La Tragédie de Coriolan PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. William Shakespeare, créée la Tragédie de Coriolan PDF 1607 et publiée pour la première fois en 1623.


La source principale de la pièce est la vie de Coriolan dans Les Vies parallèles de Plutarque que Shakespeare suit assez fidèlement. Plus généralement, Coriolan est souvent perçu comme un essai philosophique sur la nature du pouvoir et les relations entre les différents acteurs sociaux, essai dans lequel Shakespeare mènerait une réflexion qui dépasse largement le cadre de son époque à travers des images et des métaphores comme celle du corps social ou du théâtre. Ceux qui ne voient pas en Coriolan une pièce historique, mais plutôt une tragédie, pensent que le caractère de Coriolan est au centre de la problématique de la pièce. Les interprétations successives du caractère ambigu de Coriolan reflètent l’évolution de la psychologie depuis la parution de la pièce en 1623. Acte I : ennemi de la plèbe ou sauveur de Rome ? La pièce a pour décor la jeune république romaine en 493 av.

Des émeutes de la faim déchirent la ville, la plèbe en voulant particulièrement à Caius Martius, tenu pour responsable de la famine. Tandis qu’une partie des troupes, commandées par Cominius, marche sur les Volsques, Caius Martius met le siège devant la cité volsque de Corioles et réussit à s’en emparer. Malgré la fatigue du siège et ses blessures, il rejoint ensuite Cominius, affronte Aufidius et met en déroute ses hommes venus le secourir. Coriolan fait ses adieux à sa famille. Volumnia hors d’elle maudit les tribuns de la plèbe. Les volsques apprennent la disgrâce de Coriolan qui se rend auprès d’Aufidius, humblement vêtu.

Ce dernier l’accueille avec des démonstrations de tendresse qui étonnent son entourage et lui propose de prendre la tête des volsques et de marcher sur Rome. L’armée volsque, commandée par un Coriolan au faîte de sa gloire, campe aux portes de Rome. Finalement c’est Volumnia, accompagnée de l’épouse et du fils de Coriolan, qui va fléchir sa résolution. Coriolan accepte de conclure la paix entre romains et volsques. Il retourne chez les volsques où il est assassiné par une bande de conjurés réunis par Aufidius.

Caius Martius, dit Coriolan : issu d’une famille patricienne, il est courageux, intransigeant et susceptible. Il entretient avec sa mère, Volumnia, une relation très étroite. Celle-ci lui propose un modèle de virtus romana qu’il tente de suivre mais auquel il faillit en s’alliant aux volsques. Est-ce de l’orgueil, ce défaut qui afflige ceux que leur bonne fortune tire du sort quotidien ? Est-ce un défaut de jugement qui l’a rendu incapable d’exploiter les opportunités dont il était le maître ?

L’auteur disposait de procédés dramatiques pour lever ces ambigüités : le soliloque ou l’aparté dans lesquels le héros révèle le fond de sa pensée. Il est vrai que cette absence même est signifiante, puisqu’elle est une façon de peindre un personnage d’une franchise brutale, dont la nature est de dire ce qu’il pense, quel qu’en soit le risque. Ce mélange de grandeur et de violence reflète l’idée que se faisaient les élisabéthains d’une Rome admirable à bien des égards, mais païenne dans ses mœurs. Junius Brutus et Sicinius, meneurs de la révolte populaire nommés tribuns après que le sénat eut accepté un compromis avec les émeutiers.

Ils prennent une importance de plus en plus grande dans la ville et réussissent à obtenir l’exil de Coriolan. Il est difficile de les distinguer car les interventions de l’un sont souvent la paraphrase de ce que vient de dire l’autre. Cominius : consul au début de la pièce, admire Coriolan dont il partage l’idéologie aristocratique et se montre prêt à le soutenir quoi qu’il fasse. Aufidius : commandant en chef des Volsques, en quelque sorte l’alter ego de Coriolan. Il hait ce dernier auquel il voue paradoxalement une grande admiration.