Le Droit spontané PDF

Ce document a été créé par le Droit spontané PDF’association Break Dance Crew. Il s’appuie sur nos connaissances et différentes sources internet. Document d’information historique, théorique et pratique sur le sujet. Breaker ou être un B-boy ou une B-girl.


Le terme « Break-Dance »  n’est pas le terme d’origine. Beat Street, Breakin, Flash Dance ou encore Wild Style. Ce terme a ensuite été popularisé à l’échelle planétaire, toujours par le biais des médias. Le terme était «  Breakin » ou encore « B-boying ».

Je suis un bboy, allons breaker! La véritable histoire du Hip-hop reste inconnue du grand public ! Ce que l’on sait vraiment c’est que tout a commencé dans les quartiers du sud du Bronx. A cette époque, la misère régnait littéralement sur ces quartiers.

Portoricaine étaient, pour la majorité, sans aucun travail et sans aucun revenu. Ces maux sociaux faisaient partie du décor au quotidien tout comme la misère sociale. Salsa, le Manbo, la Funk, le Disco etc. Le Bronx était Le lieu où tous les New Yorkais se retrouvaient la nuit dans les clubs pour faire la fête. Breakers sont apparus dans cet environnement grâce à une personne : DJ Kool Herc. Ce DJ, immigré Jamaïcain habitant le Sud du Bronx, a ramené de sa terre natale l’art du Sound System. N’importe quel type de musique tant que ça groove, que ça swing, que ça pulse, que ça balance et que l’on peut danser de façon énergique dessus.

Il passait alors la journée dans les rues du Bronx et autres quartiers avoisinants en voiture en mettant de la musique et en faisant la promotion de ces « Jams » à l’aide d’un haut-parleur ! Il invitait les habitants des quartiers à venir à ses soirées, à ses jams ! Ces « Jams » étaient des grande fêtes appelées Party, House Party, Block Party, organisées librement sans autorisation préalable dans des coins de rues, en bas des bâtiments ou sur des terrains vagues mais aussi  à l’intérieur d’immeubles brulés, dégradés et laissés à l’abandon par les propriétaires pour cause de squats ! Ces manifestations organisées par Kool Herc n’avaient qu’un but : Faire la fête, danser, et unir les habitants du Bronx et des autres quartiers grâce à la musique, les jeunes Black, Blancs et Latino du Bronx et des quartiers voisins tous ensemble. Il est l’un des premiers « writerz » ! Ils les appelaient Les B-boys et les B-girls.

Ces derniers dansaient essentiellement sur les « Breaks » du vinyle! Le terme « Breaks » est la racine de notre danse ! Les B-boys dansent sur les breaks ! Sur les solos de batterie ! Un bassiste, un ou deux guitaristes, un ou des chanteurs, pianistes, ou encore saxophonistes etc. Let’s get down and get loose on the music ! Kool Herc organise alors plusieurs Jams et se rend compte que l’énergie des gens sur la piste de danse atteint son paroxysme à certains passages d’une chanson où ne sont présentes que la ligne de basse et la ligne de batterie.

Il décide donc de jouer ces passages en boucle. Il passe ainsi d’un disque à l’autre, répétant le même passage. Ce passage s’appelle un break, ou breakbeat. Par extension, on utilisera le terme breakdance, plus tard dans les années 80.

Terme inventé par les médias à l’instar de « breakin » ou encore « bboying ». Ce jeune homme à l’époque débuta comme membre du gang des « Black Spades ». Gang très connu et très actif du Bronx River. Suite au décès de son meilleur ami Soulski lors d’une fusillade contre la police, Bambaataa est désemparé, révolté et souhaite quitter le gang. La « Zulu Nation » est alors créée en 1973. Poussé par ses études sur l’histoire de l’Afrique et son amour pour la musique, il veut canaliser l’énergie des jeunes gens de son quartier dans des activités artistiques pour éviter qu’ils ne finissent dans des gangs.

On lui doit, avec DJ Kool Herc, Grandmaster Flash, Jazzy Jay et autres pionniers du deejaying, la naissance d’un nouveau mouvement : Le Hip-Hop, dont les 4 piliers sont le deejaying, le b-boying. Telles ont toujours été les valeurs du Hip-hop selon Bambaataa et la Zulu Nation. Grâce à tous ces Djs, le Bronx et tout New-York connaît de nombreuses « Jams et Block Party ». Le mouvement explose littéralement dans les années 80, et devient un phénomène de mode à l’échelle nationale, puis très vite à l’échelle planétaire. Tous ces jeunes gens des quartiers défavorisés de New-York, n’ayant rien auparavant sont alors amenés à s’organiser et à s’investir dans quelque chose d’autre que les gangs, une chose positive qui leur permettra d’évoluer tous ensemble : Le Hip-Hop.