La Littérature rabbinique PDF

Seul le judaïsme karaïte, qui comporte aujourd’hui peu d’adhérents, rejettera après cette date l’autorité des interprétations rabbiniques, les Samaritains s’étant opposés auparavant à tout ce qui n’était pas écrit dans les cinq premiers livres de l’Ancien Testament. Toutes deux furent révélées à ceux qui étaient présents et transmises depuis oralement jusqu’à l’époque du Second Temple de Jérusalem. Sages de l’époque, Rabbi Akiva étant le plus célèbre, il fut décidé de codifier la Torah la Littérature rabbinique PDF dans la Mishna, sur laquelle s’élabora la Tossefta, puis la Guemara.


Enfin, dans les siècles qui suivirent, une énorme littérature rabbinique a été écrite autour du Talmud : commentaires, questions et réponses, interprétations, etc. Cet ensemble gigantesque constitue la base doctrinale du judaïsme rabbinique. Pour le judaïsme rabbinique, la Torah écrite ne peut être comprise sans la Torah orale. Ainsi, par exemple la Bible indique :  tu abattras les bêtes, selon les règles que Je t’ai prescrites. Mais ces prescriptions ne sont pas mentionnées dans la Bible. Torah écrite avant tout, mais aussi sur la loi orale, et ses développements. Le Pentateuque, qui s’élabore à la fin de cette période, ne fait pas mention de rabbins.

Les instances religieuses dirigeantes restent cependant centrées sur les prêtres. Les rabbins ne sont donc pas des prêtres. Les prêtres ont contesté cette Torah orale, ne la considérant que comme un ensemble de traditions populaires sans valeur normative. Ces divergences n’ont cependant jamais été jusqu’au schisme. Sous la monarchie des Hasmonéens, ces divergences ont pris une forme politico-religieuse. En 70 de l’ère chrétienne, les Romains détruisent le temple de Jérusalem, éliminant de fait les prêtres et les sadducéens. Certains courants du judaïsme ont cependant continué à rejeter la Torah orale comme étant une innovation.

Le judaïsme rabbinique représentant le courant largement majoritaire du judaïsme, il est souvent utilisé comme synonyme de celui-ci. Néanmoins, loin d’être homogène, il comporte trois grandes tendances, qui interprètent différemment la nature de la révélation, l’importance des décisions rabbiniques voire ce qui constitue le judaïsme rabbinique. Allemagne un nouveau courant de pensée, le judaïsme réformé. Celui-ci reste centré sur les rabbins, mais remet assez largement en cause la Torah orale. La halakha a donc une importance relative pour ce courant, qui encourage même ses adhérents à se choisir ses propres standards en la matière, du moment qu’ils respectent certaines pratiques juives fondamentales basées sur la Bible.

Au-delà de la volonté d’adapter le judaïsme au monde moderne, il s’agit aussi d’une résurgence d’une vision au moins bi-millénaire, qui insiste plus sur la Bible que sur la Torah orale. Initialement conçu pour  ramener les Juifs à la synagogue  en  modernisant  la religion, le judaïsme réformé a connu un grand succès aux États-Unis, mais demeure beaucoup plus modeste dans le reste du monde. En France, il connaît un succès limité. Les massorti sont des réformés qui ont estimé que certains réformés allaient trop loin. Comme les réformés, les conservateurs sont essentiellement puissants aux États-Unis.

Pour le judaïsme orthodoxe, la halakha est un concept fondamental. Au fur et à mesure du temps, la Halakha a été codifiée dans des codes de lois faisant autorité pour les générations futures. En effet, après le Choulkhan Aroukh, il devient difficile d’aller à l’encontre de décisions considérées comme les synthèses ultimes en matière de halakha. Le judaïsme orthodoxe met donc particulièrement l’accent sur l’adhésion à la Loi, de la Torah à la Halakha, et au respect des traditions établies. Les orthodoxes considèrent comme non valables les décisions prises par les autres courants, les conversions au judaïsme qu’ils réalisent et l’autorité de leurs rabbins. Si le respect dû à la Halakha est primordial pour les orthodoxes, le paysage juif orthodoxe est cependant très coloré en fonction de l’importance donnée à l’étude, à la vie communautaire, aux études profanes ou à l’importance de la terre d’Israël.

