La nuit indochinoise – T1 – NE PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Au Vietnam, ils sont appelés H’mông et sont, selon le classement des 53 minorités la nuit indochinoise – T1 – NE PDF reconnues de la R.


Rien dans la vie de Jean Hougron, jeune professeur de vingt-trois ans au pensionnat Saint-Pierre de Dreux, ne laissait prévoir qu’il partirait pour l’Indochine, en juin 1947, engagé par une maison d’import-export pour vendre des boîtes de lait concentré, des sardines à la tomate et des bouteilles de champagne en grande quantité. Fasciné par Saigon qui explose sous le poids des réfugiés et profite des affaires florissantes que la France en guerre lui permet d’entretenir, animé d’une curiosité certaine pour les grands espaces dont il entend sans cesse parler et las d’une vie de bureau somme toute assez banale, Hougron décide d’accompagner un ami jusqu’à la frontière thaïlandaise à bord d’un camion chargé de cotonnades et de quincaillerie. L’aventure commence : elle va durer quelques années… De ce voyage, Hougron a rapporté quelques milliers de pages de notes. Elles donneront naissance au cycle de La Nuit indochinoise regroupé en deux tomes. Cette œuvre fut couronnée, en 1953, par le Grand Prix du roman de l’Académie française.

S du Vietnam, désignés sous l’appellation  Miêu . Le mot Miao est issu de l’expression  San Miao , nom d’un peuple rebelle qu’ont successivement combattu les premiers rois légendaires chinois. Les Hmong sont traditionnellement des agriculteurs montagnards itinérants et éleveurs de bétail qui tendent à se sédentariser à la suite de pressions politiques. Hmong ont fui le Laos pour des pays d’accueil, principalement les États-Unis, la France et l’Australie.

D’autres au contraire ont participé au mouvement d’indépendance communiste et se sont retrouvés à des postes clefs du gouvernement. L’origine du mot Hmong ou Mong est incertaine. Yang Dao avait tenté d’appliquer au mot Hmong le sens de  peuple libre  ou  homme libre . L’ajout final de la consonne  g  aux mots hmong et mong est dû à la transcription française, ce qui fait que les mots se prononcent  hmongue  ou  mongue  dans les langues étrangères alors que ces mots se prononcent  Hmon  et  Mon  par ses locuteurs. Il peut en résulter une confusion avec les Mongols. Hmong et Mong sont des mots invariables qui ne prennent pas de  s  au pluriel. Comme il est impossible à la langue chinoise de transcrire le mot Hmong en caractère avec le  m  nasal, ce mot est absent des sources chinoises.

Meo veut dire chat en sino-vietnamien, un terme onomatopéique imitant le miaulement du chat. Selon certaines explications données, c’est une allusion à la façon de grimper des Hmong avec agilité aux pentes montagneuses ou à leur langue semblable au miaulement du chat. Mais ces rapprochements ne convainquent pas les chercheurs modernes. L’introduction de la clé de l’animal induit une connotation péjorative dénotant l’incivilisation dans le sens de  barbare  ou  sauvage . Mais à présent, les racines qui le composent sont la clé de l’herbe 艹 au dessus de celui de la rizière ou du champ 田. La combinaison de ces deux idéogrammes a également été par le passé sujette à de nombreuses interprétations, avec deux hypothèses principales qui s’opposent. Le postulat selon laquelle les Hmong descendent des San Miao s’est également vu remis en cause, jusqu’à présent la question n’a encore jamais fait l’objet d’aucune étude sérieuse.

80, les exonymes Meo et Miao furent progressivement remplacés en Occident par l’autonyme Hmong, sous l’initiative de Yang Dao. En revanche, ils sont toujours en usage en Chine, en Thaïlande et au Vietnam. 438 300 personnes selon le recensement du gouvernement laotien en 1989. Près de 3 millions de locuteurs hmong vivent en Chine, répartis dans les provinces du Sichuan, Guizhou, Yunnan et Guangxi.

La majeure partie vit encore en Asie du Sud-Est, principalement en Chine et au Viêt Nam, mais aussi au Laos, en Thaïlande et en Birmanie. Articles détaillés : langues hmong et hmong daw. La langue hmong appartient à la famille des langues hmong-mien, encore appelée  miao-yao  d’après les noms chinois de ces langues. Du point de vue de la terminologie et de l’approche des linguistes chinois, les Hmong parle le sous-dialecte Chuanqiandian du dialecte miao de l’Ouest, appelé aussi Chuanqiandian de la famille linguistique miao-yao.

Les exonymes miao et yao sont préférables pour éviter les confusions et de favoriser arbitrairement le terme de l’un ou l’autre des sous-groupes linguistiques. Il existe de très nombreuses formes dialectales, beaucoup n’ayant d’ailleurs probablement pas encore été répertoriées. Un seul Hmong a écrit un alphabet pour sa propre langue, Shong Lue Vang. Le problème est que les caractères qu’il a inventés n’existent pas en imprimerie.