La guerre de cent ans (Pluriel) PDF

La bataille de Sainte-Foy par George B. Cette bataille fut la dernière victoire des Français durant la guerre de cent ans (Pluriel) PDF guerre de la Conquête.


La guerre de cent ans est un des épisodes le plus fortement fondateur de la cohérence du royaume de France. Entre 1337 et 1453, elle a opposé la dynastie des Valois aux rois d’Angleterre qui prétendait régner sur le pays au nom d’un droit de succession.Tant de batailles et d’événements sont entrés dans notre imaginaire national, telles les victoires de Du Guesclin et les défaites, comme la terrible bataille d’Azincourt. Ce fut aussi l’époque d’Etienne Marcel guidant une révolte, un temps où bientôt un roi fou, Charles VI, gouverna le pays avant d’être placé sous la tutelle de sa femme. Divisé, le royaume tomba dans une terrible guerre civile, alors que s’établissait pour la première fois à Paris un roi britannique, encore enfant, couronné sous le nom d’Henry VI. Shakespeare écrira de belles pages sur cette domination anglaise et son occupation du territoire. Et Jeanne d’Arc émerge de ce tourbillon. Le magazine l’Histoire dès sa création a demandé à des spécialistes d’éclairer cet immense chantier intellectuel. Plus récemment, il a élaboré un dossier sur ce sujet qui permet de mesurer les changements historiographiques. Ces articles forment la trame de ce nouveau livre. Les signatures de grands historiens comme Philippe Contamine, Jean-Philippe Genet, Bernard Guené ou Nicolas Offenstadt apparaissent dans ces pages. Elles montrent la vitalité d’une de la réflexion sur une période qui, encore en 2013, figure au programme de l’agrégation. Christopher Allmand, Colette Beaune, Patrick Boucheron, Boris Bove, Philippe Contamine, Christopher Fletcher, Jean-Philippe Genet, Bernard Guénee, Nicolas Offenstadt…

Français et Anglais étendent leurs possessions nord-américaines les uns aux dépens des autres et se trouvent confrontés, au travers de ces rivalités maritimes, coloniales, territoriales et commerciales, par le biais de plusieurs conflits militaires en Amérique qui se superposent aux guerres européennes d’alors. Amérindiens et la combativité de ses colons que sur un réel soutien de la part de la métropole. D’abord ponctué par une série de succès français lors de ses trois premières années, le conflit ne tarde pas à prendre une ampleur inattendue du fait de l’intensification des opérations en Europe et de la volonté, de la part de Londres, de réduire la présence française en Amérique du Nord. Le siège le plus impressionnant est celui de sa capitale Québec, la même année. La prise de Montréal, en 1760, met fin à la guerre en Amérique et consacre la victoire écrasante de l’Empire britannique sur son concurrent le plus menaçant jusqu’alors. La perte de  quelques arpents de neige  pour la France ?

Les territoires français sont représentés en bleu, les territoires anglais en rouge, les espagnols en orange. Articles détaillés : Nouvelle-France, Treize colonies et Guerres intercoloniales. France possédait la grande majorité de la région explorée du nouveau continent, plus de la moitié de l’Amérique du Nord. Elle correspondait au territoire des treize colonies britanniques d’Amérique. Les deux Amériques s’opposent également par leur mode de gouvernement. En ce domaine, la balance penche nettement en faveur des Français qui se sont montrés beaucoup plus curieux et respectueux du mode vie des nations indiennes que les Anglais qui généralement les méprisent, refusent toute mixité et ne voient en eux que des auxiliaires contre les Français. Conférence entre responsables français et chefs indiens vers 1750.