Les Hassidim, les sionistes-religieux, les modern-orthodox aux États-Unis ou les Haredim en Israël représentent différents courants du judaïsme orthodoxe. Voir les articles détaillés sur le judaïsme orthodoxe. Le judaïsme rabbinique s’est construit historiquement autour des  rabbins , ces spécialistes de la loi orale. Judaïsme karaïte, un courant opposé au judaïsme rabbinique. Sadducéens, un courant disparu depuis 2 000 ans plutôt opposé au judaïsme rabbinique. Samaritains, un courant très en marge, apparenté au judaïsme, qui n’accepte comme loi que les écrits du Pentateuque. Falashas, un groupe juifs éthiopien qui ignorait les règles du Judaïsme rabbinique jusqu’à son immigration en Israël.

Pharisien, le courant originel dont est sorti le judaïsme rabbinique. Judaïsme orthodoxe, le courant dominant du judaïsme rabbinique. Judaïsme ultra-orthodoxe, l’aile la plus stricte du judaïsme orthodoxe. Mouvement Massorti, un courant issu du judaïsme rabbinique, mais qui remet en cause une interprétation trop stricte de la Torah orale. Judaïsme réformé, un courant issu du judaïsme rabbinique, mais qui remet assez largement en cause la Torah orale. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 5 octobre 2017 à 12:26.

Voie , Halokhe selon la prononciation ashkénaze, plur. Essentiellement fondée sur la Bible hébraïque et, dans le judaïsme rabbinique, sur le Talmud, la Halakha guide la vie rituelle ou les croyances de ceux qui la suivent et les nombreux aspects de leur vie quotidienne. Elle est, jusqu’à l’ère moderne, le pilier et ciment de nombreuses communautés juives, qui sont régies par ses règles civiles et religieuses. Avec l’avènement de la Haskala et de l’émancipation des Juifs, ceux-ci se retrouvent citoyens de pays pratiquant la  séparation de l’Église et de l’État , et elle devient pour beaucoup  facultative . La période qui s’étend de l’ère d’Ezra à celle des Hasmonéens est assez peu connue en ce qui concerne la Halakha. Tout juif pratiquant est amené à interpréter la halakha dans sa vie quotidienne, ne serait-ce que pour prendre de petites décisions pratiques. Il se référera aux ouvrages sur la question et à un rabbin compétent.

Cependant, l’interprétation théorique relève du ressort d’un spécialiste, un Posseq. Celui-ci tranche les cas nouveaux ou prêtant à discussion. Certains Posqim sont devenus célèbres pour l’importance de leurs travaux de jurisprudence exigeant une immense érudition, un grand sens pratique et un sens politique. Dans le Nouveau Testament, les disputes entre Jésus-Christ et les docteurs de la loi au sujet de la nature et de l’objet de la Loi ont donné lieu à de nombreux commentaires exégétiques sur les rapports entre judaïsme et christianisme. La controverse portait sur le juridisme des rabbins et une certaine tendance vers le légalisme dans l’interprétation de la Loi. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.

Dans les essais sur les rapports entre judaïsme et islam, la halakha est parfois décrite à tort comme une charia juive, cette description est juridiquement incorrecte. La halakha se rapprocherait plus du droit canonique régissant les lois du mariage et du droit de la famille. La Charia, a une vocation globalisante. Elle régit le droit civil mais aussi le droit pénal et s’adresse aux musulmans, mais aussi aux dhimmis. Contrairement à la Halakha, elle n’est pas ethnocentrique. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 9 juillet 2018 à 03:27.