La Parole en son Royaume : Une approche liturgique PDF

Le mois de mai commence par la fête de Saint Joseph et se termine par la fête de la Visitation. Pour soutenir notre prière, nous pourrions relire par étapes la lettre apostolique du Bienheureux Jean-Paul II sur la prière du Rosaire, lettre au cours de laquelle notamment il nous présente la Parole en son Royaume : Une approche liturgique PDF mystères lumineux.


Le concile Vatican II a replacé la Parole de Dieu au centre de l’Eglise, et à l’intérieur de l’Eglise, au centre de la célébration liturgique. C’est à partir de la Parole, proclamée dans la lecture de l’Ecriture, actualisée dans l’homélie, puis rendue sacramentelle dans la Prière eucharistique, que l’Eglise se constitue, autour de la Parole, qui n’est autre que le Christ dans sa présence continue. En ce sens, si l’on parle souvent des deux « tablesde la Parole » : Ecriture et Eucharistie, ces deux modes de présense du Christ à son Eglise sont inséparables. La Parole est appel, et la Prière eucharistique est réponse. Ainsi, la Parole est ordonnée au sacrement. La liturgie se découvre comme le lieu de la Parole: son « royaume », comme l’appelle François Cassingena. Le lieu de la transmission de la Parole : la « tradition » elle-même, laquelle coïncide avec l’Eglise, puisque c’est elle qui célèbre. Dans ce nouveau livre, qui fait suite à Liturgie, art et métier, le Père François déploie les différents aspects de cette théologie rénovée de la Parole : liturgiques, théologiques, spirituels et pastoraux. Sans oublier ce qui donne sa note propre à son œuvre : la dimension poétique de la Parole. « Paroles sur la Parole » : ce livre est un palimpseste théologique, une variation poétique aussi sur cette Ecriture qui est pour tous les chrétiens l’unique source de la Révélation.

LETTRE APOSTOLIQUE ROSARIUM VIRGINIS MARIAE DU PAPE JEAN-PAUL II À L’ÉPISCOPAT, AU CLERGÉ ET AUX FIDÈLES SUR LE ROSAIREINTRODUCTION 1. Le Rosaire de la Vierge Marie, qui s’est développé progressivement au coursdu deuxième millénaire sous l’inspiration de l’Esprit de Dieu, est une prière aimée de nombreux saints et encouragée par le Magistère. En effet, tout en ayant une caractéristique mariale, le Rosaire est une prière dont le centre est christologique. Dans la sobriété de ses éléments, il concentre en lui la profondeur de tout le message évangélique, dont il est presque un résumé. 2 En lui résonne à nouveau la prière de Marie, son Magnificat permanent pour l’œuvre de l’Incarnation rédemptrice qui a commencé dans son sein virginal. Les Pontifes romains et le Rosaire 2. Beaucoup de mes prédécesseurs ont accordé une grande importance à cette prière.

Puis, moi-même, je n’ai négligé aucune occasion pour exhorter à la récitation fréquente du Rosaire. Depuis mes plus jeunes années, cette prière a eu une place importante dans ma vie spirituelle. Mon récent voyage en Pologne me l’a rappelé avec force, et surtout la visite au sanctuaire de Kalwaria. Le Rosaire m’a accompagné dans les temps de joie et dans les temps d’épreuve. Je lui ai confié de nombreuses préoccupations. En lui, j’ai toujours trouvé le réconfort.

Par ces paroles, chers frères et sœurs, je mettais dans le rythme quotidien du Rosaire ma première année de Pontificat. Aujourd’hui, au début de ma vingt-cinquième année de service comme Successeur de Pierre, je désire faire de même. Que de grâces n’ai-je pas reçues de la Vierge Sainte à travers le rosaire au cours de ces années : Magnificat anima mea Dominum ! Octobre 2002 – octobre 2003 : Année du Rosaire 3.

Je confie cette directive pastorale à l’initiative des différentes communautés ecclésiales. Ce faisant, je n’entends pas alourdir, mais plutôt unir et consolider les projets pastoraux des Églises particulières. Je suis certain que cette directive sera accueillie avec générosité et empressement. L’opportunité d’une telle initiative découle de diverses considérations. La première concerne l’urgence de faire face à une certaine crise de cette prière qui, dans le contexte historique et théologique actuel, risque d’être à tort amoindrie dans sa valeur et ainsi rarement proposée aux nouvelles générations. D’autres craignent peut-être qu’elle puisse apparaître peu œcuménique en raison de son caractère nettement marial.