La vie quotidienne des soldats pendant la Grande Guerre. PDF

Poilus au repos devant un abri. Poilu est le surnom donné aux soldats français de la Première Guerre mondiale qui étaient dans la vie quotidienne des soldats pendant la Grande Guerre. PDF tranchées. Ce surnom est typique de cette guerre et ne fut utilisé qu’en de rares et exceptionnels cas pendant la Seconde Guerre mondiale. Poilu  dans le désert d’Égypte durant la Seconde Guerre mondiale.


Collection de l’Office of War Information américain. Avant d’être le soldat de la Marne, le  poilu  est le grognard d’Austerlitz, ce n’est pas l’homme à la barbe inculte, qui n’a pas le temps de se raser, ce serait trop pittoresque, c’est beaucoup mieux : c’est l’homme qui a du poil au bon endroit, pas dans la main ! Ce terme militaire datant de plus d’un siècle avant la Grande Guerre,  désignait dans les casernes où il prédominait, l’élément parisien et faubourien, soit l’homme d’attaque qui n’a pas froid aux yeux, soit l’homme tout court . Marcel Cohen, linguiste lui aussi mobilisé et participant à l’enquête, précisa qu’en langage militaire le mot signifiait individu. Jehan Rictus, poète et écrivain populaire, fut beaucoup lu dans les tranchées. Mais depuis 1914, dit Albert Dauzat qui étudiait l’étymologie et l’histoire des mots, le terme  poilu  désigne pour le civil  le soldat combattant  qui défend notre sol, par opposition à  l’embusqué . Une version populaire de la signification prétend que le surnom fut donné pendant la Grande Guerre, du fait des conditions de vie des soldats dans les tranchées.

Ils laissaient pousser barbe et moustache et, de retour à l’arrière, paraissaient tous  poilus . Articles détaillés : Liste des derniers anciens combattants de la Première Guerre mondiale et Bleuet de France. Lazare Ponticelli mort le 12 mars 2008 à l’âge de 110 ans, dernier  Poilu  français. L’écrivain et académicien français Max Gallo prononça l’éloge funèbre du disparu. Dans la tranchée, le pis, ce sont les torpilles.

Le déchirement produit par ces 50 kg de mélinite en éclatant est effroyable. Quand l’une d’elles tombe en pleine tranchée, et ces accidents-là arrivent, elle tue carrément 15 à 20 types. Je ne suis plus qu’un squelette où la figure disparaît sous une couche de poussière mêlée à la barbe déjà longue. Je tiens debout comme on dit en langage vulgaire. Garde le souvenir précieux des poilus. Le poilu, c’est celui que tout le monde admire, mais dont on s’écarte lorsqu’on le voit monter dans un train, rentrer dans un café, dans un restaurant, dans un magasin, de peur que ses brodequins amochent les bottines, que ses effets maculent les vestons de dernière coupe, que ses gestes effleurent les robes cloches, que ses paroles soient trop crues. C’est celui que les officiers d’administration font saluer.

Le poilu, c’est le fantassin, le fantassin qui va dans la tranchée. Combien sont-ils les poilus sur le front ? Beaucoup plus qu’on ne le croit. Les illustrés ou les clichés de leurs appareils tentent de les faire passer à la postérité par le crayon de leurs artistes. Les femmes malades tentent de flirter avec eux par lettres. Mais lorsqu’ils sont au repos, les laisse-t-on se reposer ? Ont-ils leurs journées pour les populariser comme en ont eu le 75, l’aviation, le Drapeau belge, etc.

Poilus dans les tranchées, avec au premier plan un mortier de tranchée. Dans les différents pays qui prirent part à la Première Guerre mondiale, les combattants reçurent aussi des surnoms. Le terme  Poilus  reste uniquement appliqué aux combattants français. Radio-France, 1998, puis Éditions Libio , Pössneck, 2001, p. Caroline Fontaine, Laurent Valdiguié,  Mon grand-père était un poilu . 1918, étudiés dans leur étymologie, leur développement et leur usage, Éditions Bossard, 1919.

Jacques Meyer, La vie quotidienne des soldats pendant la Grande Guerre, Hachette, 1966. Pierre Miquel, Les Poilus, Plon, 2000. Pierre Miquel, Les Poilus d’Orient, Fayard, 1998. 1914-1918 – Mon papa en guerre – lettres de poilus, mots d’enfants présentées par Jean-Pierre Guéno, Librio, 2003. La bande dessinée de Tardi, C’était la guerre des tranchées, où il met en image ce que son grand-père, simple soldat, lui a raconté de la vie dans les tranchées.