La prise de Rome par les Gaulois PDF

Gallia Cisalpina fut conquise en -203 et la Gallia Narbonensis en -123. La Gaule romaine a la prise de Rome par les Gaulois PDF cinq siècles, jusqu’à ce que le dernier état croupion romain, le domaine de Soissons, ne tombe aux mains des Francs en 486.


En 390 av. J.-C., les Gaulois s’emparent de Rome et détruisent la ville dans un gigantesque incendie : les Romains des temps ultérieurs avaient gardé un souvenir effrayé de cette catastrophe, la seule fois de leur histoire où leur ville avait été prise par l’ennemi. En réalité, le récit grandiose que les historiens de l’Antiquité faisaient de l’événement a très largement déformé ce qui s’est réellement passé : les Gaulois se sont contentés de repartir de Rome, sans l’incendier, avec la rançon que leur ont versée ses habitants. Mais ceux-ci ont donné une présentation des faits démontrant comment ils ont été capables, au plus profond du désastre, de trouver en eux-mêmes les ressources qui leur ont permis de surmonter la crise : celle-ci n’est que la transposition d’un vieux schéma mythique qu’on retrouve chez plusieurs peuples indo-européens et où était relatée la victoire des dieux sur les démons lors de la crise eschatologique qui verra leur affrontement à la fin du monde.

Situation de la Gaule dans l’empire romain. Le nom de Gallia est attesté pour la première fois chez Porcius Caton vers 168 av. Au Moyen Âge, l’historien Richer de Reims donne une étymologie pittoresque au nom propre Gaule dans ses Historiae :  j’ai jugé à propos de n’indiquer que les parties d’une seule partie de l’Europe, la Gaule. On ne connaît pas avec certitude l’étymologie du terme latin Gallia, mais il pourrait être lui-même un emprunt au celtique. Walha est à l’origine de wallon et de Wales, Galles, gallois. Gallia n’est alors plus utilisé que dans les ouvrages savants ou littéraires pour faire référence aux temps de l’Empire romain, sous une forme qui finit par être francisée. Walha qui viendrait des Francs et dont on n’a aucune attestation, mais résulterait simplement de la francisation savante de Gallia, sur l’exemple de Wace dans le Roman de Rou.

Il existe d’autres exemples de non-palatalisation concernant des mots voisins, mais les raisons diffèrent. Lorsque César arrive en Gaule en -58, une partie du territoire est déjà aux mains des Romains : le sud de la Gaule, des Pyrénées orientales jusqu’au lac Léman, a été conquis entre les années -125 et -121 et transformé en province. Dans l’incipit de la Guerre des Gaules, César explique que la Gaule est divisée en trois parties : l’Aquitaine, la Celtique et la Belgique. Se faisant, il présente la Gaule comme une unité, bien qu’il existe des divisions internes. Vue générale des territoires de la civilisation de Hallstatt et de La Tène. Si la Gaule proprement dite apparaît sous la plume des Romains, elle trouve sa définition arbitraire actuelle à travers l’histoire de sa conquête par ces derniers. Celtes ont pu peupler l’Europe centrale, venant de l’Est, en remontant la vallée du Danube.

Pour les Celtes comme pour la plupart des autres populations ayant constitué l’Europe, il n’est pas possible, en l’état actuel des connaissances, de dater précisément le phénomène, faute de trace écrite. Ces liens peuvent s’expliquer d’une part par la présence d’une même tribu sur différents territoire en Europe, et d’autre part par l’existence d’un réseau de  clientèles  qui tient de proche en proche certaines tribus, certains peuples dans la dépendance d’autres, plus riches ou plus nombreux et disposant éventuellement d’un territoire plus étendu. En définitive, des nombreux peuples ou fédérations de peuples présents en Gaule à la veille de la conquête romaine, il reste des contours de  frontières , dont la position exacte fait cependant débat et un  substrat  linguistique longtemps sous-évalué. La majorité des habitants de la Gaule protohistorique parlent principalement 3 langues, déclinées en plusieurs dialectes. Jules César mentionne cependant qu’à son époque les trois parties de la Gaule se distinguent par les coutumes, les mœurs, mais aussi par la  langue .

Aquitains au sud de la Garonne jusqu’aux Pyrénées parlaient une langue issue du proto-basque : l’aquitain. Et qu’enfin les Belges se seraient peut-être exprimés pour certains d’entre eux dans un dialecte proto-germanique. La Gaule, contrairement à l’idée préconçue qui veut qu’elle soit couverte de forêts dans lesquelles les Gaulois pratiquent essentiellement la chasse, est largement défrichée pour constituer des terres agricoles très riches avec de nombreuses fermes. En effet, pendant ses campagnes, César trouva toujours sur place le blé nécessaire à la nourriture de ses troupes, et pourtant, le soldat romain était gros consommateur de froment. Les ports fluviaux situés à proximité des régions productrices jouaient le rôle d’entrepôts où sont concentrées les réserves de blé. Elle était constituée principalement de cochon, mais aussi de bœuf dans le centre de la Gaule, de chèvre et de mouton dans le Midi et de chevaux dans le Nord, plus épisodiquement de chien, de cheval ou de volaille. Les salaisons et la charcuterie gauloise étaient réputées à Rome.

Le philosophe grec stoïcien Posidonios, dans son Histoire, décrit les boissons gauloises. Au total, ce sont plus d’une dizaine de millions d’hectolitres qui furent importés de République romaine et de la Provincia entre 150 et 50 av. Le cheval a toujours tenu une grande place dans la vie des Gaulois, au point de figurer sur leurs pièces de monnaie. On dit que la cavalerie était un élément essentiel de leur puissance militaire.

Lors de la guerre des Gaules, les effectifs engagés étaient énormes, ce qui supposait un élevage de chevaux très actif. Pourtant, il semble que l’élevage se soit développé davantage sous le pouvoir romain. L’abondance de moyens fait soupçonner l’importance du réseau routier et des échanges commerciaux. Dans ce domaine encore, les Gaulois bénéficièrent de l’effort soutenu des populations antérieures.

La diffusion des matières les plus recherchées, à partir de leurs centres de production, avait entraîné la recherche des itinéraires les plus aisés. Au premier âge du fer, les échanges ne sont plus limités aux matières premières. Il faut attendre la descente des Gaulois sur la côte de Provence pour qu’enfin des relations directes pussent s’établir entre Marseille et la Celtique. Dès lors, un avenir brillant s’ouvre pour la voie la plus expressive que la nature avait inscrit sur le sol de la Gaule.

Chaque peuple gaulois était indépendant du point de vue du monnayage, certains plus productifs que d’autres, mais il y a tout lieu de supposer que les pièces en métaux précieux circulaient entre peuples voisins. Rhône, et les peuples ayant des mines d’or, comme les Arvernes, frappent des statères qui sont aussi un moyen d’affirmer leur souveraineté et leur puissance. Parisii produisent leur célèbre et magnifique statère d’or au cheval. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.