Le Choucas, numéro 5 : Le Choucas met le feu aux poudres PDF

Paracelse, philosophe, est le Choucas, numéro 5 : Le Choucas met le feu aux poudres PDF théoricien du Grand Tout, toujours animé par le désir de pénétrer la nature profonde des choses, attiré aussi bien par la Nature que par le royaume de Dieu. En somme, Paracelse initie le tournant de la médecine galéniste vers la médecine moderne basée sur la biochimie, en déstabilisant les édifices galénique et aristotélicien et en ouvrant la voie à la physiologie expérimentale.


Paris, avril 2002. Le Guide du taulard, un ouvrage révélant les dessous du système pénitentiaire, est sur le point de paraître. Or, la campagne électorale bat son plein, et le ministère de l’Intérieur veut empêcher à tout prix la publication de ce brûlot. D’autant, argue-t-il, que son éditeur ne cache pas ses liens avec l’extrême droite et compte bien discréditer un peu plus la classe politique à la veille des élections. Chargé officieusement de retrouver l’auteur, anonyme mais certainement haut placé, de ce livre sulfureux, le Choucas refuse, car « si ce n’est pas tous les jours que se présente l’occasion de fermer leur gueule aux fachos tout en ramassant un gros paquet de pognon au passage », il est hors de question de faire le jeu de la censure et de porter atteinte à la liberté d’expression. Mais, poussé par le démon de la curiosité, Le Choucas se lance à son compte dans cette enquête, « une sorte d’exercice pour rester au top », et va, bien évidemment, mettre le feu aux poudres…

On peut aussi considérer que la pensée de Paracelse est le point de départ du long processus de séparation de la chimie de l’alchimie. Les travaux de nombreux savants sur deux siècles et demi permirent de se libérer des excès métaphysiques de Paracelse et en s’appuyant sur les expériences de laboratoire d’aboutir à la révolution chimique de Lavoisier des années 1787-1789. Paracelse naît, en 1493, dans le village d’Einsiedeln, dominée par la vie religieuse de son imposante abbaye bénédictine, près de Zurich, en Suisse. Issu par son père d’une vieille famille noble de Souabe, son nom complet est Philippus Aureolus Theophrastus Bombast von Hohenheim.

Par sa mère, une Suissesse, qui serait issue d’une famille au service de l’ordre des Bénédictins à Einsiedeln et son père qui serait le fils illégitime d’un aristocrate, Théophraste sera dans une position sociale en porte à faux entre les gens du peuple et l’aristocratie. Son père, Wilhelm von Hohenheim, qui est médecin, a dû exercer son art auprès de patients qui venaient en pèlerinage pour prier la Sainte Vierge dans l’espoir de guérisons miraculeuses. Après le décès prématuré de sa femme, Wilhem abandonne Einsiedeln, en 1502, pour un poste médical modeste, loin à l’est, au-delà des hauts sommets alpins. Slovénie, du Frioul et de Vénétie.

Son père y exerce les fonctions de médecin de la ville. Théophraste s’enorgueillira plus tard de son caractère rude et entier, car dit-il, il n’a pas été élevé dans les palais. Aucune source fiable n’est connue sur le parcours éducatif du jeune Théophraste et les commentaires vagues qu’il a laissés dans ses œuvres ne sont pas d’un grand secours. Beaucoup de légendes ont couru sur sa formation. Beaucoup de biographies ne sont que des reconstructions fantaisistes romancées. Il cite avec reconnaissance, comme ayant été ses maîtres, outre son père, quelques religieux de haut rang. Il aurait aussi suivi une formation médicale dans diverses universités et obtenu le titre de docteur en médecine en Italie, comme il est alors d’usage pour les médecins allemands.