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Les traits originaux de l’ornithorynque en font un sujet d’études important pour mieux comprendre l’le Complexe de Klaus PDF des espèces animales et en ont fait un des symboles de l’Australie : il a été utilisé comme mascotte pour de nombreux événements nationaux et il figure au verso de la pièce de monnaie de 20 cents australiens. Bien que les programmes de reproduction en captivité aient eu un succès très limité et qu’il soit sensible aux effets de la pollution, l’espèce n’est pas considérée comme en danger.


Les premières années qui suivirent la découverte de l’ornithorynque, certains scientifiques européens doutèrent de son existence réelle et pensèrent qu’il s’agissait d’un canular. C’est un animal nocturne et farouche. Il est longtemps passé pour une chimère. 3 plus gros que les femelles. La taille totale, entre 40 et 50 centimètres en moyenne, varie considérablement d’une région à l’autre, sans qu’elle soit liée au climat. La queue mesure 12 cm et la mâchoire 6 cm.

La cavité buccale est prolongée latéralement par des abajoues qui lui servent à stocker sa nourriture lorsqu’il chasse sous l’eau. Les jeunes et les ornithorynques mâles portent des aiguillons venimeux de 15 millimètres de long aux chevilles reliés à une glande située dans la cuisse, appelée glande crurale. L’aiguillon s’atrophie chez la femelle et la glande n’est fonctionnelle que chez le mâle adulte pendant la période de reproduction. Dans l’eau, il garde les yeux et les oreilles hermétiquement fermés et se sert de ses autres sens pour se diriger.

Les quatre pattes de l’ornithorynque sont palmées. Doublée de tissus adipeux, la fourrure de l’ornithorynque lui permet d’affronter les rivières les plus froides d’Australie. Après son bain, il aime regagner son terrier après avoir essuyé son pelage, qui fut jadis très prisé des pelletiers pour ses qualités isolantes et sa grande finesse. Les monotrèmes sont les seuls mammifères à être dotés du sens de l’électroperception : ils peuvent en partie localiser leurs proies en détectant le champ électrique produit par leurs contractions musculaires. Ces récepteurs vont transmettre leurs informations à une partie du cortex cérébral située dans la partie somesthésique. On pense que l’ornithorynque peut déterminer la direction de la source électrique en comparant l’intensité du signal selon l’orientation de son bec.

Ceci expliquerait les mouvements caractéristiques de va-et-vient de la tête pendant qu’il chasse. Ses prédateurs naturels sont les serpents, les rakalis, les goannas et les rapaces. L’ornithorynque est un excellent nageur et il passe beaucoup de temps dans l’eau à la recherche de nourriture. En plongée son cœur ralentit pour économiser sa consommation d’oxygène.

Quand le premier ornithorynque fut découvert, on ne savait pas que les femelles pondaient. On le suspecta assez rapidement, mais le fait ne fut confirmé qu’en 1884 quand W. En dehors de la période des amours, l’ornithorynque vit dans un simple terrier creusé dans la berge d’un cours d’eau, dont l’entrée est située à environ 30 cm au-dessus de la surface de l’eau. Le mâle ne participe pas à la couvaison ni à l’élevage des petits et reste dans son ancien terrier.

Dès la sortie de l’œuf, les petits s’accrochent à la mère et elle les protège en s’enroulant autour d’eux. Comme pour les autres mammifères, la femelle allaite ses petits. Ornithorynque vu par Georges Cuvier dans Le règne animal 1836. Le travail de cette équipe confirme que les caractéristiques de reptile, d’oiseau et de mammifère de cet animal se retrouvent au niveau de son génome. Les plus vieux fossiles connus de l’actuel ornithorynque datent d’environ 100 000 ans, c’est-à-dire de l’ère quaternaire. Le Steropodon fossilisé découvert à Lightning Ridge en Nouvelle-Galles du Sud daterait du milieu du Crétacé, il y a 110 Ma, ce qui en ferait le plus vieux mammifère trouvé en Australie. En raison de leur divergence précoce avec les thériens et du petit nombre d’espèces de monotrèmes, ces animaux sont souvent des sujets d’étude pour comprendre l’évolution des espèces animales.