Lannes Marechal D’empire PDF

L’impératrice Joséphine dit à propos de Pérignon dans une lettre adressée à la sœur de ce dernier :  L’Empereur l’aime beaucoup et je lui suis très attachée. Dominique-Catherine Pérignon, lieutenant-colonel dans la Légion des Lannes Marechal D’empire PDF en 1792, Louis-Félix Amiel, 1835. Toulouse en 1706, Pérignon entreprend après de bonnes études une carrière militaire.


Il obtient un brevet de sous-lieutenant dans le corps des grenadiers royaux en Guyenne en 1769. Rentré depuis quelque temps déjà dans la vie civile, avec la maturité de l’exercice et des années, il ne tarde pas à s’associer au nouvel ordre des choses. Il accueille les événements de 1789 avec bienveillance et en épouse les idées. Il accepte les fonctions de juge de paix du canton de Montech. En juillet 1793, Pérignon participe aux combats de Thuir et du Mas-de-Serre.

Il est élu par la Haute-Garonne au Conseil des Cinq-Cents. Remis en activité en 1799, il se voit confier le commandement des troupes de Ligurie. Il reprend son rang de bataille à l’armée d’Italie. Bonaparte le fait nommer vice-président du Sénat conservateur en 1801. Retiré de l’armée active, Pérignon rentre ainsi dans la carrière législative par la première magistrature de la République. Le premier Consul le jugeait déjà trop mûr pour le champ de bataille. On peut marquer ici le terme de sa vie militaire.

Français pourraient-ils ne pas consacrer cette si grande prédilection dont le ciel les a favorisés en vous plaçant à leur tête ! Dix jours plus tard, le Sénat allait saluer Napoléon du titre d’Empereur. Déjà âgé lors de sa nomination, le parcours militaire de Pérignon est derrière lui lorsqu’il reçoit son bâton de maréchal. Le reste de sa carrière est essentiellement voué à des tâches administratives. Il est par ailleurs fait chevalier de Saint-Louis. Il n’y réussit pas et reste éloigné des affaires pendant les Cent-Jours. Réintégré à la seconde Restauration le 10 janvier 1816, il passe avec le même titre dans la 1re division militaire, et reçoit le 3 mai suivant la croix de commandeur de l’ordre de Saint-Louis, gouverneur militaire de Paris, puis marquis en 1817.