La vie en toutes lettres: S’aimer, aimer et être aimé PDF

Le grand succès de la Vie de Marianne doit être attribué en partie à la conformité parfaite entre l’auteur, son siècle, ses personnages et la vie en toutes lettres: S’aimer, aimer et être aimé PDF lecteurs. Il était difficile de porter, dans la Vie de Marianne, plus haut que Marivaux la sagacité qui devine, et parfois l’éloquence qui touche.


Et si la vie n’était ni bonne ni mauvaise mais juste à vivre en toutes lettres c’est à dire avec des A comme Amitié, des B comme Bonheur, des C comme Confiance mais aussi des D comme Désillusion ? Il ne s’agit pas d’éviter les épreuves car nous n’avons pas ce pouvoir sur le monde mais plutôt d’être heureux malgré tout ; faire face au réel et s’abîmer le moins possible. Celui qui dépasse les souffrances qu’engendrent les difficultés découvre qui il est et trouve le sens profond de son passage sur terre. Pour avancer dans sa vie, il doit produire de l’énergie par sa capacité à s’aimer, aimer et être aimé. « La vie en toutes lettres » est un recueil de textes courts et d’exercices sur des sujets très variés. Il s’adresse à toutes les personnes qui veulent progresser dans la connaissance d’elles-mêmes pour plus d’épanouissement et de confort tant dans leur vie personnelle que professionnelle. A vous de lire les textes qui vous interpellent et réajuster votre vision de la vie pour devenir la personne qui au fond de vous demande à s’éveiller.

Uniquement appliqué à serrer de près la vérité, l’auteur décrit son sujet avec une abondance de détails. La Vie de Marianne a plu à son époque qui a aimé suivre, dans la vie, une jeune orpheline partie de la condition la plus humble, et les rudes épreuves qu’elle a dû affronter avant de parvenir à la considération et à la fortune, même si les conditions en demeurent inconnues du fait de l’inachèvement du roman. Pour la première fois peut-être dans le roman, l’esprit fait vivre autant que la passion un récit sans cesse entrecoupé de fines réflexions qui viennent s’immiscer dans le fil de l’action sans pour autant jamais l’interrompre. Les représentations, les réflexions et les anecdotes s’y mêlent tout à la fois de façon charmante et opportune et s’appellent les unes les autres. Le fait que l’écrivain disparaisse complètement de son œuvre pour laisser parler Marianne ajoute encore à l’illusion et contribue indéniablement à l’entretenir dans l’esprit du lecteur.

Marianne est si réelle qu’il est difficile au lecteur de ne pas être convaincu qu’il lit le récit de quelqu’un qui a véritablement joué un rôle principal dans les aventures qu’il rapporte. Les caractères sont fermes, soutenus et bien accusés. L’auteur a fait de son héroïne un idéal de raison prématurée, d’esprit, de distinction et de beauté, et le mystère qui pèse sur sa naissance, en rendant plus vraisemblable tous les avantages qu’il lui prête, augmente encore l’intérêt qu’elle inspire. C’est un mélange de franchise, de fierté et de raison, où domine déjà un sentiment de coquetterie, qui ne sent ni la recherche ni l’effort. Climal, qui est certainement un personnage bien dessiné et étudié, cet homme que le père Saint-Vincent croit, dans sa candeur, un homme pieux et charitable, n’est qu’un vieux libertin, sous le masque d’un dévot mais c’est à peine s’il peut être appelé un faux dévot car il ne l’est que par accident, par le choix que le père Saint-Vincent a fait de lui pour protéger Marianne. Quant à Madame Dutour, la lingère qui songe plus à ses intérêts qu’à la vertu de sa pensionnaire, Marivaux s’empare avec audace des tours de phrases, des locutions du peuple pour les lui prêter avec art.

Lorsqu’elle fait le récit de ses impressions de jeunesse, Marianne est une grande dame. La douzième partie de la Vie de Marianne est tout entière de Marie-Jeanne Riccoboni. Celle-ci fut, en son temps, louée pour être entrée avec infiniment de talent dans la manière de Marivaux, mais cette impression de fidélité à l’original ne s’est pas prolongée à l’âge moderne. Plusieurs suites apocryphes sont publiées pendant et après cette période : une première paraît en 1739 à La Haye comme  neuvième et dernière partie . Une autre est publiée en 1745 à la suite des 11 parties de Marivaux. L’assassinat de la mère de Marianne. Les Anglais en jugèrent autrement qui firent un accueil enthousiaste à la Vie de Marianne dès l’apparition de la première partie, en 1731.

L’ouvrage connut sa première traduction en anglais dès 1736. Marianne soignée chez Valville après sa chute. Marianne a été élevée par un curé de village et sa sœur après le meurtre de sa mère par des voleurs de grand chemin. Après le décès de la sœur du curé avec qui elle était montée à Paris, Marianne se retrouve seule dans une auberge. Le père Saint-Vincent, un religieux dont elle a sollicité l’aide, la recommande à la bienveillance d’une de ses ouailles, Monsieur de Climal, qui la place chez Madame Dutour, une lingère. Marianne, parée de ses habits neufs, se rend à la messe où elle fait grand effet.