La Quête de l’Afrique dans le candomblé PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Bénin et au Togo, comme dans le célèbre marché des féticheurs à Lomé. Noirs capturés, réduits en esclavage, originaires de cette région d’Afrique répandirent le culte vaudou aux Caraïbes et en Amérique. Canada où de nombreuses communautés la Quête de l’Afrique dans le candomblé PDF vu le jour et tentent de mettre ce système de croyance au devant de la scène.


Les cultes afro-brésiliens sont souvent analysés comme étant des entités figées, indépendantes les unes des autres. Stéfania Capone propose ici une interprétation originale du champ religieux afro-brésilien révélant l’existence d’un continuum qui, de l’umbanda au candomblé nagô, fait ressortir le jeu complexe des adaptations rituelles et politiques au sein du mouvement de réafricanisation. L’Afrique, terre mythique et référence de légitimation, fait l’objet d’une ré-appropriation constante incarnée à tour de rôle par les maisons de culte bahianaises, considérées comme les seules dépositaires de la tradition au Brésil

Le mot vaudou provient du terme vodoun de langue Fon. Le « n » final de vodoun, quasi inaudible par les occidentaux qui ne pouvaient percevoir les subtilités sonores de cette langue, fût retiré, donnant ainsi le terme vaudou, ayant plusieurs orthographes selon les pays en fonction de ce que les colons ont phonétiquement rapporté. Le mot Fon vodoun est lui-même tiré d’un mot Yoruba signifiant  dieu . Le vaudou désigne donc l’ensemble des dieux ou des forces invisibles dont les hommes essaient de se concilier la puissance ou la bienveillance. Il est l’affirmation d’un monde surnaturel, mais aussi l’ensemble des procédures permettant d’entrer en relation avec celui-ci. Le vaudou correspond au culte yoruba des Orishas. Le vaudou peut être décrit comme une culture, un héritage, une philosophie, un art, des danses, un langage, un art de la médecine, un style de musique, une justice, un pouvoir, une tradition orale et des rites.

Avec la traite négrière, la culture vaudoue s’est étendue à l’Amérique et aux îles des Caraïbes, notamment Haïti. La pratique de leur religion et culture était interdite par les colons, passible de mort ou d’emprisonnement, et se pratiquait par conséquent en secret. Le vaudou a cependant intégré les rites et conceptions catholiques, le rendant ainsi acceptable. Ainsi est né le  vaudou chrétien . Le vaudou a perduré et ses pratiquants affichent sans craintes leur croyance. Autel vaudou et fétiches à Abomey au Bénin, mars 2008. Le panthéon vaudou est avant tout constitué des forces de la nature, comme dans le chamanisme.

Dieu suprême qui règne sur les autres dieux. Mawu n’ayant pas de forme, il n’est donc jamais représenté, ni en peinture ni associé à des objets, comme le sont les autres vaudous. Mawu est incréé et créateur de tous les autres vaudous. Mawu n’intervient pas dans la vie des hommes. Il aurait créé les autres vaudous pour qu’ils soient en relation avec les hommes et le monde.

Mawu doit se traduire par  l’inaccessible . Les chrétiens Ewés et Fons utilisent le même mot Mawu pour désigner le Dieu chrétien. Le panthéon vaudou est fait d’une multitude de Lwas, qui sont des esprits, des divinités inférieures, pouvant entrer en communication et même collaborer avec les humains. Une des plus importantes Lwas est Erzulie, ou Erzulie Freda, déesse de l’amour. Dans le vaudou en Afrique, il n’y a pas les concepts de paradis et d’enfer.