La lanterne de Diogène PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. D’une petite peinture ou gravure de facture assez grossière au départ, naît, par la fantasmagorie, une image  mouvementée , un tableau lumineux dont les dimensions peuvent varier considérablement. La possibilité la lanterne de Diogène PDF’animer et d’agrandir ou de rapetisser une image par des manipulations optiques marque une étape dans l’évolution de la notion de tableau.


Avec Diogène, on rit et on réfléchit. Pourquoi dit-il qu’un enfant est plus sage que lui ? Que demande-t-il aux statues sur la place du marché dans la Grèce antique ensoleillée ?
Une amusante réflexion sur l’amour de la liberté.

Transposé de la peinture à la rhétorique et à l’esthétique à la faveur de doctrines anciennes encore vivaces à la fin de l’Ancien Régime, comme l’ut pictura poesis, le tableau a, en fin de compte, investi tous les champs de la représentation. Cette confusion, entre les finalités respectives des arts et des sciences, reflète la difficulté des nouveaux savoirs à s’affranchir de leurs origines ethniques pour se constituer en domaine exotérique. Très tôt, les colporteurs lanternistes comprennent les enjeux de cette nouvelle forme de spectacle : il faut frapper vite et fort l’imagination d’un public composé surtout d’analphabètes avec des images terrifiantes, édifiantes ou des images obscènes. Auvergnats et des Savoyards, les aristocrates et les bourgeois les plus aisés commandent directement à des artisans des lanternes pour leur usage personnel.

La lanterne est aussi utilisée comme instrument pédagogique. Vraisemblablement, Robertson assiste plusieurs fois aux spectacles de Philidor annoncés dans le Journal de Paris fin 1792. C’est là que serait née sa vocation de fantasmagore. Le comte de Paroy conseille à celui qui ne s’appelle pas encore Robertson, mais l’abbé Robert, d’ajouter le suffixe à son nom. La rétroprojection constitue une innovation majeure par rapport à l’usage traditionnel de la lanterne magique. Les Mémoires de Robertson font état de ses diverses expériences et renferment aussi les témoignages les plus élogieux des journalistes et témoins de l’époque.

Voici le texte de la première annonce publique destinée à présenter la première fantasmagorie de Robertson. Apparition de spectres, Fantômes et Revenants, tels qu’ils ont dû et pu apparaître dans tous les temps, dans tous les lieux et chez tous les peuples. Expériences sur le nouveau fluide connu sous le nom de galvanisme, dont l’application rend pour un temps le mouvement aux corps qui ont perdu la vie. Un artiste distingué par ses talents y touchera de l’harmonica. On souscrit pour la première séance qui aura lieu mardi, 4 pluvîose, au Pavillon de l’Échiquier. Ces expériences multisensorielles impressionnèrent beaucoup le public. Citoyens et messieurs, je ne suis point de ces aventuriers, de ces charlatans effrontés qui promettent plus qu’ils ne tiennent : j’ai assuré, dans le Journal de Paris, que je ressusciterais les morts, je les ressusciterai.

La superposition des références païennes et chrétiennes est typique du syncrétisme religieux de l’époque. La chimie prenant source dans l’alchimie, la physique faisant commerce avec la métaphysique, l’idée de nature se métamorphose de façon inquiétante sous l’influence du credo du surnaturel. Elle aussi est  fille de l’optique, des sciences, des arts et de la magie. Avant d’être qualifiée de magique, elle était d’ailleurs baptisée  lanterne de peur . Son inventeur, Christiaan Huygens, était un protestant a priori peu enclin à ajouter foi aux superstitions et à adorer les images. Lorsque le  fantascope  de Robertson entre dans le domaine public les  machines à fantômes  se répandent partout en Europe, un commerce s’établit entre Paris et Londres. Il faudra attendre six décennies avant que l’objectif photographique ne fixe pour l’éternité l’image ultime des morts avant leur ensevelissement.

Maison hantée  de ses parcs d’attraction. Le metteur en scène québécois Denis Marleau s’en inspire fortement pour ses Fantasmagories technologiques, présentées notamment lors de Lille 2004, Capitale européenne de la culture. Université de Waterloo Conférence du 16 avril 2004Emmanuelle Sauvage –  Les fantasmagories de Robertson, entre spectacle instructif et mystification , Université de Waterloo, Conférence du 16 avril 2004. Gaspard Robertson, Mémoires récréatifs, scientifiques et anecdotiques d’un physicien-aéronaute, tome 1 :  La Fantasmagorie .

Jérôme Prieur, Séance de Lanterne magique, Paris, Gallimard, coll. Patrick Désile, Généalogie de la lumière. Françoise Levie, Étienne-Gaspard Robertson, la vie d’un fantasmagore, Longueuil et Bruxelles, Les Éditions du Préambule et Sofidoc, coll. Dramaturgie de l’ombre, sous la direction de Françoise Lavocat et François Lecercle, presses universitaires de Rennes, 2005. Jérôme Prieur, Roman noir, Paris, Seuil, coll. Rechercher les pages comportant ce texte.

La dernière modification de cette page a été faite le 22 décembre 2017 à 18:44. Jean-Léon Gérôme – Diogenes – Walters 37131. Disciple de Xéniade et d’Antisthène, il devient le maître entre autres de Monime. La masse d’anecdotes légendaires sur Diogène de Sinope montre en tout cas que le personnage a profondément marqué les Athéniens. Il vivait dehors, dans le dénuement, vêtu d’un simple manteau, muni d’un bâton, d’une besace et d’une écuelle.

Diogène avait l’art de l’invective et de la parole mordante. Alexandre le Grand, roi de Macédoine, qui était aimablement venu le voir et qui lui demandait s’il avait besoin de quelque chose, s’il pouvait l’aider en quoi que ce soit – Oui, ôte-toi de mon soleil, répliqua Diogène. Diogène est le fils d’Ikésios, banquier de Sinope. Diogène contraint de fuir à Athènes. Selon d’autres récits, ils auraient fui tous les deux. Il lui survécut et ne vit pas d’utilité à se trouver un autre maître. Plusieurs anecdotes témoignent de son mépris des richesses et des conventions sociales.