Le Contrat de mariage en Tunisie jusqu’en 1956 PDF

Ces coutumes étaient liées à la propension voyageuse des Arabes de l’époque qui considéraient les besoins sexuels comme nécessaires et légitimes pour un homme. Moudawana marocaine, qui faisait de la fidélité le premier des droits du mari. Mahomet qui aidait le Contrat de mariage en Tunisie jusqu’en 1956 PDF les corvées incluant les tâches ménagères, la couture, etc.


Cette étude, où l’auteur analyse les contrats de mariage en Tunisie jusqu’en 1956, à partir de nombreux contrats collectés dans différentes régions du pays, en particulier le contrat dit de Kairouan, est en fait l’historique du Code du statut personnel, spécificité de la société tunisienne qui, tout en étant fondamentalement arabo-musulmane, a évolué vers toujours plus de modernité. Une réflexion sur la juridiction traditionnelle musulmane dans sa modernité.

Les conditions du mariage sont la présence du tuteur de la mariée, l’acceptation des deux époux, le mahr de l’époux à l’épouse, le contrat de mariage et plusieurs témoins. L’imam, ou n’importe quel homme choisi pour sa piété, sera rencontré un mois avant la cérémonie, mais cette rencontre n’est pas une nécessité. L’usage veut que le douaire soit évoqué oralement lors de la prononciation des vœux de mariage entre les deux personnes. Le responsable de la femme marie l’homme et la femme en leur demandant à chacun s’ils sont d’accord pour vivre ensemble comme mari et femme, rappelle les éventuelles conditions du contrat, conclu avec toutes les parties voulues, etc. Ou bien les deux personnes elles-mêmes font verbalement vœux d’accepter de vivre ensemble comme mari et femme, avec l’accord du responsable. Outre le mariage classique, d’autres formes de mariages arabes préislamiques ont été aboli par Mahomet. Requalifiés en adultères, ces pseudo-mariages sont passibles de la peine de mort.

Les pays arabes ont adopté dans leurs lois cette norme, à l’exception de la Tunisie. Pour qu’une femme répudiée soit licite à son mari, il faut qu’il y ait mariage et des relations sexuelles, sans nécessairement y avoir d’éjaculation. Un coïtus interruptus suffirait et le mariage doit être fait avec un musulman, même si la femme ne l’est pas. Ainsi, si un musulman répudie une chrétienne, et que cette dernière épouse un chrétien qui divorce à son tour, la femme ne devient pas pour autant licite au premier. D’autre part, le deuxième mariage doit être valide pour que le mariage suivant le soit. Le calife Omar disait: « Amenez-moi quelqu’un qui rend licite, et celui à qui il rend licite le remariage et je les lapiderais tous les deux ». Les juristes classiques sont partagés sur la validité de ce mariage et du remariage.

Ils estiment que si le halal se marie sans indiquer l’intention, le mariage est valable et le mariage qui le suit l’est aussi. Si par contre, l’homme ou la femme annonce l’intention, certains estiment que les deux mariages sont valides avec répugnance. Les malékites estiment un tel mariage invalide et exigent sa dissolution, qu’il y ait eu consommation ou pas. On tient compte non pas de l’intention de la femme, mais de celle du mari. Un tel mariage tahlil est invalide, que la personne ait déclaré l’intention ou pas.

Ce mariage consiste en un mariage qui a pour condition, entre autres, plusieurs témoins et un contrat. C’est un montage juridique basé sur le contrat de mariage islamique usuel, dans lequel la femme renonce à un certain nombre de droits tels que la cohabitation, le partage égal des nuitées du mari entre épouses, le domicile, l’entretien financier, etc. A part cela, il vous est permis de les rechercher, en vous servant de vos biens et en concluant mariage, non en débauchés. Puis, de même que vous jouissez d’elles, donnez-leur leur mahr comme une chose due. Il n’y a aucun péché contre vous à ce que vous concluez un accord quelconque entre vous après la fixation du mahr Car Allah est, certes, Omniscient et Sage.

Sans doute ceci prouve que le mariage de jouissance ou temporaire -était toléré au début de l’ère islamique, mais, plus tard, il fut abrogé. D’après Chafé’i et d’autres ulémas, ce mariage était toléré et abrogé deux fois, l’une après l’autre. Mais l’imam Ahmed le trouve permis dans certaines circonstances et en cas de nécessité. Dans ce mariage, plusieurs règles sont à considérer, par exemple, si la fille n’est pas mariée, elle peut se marier temporairement avec l’accord de son père.

Les religieux duodécimains réfutent cette décision d’interdiction considérant qu’elle est inspirée d’un faux hadith. Les hommes comme les femmes ont la possibilité de divorcer en islam. L’islam connaît la répudiation des femmes par les hommes mais aussi, si les conditions requises sont remplies, le divorce demandé par la femme. Le divorce, s’il est une chose possible, ne doit se produire qu’en dernier recours. Pour les chiites, cette répudiation doit se faire devant deux témoins musulmans de la famille du couple. Selon le Coran, il ne peut la ré-épouser que si celle-ci a entretemps ré-épousé un autre homme, puis divorcé. La répudiation pour les mariages temporaires est définitive et unique.

François-Paul Blanc, Le droit musulman, Dalloz, 2e éd. Georges Henri Bousquet, Le Droit musulman, Librairie Armand Colin, 1963, p. Knibiehler Yvonne, Yvonne Knibiehler, La virginité féminine. Mythes, fantasmes, émancipation, Odile Jacob, 2012, p. François-Paul Blanc, Le droit musulman, Dalloz, 2e édition, 2007, 128 p. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 10 janvier 2019 à 18:42.

Djerba ferme au sud le golfe de Boughrara. Anciennement appelée Gerbi ou Zerbi, Ulysse l’aurait traversée, les Carthaginois y fondèrent plusieurs comptoirs, les Romains y construisirent plusieurs villes et y développèrent l’agriculture et le commerce portuaire. El Kantara et la péninsule de Zarzis. Ptolémée avait déjà mentionné le nom de Gerra, sans doute lapsus calami de Gerba. C’est en fait Aurelius Victor qui le premier parle de Girba lorsqu’il nous apprend que cette ville a eu l’honneur de donner le jour à deux empereurs romains. Paysage de plage couverte de touffes d’herbe. De part et d’autre, deux avancées du continent rapprochent Jorf d’Ajim à l’ouest et Zarzis d’El Kantara à l’est.

Ses côtes, qui s’étendent sur 125 kilomètres, présentent un tracé très irrégulier. El Kantara, large de six kilomètres. Le canal d’Ajim accueille deux îlots appelés Elgataia Kbira et Elgataia Sghira. Le littoral est caractérisé par des côtes basses, les plages, en grande majorité sablonneuses, s’étendant principalement entre Ras R’mal et Borj El Kastil.

L’eau douce est rare et il n’existe aucun cours d’eau. Haie d’une propriété constituée par un figuier de Barbarie. Le climat de Djerba est de type méditerranéen mais à tendance semi-aride car il se trouve au carrefour des masses d’air méditerranéennes et sahariennes. Djerba vous découvrirez la cinquième saison. La saison sèche débute en avril et l’été voit rarement la pluie tomber. L’humidité et la rosée nocturne sont deux facteurs vitaux pour la flore de l’île. Avec l’arrivée de l’été dominent les vents d’est, porteurs de fraîcheur.