La nationalisation du monde: Europe, Afrique : l’identité dans la démocratie PDF

Militaires britanniques à Port-Saïd avec un SU-100 égyptien capturé, novembre 1956. La crise du canal de Suez, parfois la nationalisation du monde: Europe, Afrique : l’identité dans la démocratie PDF expédition de Suez, guerre de Suez, campagne de Suez ou opération Kadesh, est une guerre qui éclata en 1956 en territoire égyptien. Le 29 octobre, conformément aux accords secrets, Israël envahit l’Est du canal, suivi rapidement par les Français et les Britanniques qui bombardent à partir du 31 octobre et parachutent et débarquent leurs troupes le 5 novembre, officiellement comme des troupes de maintien de la paix. La crise est principalement retenue pour les leçons qu’elle apporte sur le nouvel équilibre des forces pendant le contexte de guerre froide.


La mondialisation ne signifie nullement la fin des nations et ethnies mais, à l’inverse, en les remaniant, les institue en objet potentiel porteur de subversion. Il faut rompre avec le linéarisme marxien mais peu marxiste de l’évolution sociale (du « plus petit ancien » au « plus grand contemporain ») et réhabiliter la nation/ethnie non point comme étape nécessairement liée à la révolution bourgeoise, mais comme une tendance permanente au sein des mouvements sociaux. Cela permettra alors de cesser de confondre internationalisme et antinationalisme.

L’impératif d’une relative stabilité de l’ordre mondial entre les deux  géants  ne peut être remis en cause, même par d’anciennes grandes puissances comme la France et le Royaume-Uni, pourtant alliées des États-Unis. Si l’échec de la France et du Royaume-Uni à l’issue de la crise est apparent, celui d’Israël, qui a démontré sa supériorité militaire sur l’Égypte et sa capacité de mobilisation, est moins évident. Le canal de Suez, qui forme un raccourci entre la mer Rouge et la mer Méditerranée, est ouvert en 1869. Il a été financé par la France et le gouvernement égyptien. Le Royaume-Uni racheta ensuite la part de l’Égypte dans le canal. Les origines de ce conflit remontent à 1952, lors du renversement de la monarchie de Farouk Ier par les officiers libres de l’armée égyptienne. Pour sa construction, il sollicite l’aide financière et technique des Etats-Unis, qui refusent en raison de l’orientation pro soviétique de l’Egypte et des ventes d’armes.

L’Égypte, dirigée par Gamal Abdel Nasser, bloque le golfe d’Aqaba et ferme le canal de Suez aux navires israéliens. La compagnie riposte par le retrait de ses techniciens britanniques et français. Le Premier ministre britannique, Anthony Eden, convaincu par ses services du MI6 que Nasser veut se rapprocher de Moscou, tente alors de convaincre l’opinion publique de la nécessité d’une guerre contre l’Égypte. Vue de France, la ligne anti-impérialiste, socialiste et panarabe de Nasser apparaît comme une menace. La pauvreté n’est pas une honte, mais c’est l’exploitation des peuples qui l’est. J’assigne aujourd’hui l’accord du gouvernement sur l’établissement de la Compagnie du Canal.