achève avec l’assassinat de ce dernier en 408.

Les chemins des deux empires se séparèrent alors franchement : si l’Orient entame une lente reconstruction et consolidation, l’Occident commence à s’effondrer. Tout au long de son histoire, l’Empire d’Occident connut un déclin économique constant, qui contribua à sa chute finale, tandis que l’économie de l’Empire d’Orient restait stable, notamment grâce aux richesses de l’Asie Mineure. L’Orient pouvait entretenir une armée importante, renforcée au besoin de mercenaires, là où l’Occident n’en était plus capable. De larges surfaces entretenues avec soin furent abandonnées à cause de l’instabilité politique. Ce fut là un coup sévère porté à l’économie, qui reposait en grande partie sur l’agriculture.

Article détaillé : Déclin de l’Empire romain d’Occident. Après la mort de Stilicon en 408, le règne de Honorius se composa principalement d’usurpations et d’invasions, notamment de Vandales et de Wisigoths. En 410, Rome fut pillée par des armées étrangères pour la première fois depuis l’invasion gauloise de -390. En 476, Oreste refusa d’accorder aux Hérules d’Odoacre le statut de fédérés, poussant Odoacre à prendre Rome et à envoyer les insignes impériaux à Constantinople, s’établissant comme roi d’Italie. Il est généralement convenu que l’Empire d’Occident a disparu le 4 septembre 476, lorsque Odoacre déposa Romulus Augustule. Mais dans les faits, les choses ne sont pas aussi simples.

Romulus Augustule fut épargné par Odoacre qui, bien qu’ayant assassiné son père, eut pitié de lui et lui donna une pension et une villa en Campanie, villa qui devint un monastère. On trouve trace de lui au milieu des années 500, ce qui laisse à penser qu’il aurait survécu à Julius Népos. L’Empire byzantin à son apogée territoriale, durant le règne de Justinien dont les conquêtes sont en orange. L’Empire byzantin eut des prétentions sur les régions de l’Occident tout au long du Moyen Âge. Il coûta très cher à l’Empire byzantin de se maintenir dans ces régions où la culture et l’identité romaine, ciments de l’empire, avaient été sérieusement endommagées, bien que la question de la romanité reste encore sujette à caution. Carte animée de la République puis de l’Empire romain, dont celui d’Occident. Au cours d’un siècle, on assiste dans le monde romain d’Occident à un déclin démographique généralisé dû aux guerres, aux famines et aux épidémies.

L’installation de peuples barbares dans la quasi-totalité des régions de l’Europe occidentale et de l’Afrique ne suffit pas à compenser les pertes subies par les populations locales. 120 000 personnes y compris personnes âgées, femmes et enfants. Rome était encore la ville la plus peuplée de l’Empire, parties occidentale et orientale confondues. Carthage, avec 150 000 à 200 000 habitants ou plus, constituait selon toute probabilité la seconde agglomération urbaine de l’Empire d’Occident. La ville, forte de son immémoriale vocation commerciale, était en outre placée au cœur d’une riche région agricole et exportait des denrées alimentaires jusqu’en Orient. Parmi les autres cités importantes, on comptait Bononia Bologne et Ravenne.