La question de Palestine, tome 1 : 1799-1921 PDF

Palestine sous mandat britannique de 1922 à 1948. Société des Nations en Palestine en 1920 et établi à partir de 1923. Le 8 décembre, les Britanniques déposent la question de Palestine, tome 1 : 1799-1921 PDF projet de mandat définitifn. Ses termes exacts et sa délimitation furent l’objet de tractations entre Britanniques, Français, Arabes et Juifs dans le contexte des différents accords et promesses passés entre eux.


Palestine , tel que défini par la Déclaration Balfour de 1917 et repris dans les dispositions du mandat. La Palestine mandataire fut le terrain d’un conflit de plus en plus violent entre Arabes et Juifs palestiniens dont les revendications nationalistes respectives ne purent être conciliées par les Britanniques. Ainsi, entre 1936 et 1939, une grande révolte arabe éclata. Le texte du mandat est formellement confirmé par les Nations Unies le 24 juillet 1922, et prend effet le 29 septembre 1923. Le mandat a pour but de mettre en effet l’article 22 du pacte de la Société des Nations et les résolutions de San Rémo du 25 avril 1920. En août 1919, selon Balfour, la Palestine comprend des territoires à l’est du Jourdain. La frontière nord du mandat est définie selon les accords franco-britanniques de 1920 puis est modifiée avec les accords Paulet-Newcombe.

La liberté de conscience et la liberté de culte sont garanties par l’autorité mandataire selon l’article 15 du mandat. La Grande-Bretagne met fin au gouvernement militaire par un Décret en conseil. Durant la Première Guerre mondiale, les Britanniques cherchent auprès des Arabes un soutien pour mener leur offensive contre l’Empire ottoman à partir de l’Égypte. La même année, le corps expéditionnaire du général Edmund Allenby, comprenant notamment les volontaires juifs de la Légion juive, repousse hors de Palestine les forces ottomanes et allemandes avec le soutien des forces arabes d’Hussein qui prennent Damas.

Dès la fin de la guerre, les représentants des organisations sionistes mettent en place en Palestine les structures de base d’un  foyer national juif . En 1919, à la conférence de paix de Paris, les États victorieux se partagent l’Empire ottoman et y décident notamment de la mise en place de Mandats. Ces dernières sont néanmoins contraires aux accords Sykes-Picot. Le 20 avril, la conférence de San Remo entérine malgré tout la décision de mise en place des mandats français en Syrie et au Liban et d’un mandat britannique sur la Palestine. Toutefois, suite aux événements de 1920 et à de nouvelles émeutes en 1921, les autorités britanniques précisent, avant sa publication finale, plusieurs limites dans la portée du mandat sur la Palestine.

Palestine en entier devrait être convertie en un foyer national juif, mais qu’un tel foyer devrait être fondé en Palestine. Ils exigent également des autorités sionistes qu’elles reconnaissent ces faits avant la publication officielle des termes du mandat. Elles entrent officiellement en vigueur le 29 septembre 1923 quand les Français et les Britanniques officialisent le tracé des frontières entre leurs mandats. Les territoires du Mandat britannique correspondent à l’Israël moderne, aux territoires palestiniens et la Jordanie. La partie située à l’ouest du Jourdain conserve le nom de Palestine.

Pour répondre aux termes du mandat, l’Agence juive est créée. L’Agence juive devient progressivement un proto-État doté d’une assez large autonomie au sein de l’empire britannique. Selon Justin Mc Carty, Henry Laurens et Nadine Picaudou, la population juive en 1914 est autour de 60 000. 85 000 a été popularisé par J.

Baron, premier directeur du recensement dans la Palestine du mandat et repris à Arthur Ruppin responsable du Bureau de la colonisation juive. La population arabe rejette le projet sioniste et aspire également à son indépendance. Des manifestations sont organisées contre l’immigration juive et contre le mandat. Des délégations sont envoyées auprès des autorités de Londres. Le mufti Amin al-Husseini est fortement opposé à ses actions ouvertes. Sa mort est l’un des éléments déclencheurs de la grande révolte arabe de 1936-1939 qui voit les Arabes palestiniens, secondés par des volontaires des pays voisins, entrer en lutte armée contre les Britanniques. En riposte aux attaques arabes, l’Irgoun, une milice sioniste de droite, organise de son côté de nombreux attentats.

L’importance stratégique de la Palestine s’est encore accrue avec l’ouverture de l’oléoduc de Mossoul à Haïfa en 1935. Le grand mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini, principal instigateur de la grande révolte arabe de 1936 a fui la Palestine en 1937 pour le Mandat français du Liban. Durant la guerre, il soutient la révolte anti-britannique de Rachid Ali al Gaylani puis se réfugie en Italie et en Allemagne. La Seconde Guerre mondiale est globalement une période de trêve entre les protagonistes. Malgré leurs 100 000 hommes en Palestine, les Britanniques sont démunis face à cette violence qu’ils ne peuvent mater comme la révolte arabe de 1936. Entre le vote du plan de partage et la fin officielle du mandat 6 mois plus tard, la Palestine connaît une période de guerre civile entre ses communautés juive et arabe.

Des volontaires arabes étrangers entrent en Palestine mandataire et début avril, la Haganah passe à la contre-offensive. L’administration britannique se termine le 14 mai 1948. Les soldats anglais se sont retirés progressivement de la région. Les recensements, effectués à l’époque par les Britanniques, ne pouvaient tenir compte de l’immigration illégale des Juifs ou des Arabes, et il n’y avait pas assez d’informations pour fournir des estimations de ces nombres.