LA SAVOIE, PROMENADES LITTERAIRES DANS LES ALPES PDF

Son père, François-Xavier Maistre, est président du Sénat de Savoie. Sa mère, Marie-Christine de Motz, meurt alors qu’il vient d’avoir dix ans. Ce régiment sera ensuite stationné à Chambéry, Pignerol, Fenestrelle puis à Turin. Le 6 LA SAVOIE, PROMENADES LITTERAIRES DANS LES ALPES PDF 1784, Xavier de Maistre se porte volontaire pour participer à une ascension en Montgolfière.


Dans mes pérégrinations, j’ai pris l’habitude d’avoir toujours une boîte d’aquarelle. J’ai ainsi rapporté d’un peu partout des croquis, des impressions fugitives saisies à un instant donné. En promenant mon pinceau à travers la Savoie et sa verdure j’ai tissé avec le paysage un lien privilégié, une sorte de connivence. Ces carnets sont une balade au gré des hasards, des rencontres, de l’humeur et de la fantaisie

Xavier, en uniforme de la Marine royale, prend place dans la nacelle en se cachant sous une bâche pour n’être point vu de son père, hostile à son projet. Xavier de Maistre est nommé cadet le 4 octobre 1784, sous-lieutenant le 3 mars 1785 et lieutenant le 24 septembre 1790. En 1793, son régiment, combattant contre les troupes françaises, se replie sur le Petit-Saint-Bernard. Il entre en conversation avec un lépreux, Pierre-Bernard Guasco, qui vivait dans une tour près de l’ancien Hospice de charité, dénommée par la suite  Tour du lépreux .

Cette rencontre est à l’origine de son futur roman. La présence de Xavier de Maistre à Aoste est rappelée entre autres par la rue allant de l’école Monseigneur Jourdain au Grand séminaire jusqu’à la place Émile Chanoux, qui lui a été dédiée. C’est en 1794 qu’il écrit le Voyage autour de ma chambre, au cours des quarante-deux jours d’arrêts qui lui sont infligés dans sa chambre de la citadelle de Turin pour s’être livré à un duel contre un officier piémontais du nom de Patono de Meïran, dont il est sorti vainqueur. Il est nommé capitaine de l’armée sarde le 26 janvier 1797. Sa carrière militaire ne présente pas de perspectives très favorables après 16 ans de service ! Mais le sort va en décider autrement. Dans la nuit du 7 au 8 décembre 1798, Charles-Emmanuel IV abdique, dissout son armée et se réfugie en Sardaigne.

Xavier de Maistre est placé dans la position d’officier sans solde à Turin. Le 31 décembre 1799 à Prague, il est attaché au général en chef Souvorov et lui propose de peindre son portrait. Il est reçu à la table du prince Alexandre Souvorov en présence du prince de Condé et du duc de Berry. Ces deux batailles sont antérieures à son engagement dans l’armée russe.

Xavier de Maistre écrit le 17 mars 1800 depuis Kobryn que Souvorov est malade. Le général, tombé en disgrâce par la volonté du tsar Paul Ier, meurt à Saint-Pétersbourg le 18 mai 1800. Après la mort de Souvorov, le capitaine de Maistre demande son congé de l’armée. Recommandé par le grand-duc Constantin Pavlovitch de Russie, il est placé à Saint-Pétersbourg sous la protection du prince Gagarine. Le 11 février 1803, Joseph de Maistre est nommé ministre plénipotentiaire du roi de Sardaigne auprès du tsar. Mais ce n’est qu’en 1805 que Xavier, en provenance de Moscou, vient s’installer à Saint-Pétersbourg. Le 26 août 1809, il est nommé colonel et rejoint l’armée russe qui se bat dans le Caucase, ce qui lui inspire Les Prisonniers du Caucase.

Il est membre de l’état-major du tsar pendant la campagne de Russie. Dans un court récit, Histoire d’un prisonnier français, il raconte ce qu’il a vu de la retraite de Russie. Le mariage est célébré à la Cour en présence des deux impératrices. Le couple va résider au palais d’Hiver et donner le jour à quatre enfants.

Mais il subit la perte de deux enfants de huit et de trois ans, Alexandrine et André. Russie, Xavier et Sophie de Maistre décident de partir pour l’Italie, sur la recommandation de leur médecin. C’est à Florence que Xavier de Maistre rencontre Lamartine en septembre 1828. Ce dernier lui a dédié un long poème. En avril 1838, Xavier de Maistre décide alors de retourner en Russie avec sa femme, en passant par la Savoie. Le 2 juillet 1839, le couple rentre enfin à Saint-Pétersbourg. Sa femme Sophie Zagriaski qu’il avait épousée en 1813 et dont il a eu quatre enfants morts jeunes, décède le 18 août 1851.