Le Climat à quel prix?: La négociation climatique PDF

L’ONU ne semble pas mesurer la portée des symboles. Mardi 29 novembre, au second jour du sommet de Durban, en Afrique du Sud, la responsable des Nations unies pour le climat, Christiana Figueres, a annoncé un choix des le Climat à quel prix?: La négociation climatique PDF surprenants : ce sera le Qatar qui accueillera la prochaine conférence sur les changements climatiques, la COP 18, du 26 novembre au 7 décembre 2012. Les deux pays ont pourtant un profil écologique aux antipodes.


À quoi sert la négociation climatique ? Comment se positionner face au climato-scepticisme ? Ce livre fournit au lecteur les clés pour comprendre les enjeux de la coopération internationale face aux dérèglements du climat. Dans une économie mondialisée, les décisions se prennent en fonction des prix qui s’expriment sur les marchés. Or ces derniers accordent une valeur quasi nulle aux dommages climatiques résultant des rejets de CO2. L’usage de l’atmosphère est gratuit. Les conséquences en sont redoutables. Critiques à l’égard des transitions énergétiques, Christian de Perthuis et Raphaël Trotignon appellent à un véritable changement qui passe par la tarification internationale du carbone. Pointant les difficultés pour y par venir, notamment les blocages entre les pays occidentaux et les pays émergents, ils montrent qu’on ne résoudra pas la question du climat si on ne l’inscrit pas au coeur des choix économiques et sociaux qui conditionnent l’avenir de nos sociétés. C’est tout l’enjeu de la prochaine conférence de Paris sur le climat.

D’un côté, la Corée du Sud, avec 48,8 millions d’habitants, compte au rang des fervents partisans de modèles économiques sobres en carbone, a orienté la majeure partie de son dernier plan de relance vers les industries vertes et entrepris d’importantes réductions de ses émissions de gaz à effet de serre. Mais le Qatar veut faire des efforts, a tenté de justifier Christiana Figueres. Doha aurait promis de réduire ses émissions et signifié son intention d’aider les pays en développement, et notamment les petits Etats insulaires, à s’adapter aux effets du changement climatique, tels que les sécheresses ou inondations. Des justifications qui apparaissent bien maigres. La raison du choix du Qatar comme hôte de la COP 18 est en réalité plutôt à chercher du côté des pétrodollars.

On est face à des considérations financières et diplomatiques et non écologiques, assure un expert du climat, présent à Durban. Le Qatar a fait du lobbying actif pour accueillir le sommet. C’est un pays qui a de grosses capacités financières et de grosses liquidités. La conférence de 2012 ne sera pas la plus importante en termes d’enjeux, tente de minimiser Pierre Radanne, spécialiste des questions énergétiques et des négociations climatiques. Il ne s’agira pas d’un moment clé de la négociation où le choix du pays hôte joue un rôle déterminant. La Chine et les Etats-Unis, tout aussi mauvais élèves en termes d’émissions, devraient peut-être envisager de postuler.