La révélation et le droit : Précédé de Lettre à Rome PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. La Liseuse de Fragonard, vers 1770, conservée à la National Gallery of La révélation et le droit : Précédé de Lettre à Rome PDF, Washington.


Edmond Ortigues présentait ainsi, peu avant sa mort, La Révélation et le Droit, qu’il se préparait à publier :  » Il a fallu des millénaires pour que le droit se différencie peu à peu de la religion, et finalement se laïcise. D’où viennent les difficultés ? La première partie de ce livre étudie les conceptions de la société chrétienne au début et à la fin du Moyen Âge : la question des « trois ordres » à l’époque carolingienne, puis les traditions au concile de Trente. Il apparaît que la Loi divine est identifiée par référence aux origines de la communauté croyante, suivant le même schéma par lequel les peuples se divisent par référence à leurs origines ancestrales. L’histoire de la religion est la préhistoire du droit. Cependant, au cours des siècles, le sentiment religieux échappe de plus en plus à l’institution à mesure qu’il devient plus personnel. Dans cette perspective, le thème de la deuxième partie montre que les différences entre lois rituelles et lois civiles supposent deux attitudes différentes à l’égard de l’histoire. Finalement la question se résume dans une question centrale : comment identifier un dieu ? Comment le distinguer de ce qui n’est pas lui ? L’identification de la divinité est normative, institutionnelle, législative plutôt que démonstrative. D’où l’interrogation de saint Augustin : « Qu’est-ce que j’aime quand j’aime mon Dieu ? » (Confessions, XI).  » À cet ensemble, introduit par Dominique Iogna-Prat, a été adjointe, en ouverture, la fameuse  » Lettre à Rome  » de 1950-1952, restée inédite. Dans ce texte vibrant qu’Edmond Ortigues a intitulé  » Le problème de la liberté d’expression dans les structures actuelles de l’Église « , on peut voir un appel à  » la lutte contre la magie sociale des mots  » : dans un monde où  » l’exigence critique est devenue affaire de loyauté, l’inconscience devient une complicité, le refus de voir, refus d’aimer « .

Le roman est un genre littéraire, caractérisé essentiellement par une narration fictionnelle. La place importante faite à l’imagination transparaît dans certaines expressions comme  C’est du roman ! Depuis son apparition, le genre romanesque a connu de nombreuses évolutions formelles et mises en question, aussi bien dans sa réception publique que du fait des écrivains. Histoire et aussi avec la généralisation de l’apprentissage de la lecture par l’école et la diffusion imprimée. Toute tentative de définition satisfaisante du roman est étroitement liée à l’identification de ses origines. Ainsi, nombreux sont les théoriciens du roman qui ont cherché à appuyer leurs théories génériques sur des théories étymologiques.

Voilà pourquoi une entrée satisfaisante pour tenter de définir le terme de roman peut se trouver dans l’origine même de ce mot. Au Moyen Âge, l’usage du latin se restreint aux textes écrits tandis que les communications orales se font en langue romane. Le latin n’étant connu que d’une minorité de la population, constituée essentiellement de religieux et de lettrés, il faut alors transcrire ou écrire en langue romane certains textes afin de les rendre accessibles à un public plus large. Le terme se met à désigner progressivement un genre littéraire à part entière. Le terme commence alors à se rapprocher de son sens moderne, celui de récit fictif à épisodes centré autour d’un ou de plusieurs personnages. Le roman a tout d’abord été le récit d’une aventure fantastique, comprenant un personnage idéal vivant une aventure idyllique elle-même.