Langue et culture : mariage de raison ? PDF

Du françois au français Naissance et évolution langue et culture : mariage de raison ? PDF français Le français est une langue romane. Au Moyen Âge, la langue française est faite d’une multitude de dialectes qui varient considérablement d’une région à une autre.


La culture ne peut se concevoir en dehors d’une communauté particulière dont les frontières, qu’elles soient géographiques, politiques ou conceptuelles, disciplinaires ou professionnelles, ne sont ni stables, ni permanentes. Pour suivre la construction, l’évolution ou la destruction de cette communauté et de ses frontières, la langue utilisée pour en exprimer les croyances et les valeurs peut constituer un outil privilégié. Toutefois, pour comprendre une langue donnée, ne doit-on pas connaître et comprendre la culture sous-jacente et son histoire ? Sinon ne risque-t-on pas de voir apparaître une langue artificielle, comme le globish ou Global English, par exemple, ou les différents sabirs qui sortent de Bruxelles? À moins qu’il ne s’agisse de la construction de nouvelles cultures, ce qui pose alors la question des procédés mis en jeu et des approches qui permettent de les mettre en évidence. À travers différentes études – sur l’évolution du discours à propos de l’environnement, le discours du président de la Réserve fédérale américaine, le vocabulaire benthamien, les rapports entre droits anglais et américain, la traduction de textes juridiques espagnols en français, la terminologie des droits de l’homme et, enfin, la problématique linguistique et culturelle des partenaires sociaux – les auteurs questionnent les liens entre langue et culture : ces dernières forment-elles toujours un couple harmonieux ? Existe-t-il des cas de mésalliance, voire d’échec ? Et, lorsqu’il y a séparation ou divorce, de quelle nature sont les dissonances et quelles sont alors les stratégies mises en place? Telles sont les interrogations qui tissent le fil conducteur de cet ouvrage.

Avec l’établissement et l’affermissement de la monarchie capétienne, c’est la langue d’oïl qui s’impose progressivement. Université et dans celui de l’Église. Inversement, l’essor de la langue française et la généralisation de son emploi sont des facteurs déterminants dans la construction de la nation française. Article 110 : Afin qu’il n’y ait cause de douter sur l’intelligence des arrêts de justice, nous voulons et ordonnons qu’ils soient faits et écrits si clairement, qu’il n’y ait, ni puisse avoir, aucune ambiguïté ou incertitude, ni lieu à demander interprétation. Villers-Cotterêts, l’excellence et la prééminence du français en matière de poésie. On le voit, l’attachement résolu à la langue française répond à une exigence à la fois politique, juridique et littéraire.

C’est la même exigence qui conduit à la création de l’Académie française en 1635. Académie sera de travailler avec tout le soin et toute la diligence possibles à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences . C’est la langue de l’aristocratie et des personnes cultivées dans tout le Nord de l’Europe, en Allemagne, en Pologne, en Russie C’est aussi la langue de la diplomatie. Tous les grands traités sont rédigés en français, alors qu’ils l’étaient auparavant en latin. Transformations et réformes de l’orthographe Depuis la première édition du Dictionnaire de l’Académie, qui représentait déjà un effort normatif sans précédent, l’orthographe s’est considérablement transformée, tant du fait d’une évolution naturelle que par l’intervention raisonnée de l’Académie, des lexicographes et des grammairiens. L’Académie s’est employée, tout au long de son histoire, à maintenir un équilibre entre ces différentes exigences, l’expérience prouvant que les projets abstraits des réformateurs ne sauraient à eux seuls faire plier l’usage.

Le système éducatif avait besoin de règles fermes qui pussent être enseignées aux élèves. Au terme de débats passionnés, deux arrêtés fixèrent, en 1900 et 1901, de simples tolérances orthographiques et syntaxiques pour les examens et concours de l’Instruction publique. En 1990, le Conseil supérieur de la langue française fit paraître au Journal officiel un document intitulé Les rectifications de l’orthographe. Malgré la modération et le bon sens de ces propositions, la presse s’empara du sujet et entretint une querelle passablement artificielle.

