La Prise d’Orange : Chanson de geste de la fin du XIIe siècle PDF

Orange de la première maison des comtes d’Orange-Nice clairement identifiée et le dernier. Même sa fille au niveau de son testament sera encore possessionnée à Nice. Le plus ancien cartulaire de la cathédrale de Nice renferme un acte de l’année 1108, la Prise d’Orange : Chanson de geste de la fin du XIIe siècle PDF nous retrouvons parmi les quatre personnages cités Raimbaud II d’Orange.


Dès la fin du XIIe siècle, des trouvères ou simplement des copistes eurent l’idée de regrouper dans un même manuscrit des poèmes épiques d’époques et d’auteurs différents, dont l’unité était cependant sauvegardée par un héros principal ou par plusieurs personnages du même lignage. Ainsi apparurent les cycles. C’est à l’un des plus célèbres d’entre eux, le cycle de Guillaume d’Orange, qu’appartient La frise d’Orange. Si l’on excepte les Enfances Vivien, le Moniage Rainouart, et la Bataille Loquifer, les chansons de ce cycle accordent un rôle important à Guillaume et composent une biographie du comte depuis sa turbulente jeunesse jusqu’à sa fin édifiante. Chaque poème constitue comme un chapitre de cette histoire : après des débuts héroïques (Enfances Guillaume), il devient le protecteur du roi légitime (Couronnement de Louis) : mais payé d’ingratitude, il devra conquérir des fiefs sur les Sarrasins. Il prend Nîmes par ruse (Charroi de Nîmes), puis s’empare d’Orange avec l’aide de la reine Orable dont il a gagné le cœur (La Prise d’Orange). Il fera de cette dernière ville sa résidence et le centre de son action contre les Infidèles (Chevalerie Vivien, Aliscans) et ne le quittera que pour entrer en religion (Moniage Guillaume). La Prise d’Orange est la base de cet édifice et semble être le noyau autour duquel s’est aggloméré le cycle tout entier ; en réalité clans sa forme actuelle, elle n’est qu’un renouvellement assez récent d’une chanson plus ancienne de tonalité très différente

Raimbaud II est l’un des héros de La Jérusalem délivrée du Tasse. Une autre statue de Raimbaud, comte d’Orange, en marbre est érigée sur la place principale d’Orange en 1846. Certains historiens lui donnent le titre de vicomte. Il est un membre de la première maison d’Orange-Nice et hérite d’une grande partie des biens de la famille en Provence occidentale.

Il se marie avec Gilberge, fille de Foulques Bertrand de Provence, puis veuf se remarie avec Adélaïde de Cavenez, veuve de Guillaume V Bertrand de Provence. 27 avril 1051, comte de Provence de 1018 à sa mort. Il est fils de Guillaume II, comte de Provence, et de Gerberge de Bourgogne. Sa veuve n’a pas l’usufruit de tout le comté d’Orange, mais d’un domaine considérable.

Le nom de la première femme de Bertrand-Rambaud nous est conservé par des actes analysés dans l’histoire de l’église de Vaison, du Père Boyer de Sainte-Marthe. La comtesse Gilberge, fille du comte Foulques Bertrand de Provence, femme de Bertrand Rambaud, avec ses deux enfants Raimbaud et Pierre autorise des donations considérables faites à l’église de Vaison-la-Romaine par deux hommes de grande qualité Guillaume et Rotbald. Celle-ci se marie fort jeune, car elle survit à son époux longtemps, et n’est morte qu’après le 2 octobre 1103, date de son testament. Le souverain pontife, après le concile de Clermont, qui le 28 novembre 1095, résolut de parcourir les provinces voisines pour ranimer encore par sa présence l’enthousiasme des nouveaux soldats du Christ. Seigneur, dit Raimbaud, comte d’Orange, demain notre saint père le pape Urbain II arrivera dans votre bonne ville de Toulouse.

Béni soit celui qui vient au nom du seigneur, répond Raymond. Il trouvera ici l’élite des seigneurs de la Langue-d’Oc qui attendent impatiemment le jour du départ pour la Terre-Sainte. En 1096, le comte Raimbaud prend donc la croix à la voix d’Urbain II et part pour l’Orient avec Guillaume, évêque d’Orange, ils y perdent la vie en 1121. Raymond de Saint-Gilles, Adhémar de Monteil et les Provençaux.

Les Provençaux n’empruntent pas les mêmes chemins pour aller à Byzance que les autres armées. Guillaume, évêque d’Orange, n’est pas le seul à accompagner Raimbaud. Un des principaux seigneurs d’Avignon, appelé Autran, suit l’exemple de tant d’illustres provençaux qu’on voit accourir de toutes parts à la voix du Souverain Pontife, et prendre la croix. Autran commence par offrir une partie de ses biens à Dieu, afin de se le rendre favorable pendant son voyage. Toute la noblesse de la Gascogne, du Languedoc, de la Provence, du Limousin et de l’Auvergne partent nombreux à la croisade.

Les habitants effrayés s’enfuyaient dans les montagnes avec tout ce qu’ils possédaient, et se cachaient comme des bêtes fauves dans l’épaisseur des forêts. Adhémar de Monteil porte la Sainte Lance. Robert II de Normandie au siège d’Antioche. Les Provençaux, comme on les surnomme, se retrouvent dans un pays sans chemins praticables, sans animaux, sans oiseaux, sans récoltes.