Le Chewing-gum des yeux PDF

Allégorie du goût par Jan Brueghel l’Ancien et Pierre Paul Rubens, 1618. Un aliment est plus ou moins goûteux et on évalue sa sapidité en le goûtant afin de percevoir l’intensité des saveurs. S’il est perçu comme bon, il est qualifié de savoureux ou goûteux. L’odorat, qui permet de le Chewing-gum des yeux PDF les substances chimiques volatiles, est un sens proche de celui du goût.


Le vocabulaire français entretient ainsi une confusion en ce qui concerne le terme  goût  car, dans le langage courant, on dit par exemple  goût de fraise  ou  goût de fumée  pour désigner des arômes, lorsqu’ils sont perçus par rétro-olfaction. Les insectes peuvent reconnaître les goûts grâce aux chémorécepteurs à l’intérieur des soies présentes sur leurs pattes et leurs pièces buccales. Les insectes possèdent aussi des soies olfactives, habituellement localisées sur leurs antennes, qui leur permettent de détecter les substances chimiques volatiles. Elles sont regroupées dans des structures sphériques, appelées calicules ou bourgeons gustatifs, dont la composition varie en fonction de la localisation.

C’est ensuite au niveau du cortex cérébral, dans la région préfrontale du cerveau, que toutes ces informations, et celles de l’odorat, sont traitées par l’organisme. Aristote distingue dans les saveurs le doux, l’amer, l’onctueux, le salé, l’aigre, l’âpre, l’astringent et l’acide. En 1751, Linné discerne 10 qualités gustatives, l’humide, le sec, l’acide, l’amer, le gras, l’astringent, le sucré, l’aigre, le muqueux et le salé. 1908, par le scientifique japonais Kikunae Ikeda. La neurobiologiste française Annick Faurion montre grâce à des expériences d’électrophysiologie dans les années 1980 que chaque molécule sapide possède une saveur particulière reconnue spécifiquement par le cerveau, tel l’acide glycyrrhizique qui donne le goût de la réglisse. Il n’y a donc pas cinq saveurs fondamentales mais tout un continuum gustatif.

Enfin d’autres perceptions en bouche complètent celles des récepteurs de saveur. Article détaillé : Carte de la langue. La schématisation à l’extrême voulant que les goûts soient perçus à des endroits précis de la langue proviendrait d’une traduction en 1942 des travaux d’un physiologiste allemand David P. Certaines théories font appel à une conception moins segmentée et plus synthétique, basée sur une perception globale. Monell Chemical Senses Center ont développé cette hypothèse par application d’une goutte de substance salée ou sucrée au même endroit, le témoin parvenait à reconnaître la saveur, la cartographie des saveurs sur la langue serait alors fausse. La classification des goûts en quatre goûts primaires est réductrice.

En outre, les réponses gustatives varient selon les individus. Les molécules sapides ne génèrent une sensation qu’au-delà d’une certaine concentration, on parle de seuil de détection. Comme l’a démontré la biologiste allemande Bessa Vugo, la sapidité ne constitue qu’une partie de l’ensemble des informations sensorielles perçues lors de la mise en bouche d’un aliment. Cette sensation est connue aussi sous le terme de sensation de pseudo-chaleur. Diederik van Leeuwen, Medisch Zaknoek op Reis, 1.