La prière des juifs PDF

Avec environ 6,6 millions de personnes, la communauté juive américaine est la plus importante de la diaspora. La première communauté juive est fondée quelques semaines plus tard en septembre 1654 par 23 Juifs fuyant Recife au Brésil qui, après avoir été hollandaise, vient d’être reconquise la prière des juifs PDF les Portugais qui y ont rétabli l’Inquisition.


Nouvelle-Amsterdam et rapidement se heurtent à l’antisémitisme du gouverneur, Pieter Stuyvesant, calviniste convaincu et contre la diversité religieuse, bien décidé à chasser les juifs de la Nouvelle-Amsterdam. Face à l’hostilité de Pieter Stuyvesant, la plupart des Juifs quittent la Nouvelle Amsterdam d’où les Hollandais sont eux-mêmes chassés par les Anglais dès 1664. 1763, la plus vieille synagogue américaine encore existante, la synagogue Touro est inaugurée à Newport. Une centaine de Juifs participent à la guerre d’indépendance. Parmi eux, Benjamin Mendes Seixas, Ephraim Hart et Alexander Zuntz, de la Synagogue de Shearith Israel, investissent aussi dans la création de la Bank of Rhode Island. Juifs qui se heurtent à de multiples formes d’hostilité en Europe. L’émigration des Juifs européens vers les États-Unis va marquer l’histoire du peuple juif.

Elle commence doucement après la chute de Napoléon. En Prusse, dès 1822, ils ne peuvent plus prétendre à un emploi public. Le nombre de mariages juifs est limité. Comme beaucoup l’étaient à cette époque en Europe, ils sont souvent colporteurs ou quincaillers ou artisans, particulièrement dans la confection, mais ils trouvent à s’employer dans une économie américaine en plein développement. Assez rapidement, ils quittent New-York pour s’établir plus à l’ouest ou au sud des États-Unis. Les révolutions européennes de 1848 vont décider des couches plus bourgeoises de la population juive à émigrer et on verra des professeurs, des médecins, des rabbins partir pour l’Amérique.

Les Juifs allemands transforment le judaïsme américain : ils sont ashkénazes contrairement aux fondateurs de la communauté juive qui étaient sépharades. Le rabbin Isaac Mayer Wise, né à Prague en 1819 et mort à Cincinnati en 1900, met en place la première communauté réformée des États-Unis à partir de 1846 et de sa congrégation Beth-El d’Albany. Il s’implante en Amérique quand des Juifs réformés réagissent contre la trop grande liberté de leur pratique et créent en 1886 le  Jewish Theological Seminary of America . Une bourgeoisie aisée se développe rapidement parmi la communauté juive venue d’Allemagne. Unis comme le montre la parution des premières publications en yiddish. Mais c’est à partir de l’assassinat du tsar Alexandre II en 1881 et des vagues de pogroms qui l’ont suivi que l’immigration devient massive. L’immigration de ces Juifs se fait dans des conditions très difficiles : ils sont pauvres, voyagent le plus souvent en troisième classe et ils débarquent à Ellis Island où ils ont à affronter les formalités d’immigration dont surtout l’inspection médicale.

Des centaines de milliers de personnes sont renvoyées. Ces immigrants parlent yiddish et sont pour la plupart beaucoup plus pratiquants que leurs prédécesseurs allemands. Ils portent souvent chapeau et caftan noirs et une barbe imposante. Ces Juifs d’Europe orientale se distinguent donc de leur coreligionnaires allemands par le fait que la Haskalah les a beaucoup moins influencés. De multiples mouvements orthodoxes ou hassidiques animent ces communautés et sur le plan politique, le sionisme et le socialisme sont influents. La littérature yiddish a pu aussi s’exprimer grâce à cette presse. De grands écrivains, certains vivant alors encore en Europe, y sont publiés tels Sholem Asch ou Israel Joshua Singer, surtout durant l’entre-deux-guerres.