Le commerce international : Théories, politiques et perspectives industrielles PDF

Raffinerie de pétrole de la Standard Oil à Cleveland, Ohio, 1899. Certains historiens le commerce international : Théories, politiques et perspectives industrielles PDF la validité scientifique de cette expression.


De nos jours, les questions commerciales occupent plus que jamais une place prépondérante dans l’actualité internationale en raison de leurs incidences économiques, sociales, géographiques et politiques considérables. Le présent ouvrage propose donc une approche adaptée de l’analyse économique qui, tout en suivant une perspective historique, tient compte des réalités institutionnelles actuelles. De plus, la théorie est fermement ancrée dans la réalité par le biais d’analyses sectorielles (agriculture, pétrole, services, outsourcing, automobile, textiles et vêtements, etc.), et s’attarde aux institutions internationales déterminantes (OMC, ALENA, Espace économique européen) ainsi qu’aux ensembles politiques (Union européenne, Etats-Unis, Canada, pays en voie de développement, nouveaux pays industrialisés, etc.). Les auteurs souhaitent que ce livre contribue à développer chez les lecteurs une capacité d’analyse qui leur permettra d’aborder de façon adéquate tous les enjeux relatifs au commerce international.

Machine à vapeur de James Watt conçue en 1777. Usines de filage mécanique du coton à Manchester vers 1820. Machine des aciéries de John Cockerill à Seraing, foyer de l’industrialisation belge. Alexander Gerschenkron note que la révolution industrielle est surtout le résultat d’obstacles économiques, politiques et sociaux qu’opposaient les sociétés traditionnelles et surmontés par chaque État.

Industrialisation massive : panorama sur les usines sidérurgiques Carnegie à Youngstown dans l’Ohio, 1910. Flandres, l’agriculture est encore peu productive et marquée par l’archaïsme féodal. L’hygiène reste désastreuse : les carences sont attestées par des déformations et autres marqueurs d’innombrables maladies relevés sur les squelettes de l’époque. Toutefois, les premières associations capitalistes apparaissent dès la Renaissance en Hollande et dans le Nord de l’Italie. L’usine, au sens moderne, est inexistante. Les paysans en tirent un complément de revenu.

Europe commence à creuser l’écart économique avec le reste du monde. Europe occidentale n’est pas plus riche que le reste du monde, elle commence déjà à le dominer : les grandes compagnies de commerce profitent du renouveau des techniques maritimes, pour rivaliser, prendre le contrôle des mers et des comptoirs d’escale ou d’approvisionnement. L’idée d’investissement de rapport se diffuse d’abord chez les financiers qui se lancent dans le négoce, puis chez des négociants qui réussissent à s’autofinancer ou à trouver les moyens de se financer : création et développement des banques, des bourses et des associations de  capitalistes  dans les pays du Nord de l’Europe. Réforme protestante conduite par Martin Luther et Jean Calvin secoue l’Europe tout entière. Le protestantisme porte en lui les germes de ce qui constitue un  terreau  de valeurs qui révolutionnent la conception du travail et de la vie. Parallèlement, les Récusants et Jacobites émigrent sur le continent européen, notamment en France. L’évolution des idées est également marquée par la dimension prise par la bourgeoisie au sein de la société.

Il est notable que l’expansion économique précoce se fait souvent dans un contexte politique déjà en partie affranchi du féodalisme. Peinture de Hendrick Cornelisz Vroom réalisée vers 1600, montrant le départ de voiliers de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Moyen Âge, l’historien Fernand Braudel note que les activités du capitalisme marchand et financier sont déjà largement développées dans le nord de l’Italie, les Pays-Bas ou l’Allemagne du Nord. Les premières formes juridiques d’entreprises reposant sur la libre association de sociétaires voient le jour, notamment la société en commandite.

L’ampleur des besoins financiers engendrés par la révolution industrielle pose rapidement la question de l’accumulation primitive du capital et consécutivement celle du financement par l’appel à l’épargne publique ou aux capitaux extérieurs. Bubble Act  en 1825 et au  Joint Stock Companies Act  de 1856. France entre 1879 et 1913 le sont sous la forme des sociétés anonymes. La réflexion sur le rôle de l’État dans l’économie, les thèmes du libre-échange et du protectionnisme sont l’objet d’une longue réflexion historique. Il ne s’agit donc pas à proprement parler d’un État minimal.

Le siècle des Lumières promeut la conception d’un État garant des libertés individuelles, parmi lesquelles, la liberté du commerce et de l’industrie et, son corollaire, la libre concurrence. En Angleterre, les Combination Acts de 1799 et 1800 engagent un processus similaire. Navigation Act  de Cromwell en 1651, et réitère en ce sens avec les  Corn laws  de 1815 à la suite de  l’Importation Act . La révolution industrielle est aussi le fait de découvertes et innovations qui favorisent l’industrialisation. Provinces-Unies connaissent une forte productivité agricole. La révolution agricole, soit le bouleversement des techniques, caractérisé par des innovations, va enregistrer un renouveau cette fois dans le sud de la Grande-Bretagne.

La mise en clôture des terres agricoles par les landlords rompt avec le système traditionnel de l’openfield, synonyme de profits collectifs. La France -qui refuse l’agriculture  à l’anglaise – prend du retard en matière d’innovation agricole. Ces éléments remettent en cause l’idée répandue du conservatisme du monde rural, notamment en Europe de l’Ouest. Le monde agricole de l’Europe méditerranéenne et centrale, demeure quant à lui traditionnel notamment en Russie où le servage n’est aboli que le 3 mars 1861. L’apparition du machinisme agricole, est marquée par la moissonneuse mécanique de Cyrus Mac Cormick en 1824, sa moissonneuse-batteuse en 1834, la charrue de Mathieu de Dombasle en 1837. Le principe de la transition démographique.

Les pays ayant connu la révolution industrielle ont également tous connu des mutations démographiques dont la plus importante est la transition démographique. Celle-ci ne se produit pas forcément au même moment que l’industrialisation, ce qui conduit à nuancer les liens entre démographie et révolution industrielle. La transition démographique correspond à une période de déséquilibre entre les taux de natalité et les taux de mortalité. Avant que ne débute la transition démographique, le régime démographique traditionnel est celui d’une natalité et d’une mortalité fortes qui se compensent. Les progrès de la médecine jouent un rôle important : vaccination antivariolique de Edward Jenner en 1796, découverte de la morphine en 1806, découverte du bacille de la tuberculose par Robert Koch en 1882, vaccin contre la rage de Louis Pasteur en 1885 etc.