Le colombe et les tranchées : Les tentatives de paix de Benoît XV pendant la Grande Guerre PDF

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Devant l’horreur des tranchées et l’enlisement de la guerre, Benoît XV élu pape pendant la bataille de la Marne, s’interpose en espérant obtenir la fin des combats. Pour négocier une paix juste, fruit d’un compromis entre les différentes nations, prélats et émissaires vont inventer la diplomatie moderne du Vatican. La découverte en Allemagne et à Rome d’archives inédites a permis de retracer les débats et la stratégie de la curie romaine. Ce livre présente donc un incroyable feuilleton diplomatique qui dévoile les relations secrètes entre les pays et les avances faites au pape par les différentes puissances pour obtenir sa caution morale. Les initiatives de Benoît XV si elles n’ont pu empêcher le suicidaire affrontement des nations chrétiennes, ont replacé définitivement le Saint-Siège au cœur de la diplomatie internationale. Le monde catholique en bénéficiera durablement : rétablissement des relations avec la France laïque et républicaine, concordats, reconnaissance de la souveraineté territoriale du Vatican…. Après la Grande Guerre, l’autorité morale de la papauté – qui n’a cessé de défendre les droits des peuples et de protester contre la barbarie du conflit moderne – est définitivement reconnue

Son règne est marqué par la promulgation du nouveau Code de droit canonique en 1917, étape importante dans la centralisation du pouvoir pontifical, ainsi que par une intense activité diplomatique au cours de la Première Guerre mondiale. Giacomo en 1866 à douze ans. Après des études classiques, à cause des réticences de son père à sa vocation de prêtre, il entre en 1871 à la faculté de droit de Gênes et obtient son doctorat de droit civil en 1875. Son père accepte alors sa vocation, à la condition qu’il poursuive son cursus au collège Capranica de Rome, spécialisé dans la formation des jeunes ecclésiastiques. L’année suivante, il obtient son doctorat de droit canonique. Il suit celui-ci dans sa nonciature en Espagne en 1882. Il participe ainsi à la négociation entre l’Allemagne et l’Espagne au sujet des Îles Carolines et organise les secours durant une épidémie de choléra.

Cette expérience lui procure de plus, une grande connaissances des rouages de la Curie romaine. En 1901, il est nommé substitut de la Secrétairerie d’État. Rafael Merry del Val comme secrétaire d’État, Della Chiesa perd son poste, suivant Rampolla dans sa défaite. 20 août 1914, peu après le début de la Première Guerre mondiale, s’affrontent deux partis. Le  parti des Pie  est mené par des dignitaires de l’entourage du feu pape, Merry del Val, De Laï ou encore Lafontaine. Della Chiesa, qui fait figure de modéré, devient un candidat possible de compromis.

Della Chiesa, n’avait pas voté pour lui-même en contravention avec les règles du scrutin. 1923, et Lagrange se voit empêché de publier ses travaux sur la Genèse. Il canonise Jeanne d’Arc et proclame bienheureuse Louise de Marillac en 1920 ou encore les 22 martyrs de l’Ouganda. Luigi Sturzo de fonder le Parti populaire italien. Article détaillé : Tentatives de paix pendant la Première Guerre mondiale. Saint-Siège dans l’Osservatore Romano du 3 septembre 1914. Le 1er novembre, il publie l’encyclique Ad beatissimi qui se présente comme un appel à la paix, indiquant en conclusion :  Nous appelons de tous nos vœux, en faveur de la société humaine et en faveur de l’Église, la fin de cette guerre si désastreuse.

Il associe cependant l’enjeu du conflit à celui de la question romaine :  Tout en souhaitant instamment que les nations fassent la paix au plus tôt, nous désirons vivement aussi, que le Chef de l’Église cesse de se trouver dans cette condition anormale qui pour bien des raisons est funeste aussi à la tranquillité des peuples. France, de la Révolution française, et en Italie, du Risorgimento. Du côté des puissances alliées, l’opinion est particulièrement choquée par la non-condamnation de l’invasion de la Belgique à la suite du plan Schlieffen, et des  atrocités allemandes  qui s’ensuivirent. Cette politique a été interprétée par les opinions publiques alliées comme une manœuvre du Vatican visant à protéger l’Autriche-Hongrie d’une attaque italienne, et donc permettre aux Empires centraux de s’épargner un front additionnel. Une seconde tentative, appelant au retour au statu quo, avorte à la suite des avis négatifs des prélats belge le cardinal Mercier et français Mgr Baudrillart. Du côté de l’Entente, la Grande-Bretagne et la Belgique font porter par leurs ambassadeurs des refus polis.

Les opinions publiques de ces deux pays accusent le pape de vouloir saper le moral de leurs troupes. On lui reproche aussi de ne réclamer la paix qu’après l’entrée en guerre des États-Unis, c’est-à-dire au moment où l’Entente reprend le dessus. Les journaux catholiques dirigés par des laïcs se montrent eux-mêmes très critiques. 1917 c’est le tour du Luxembourg. Pendant l’année 1916, les relations avec les pays d’Amérique latine se normalisent également. Pourtant, les clergés nationaux ne suivent pas la politique pontificale. Dans le même temps, il demande aux belligérants d’autoriser l’échange de prisonniers blessés.