L’Académie approuva à l’unanimité le document, mais resta fidèle à sa ligne de conduite traditionnelle en demandant que lesdites recommandations ne soient pas mises en application par voie impérative et notamment par circulaire ministérielle . La politique linguistique aujourd’hui Jugeant que la concurrence de l’anglais, même dans la vie courante, représentait une réelle menace pour le français et que les importations anglo-américaines dans notre lexique devenaient trop massives, les autorités gouvernementales ont été amenées, depuis une trentaine d’années, à compléter le dispositif traditionnel de régulation de la langue. 1972, des commissions ministérielles de terminologie et de néologie sont constituées. Elles s’emploient à indiquer, parfois même à créer, les termes français qu’il convient d’employer pour éviter tel ou tel mot étranger, ou encore pour désigner une nouvelle notion ou un nouvel objet encore innommés. Ces termes s’imposent alors à l’administration. Au cours des années 1990, un ensemble législatif plus cohérent et plus complet est mis en place.

Un nouvel alinéa est ajouté, le 25 juin 1992, à l’article 2 de la Constitution : La langue de la République est le français. Se fondant sur ce principe, la loi du 4 août 1994, dite loi Toubon , élargit les dispositions de la loi de 1975. Académie française devenant indispensable pour que les termes recommandés soient publiés, avec leurs définitions, au Journal officiel. La féminisation des noms de métiers, fonctions, grades ou titres : controverse En 1984, le Premier ministre crée une commission de terminologie relative au vocabulaire concernant les activités des femmes . L’Académie française, qui n’avait pas été consultée, fait part de ses réserves dans une déclaration préparée par Georges Dumézil et Claude Lévi-Strauss. Une circulaire du Premier ministre recommanda, en 1986, de procéder à la féminisation des noms de métiers, fonctions, grades ou titres dans les textes officiels et dans l’administration.

Puis, en 1997, certains ministres du gouvernement préconisèrent pour leur compte la forme féminisée la ministre , ce qui provoqua une nouvelle réaction des académiciens. Le rapport de la commission a été remis au Premier ministre en octobre 1998. Il rappelle qu’une intervention gouvernementale sur l’usage se heurterait très vite à des obstacles d’ordre juridique et pratique, et qu’on peut douter, de toute façon, qu’elle soit suivie d’effet. Oriens Christianus, Band 92 Jahr 2008, z.

Cette étude, parue début 2009 dans la revue allemande Oriens Christianus, démontre qu’il n’en était pas ainsi. Tout chercheur attentif ainsi que n’importe quel traducteur se rend compte du fait que ces compréhensions ne s’accordent pas avec de nombreuses fois où apparaît l’une de ces deux expressions. Saoudiens sont obligés de faire à certains endroits dans leur traduction. Sans ces clefs de compréhension, la lecture du texte coranique actuel ne peut pas sortir d’un carcan d’obscurités et de contradictions. Au centre des multiples questions qui peuvent se poser, il en est une qui est fondamentale : quand le texte coranique évoque les gens du Livre ou l’appellation de nasârâ, de qui parle-t-il exactement ? Le problème que pose d’emblée l’appellation de nasârâ-nazaréens n’est pas mince. Pourquoi seraient-ils appelés autrement dans le Coran ?

Les chrétiens se seraient-ils trompés d’appellation durant six siècles avant l’Islam ? Certes, on peut le comprendre : tout au long du Coran, les chrétiens sont accusés d’associer à Dieu et sont voués à l’enfer. Or, le premier de ces versets et, implicitement, le second vouent les nasârâ au Paradis. La contradiction est telle qu’en ce dernier verset, nasârâ est rendu par Nazaréens par beaucoup de traducteurs.