Le Duel: Les dessous de l’élection présidentielle américaine PDF

Répartition du collège électoral par État en 2008. Pour chaque État est indiqué le nombre de grands électeurs. L’le Duel: Les dessous de l’élection présidentielle américaine PDF revêt, à plus d’un titre, un caractère particulièrement remarquable.


Un duel.
Un face-à-face redoutable entre deux candidats,
l’un démocrate, l’autre républicain, pour se partager
les grands électeurs, eux-mêmes désignés par le peuple américain. Le premier
mardi de novembre de chaque année bissextile, les États-Unis désignent leur
président. Tous les quatre ans a lieu, au terme d’une longue année électorale,
un scrutin suivi par près de 300 millions d’Américains ainsi que par le reste
du monde.

Forts de leur économie, de leur armée, de leur impérialisme culturel, les
États-Unis vivent alors un moment important de la politique internationale
mais aussi une année cruciale. Pour accéder au poste de président, le processus est long, ardu, exigeant, parfois avilissant, toujours usant. Quatre
années de préparation suffisent à peine à rassembler l’équipe, les fonds et les
soutiens nécessaires à cette course.

La nature de la nouvelle administration, le style du président, ses aspirations, ses convictions et son entourage peuvent avoir un rôle déterminant
sur un grand nombre de dossiers internationaux. Bill Clinton aurait-il envahi
l’Irak s’il avait été président en 2003 ? Est-ce que quelqu’un d’autre que
Ronald Reagan aurait pu mettre un terme à la guerre froide ? Qui d’autre que
Harry Truman aurait fait le choix de lancer deux bombes atomiques sur le
Japon en 1945 ?

C’est au-delà des apparences que résident les véritables fondements
de la politique américaine. Il y a de nombreux mécanismes, une histoire
chargée, des identités et des perceptions propres à chacun des cinquante
États fé dérés, des usages, des coutumes, des personnalités. Il s’agissait donc
pour Élisabeth Vallet de dresser une véritable petite histoire de cette course
électorale qui peut, on le sait, changer la face du monde.

Élisabeth Vallet détient un doctorat de l’Université Pierre-Mendès France à Grenoble et un postdoctorat du Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal. Elle
enseigne aujourd’hui la géopolitique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en plus
d’être membre de l’Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand.

Articles détaillés : Élection présidentielle américaine et Collège électoral des États-Unis. L’élection vise à élire le président et le vice-président des États-Unis d’Amérique. Les grands électeurs sont élus dans chaque État le 4 novembre 2008, au suffrage universel. Les grands électeurs élisent le président et le vice-président le 15 décembre 2008. Le XXIIe amendement impose une limite de deux mandats aux candidats à la présidence, mais n’impose pas de limite aux candidats à la vice-présidence. Le XIIe amendement statue toutefois qu’ aucune personne inéligible, de par la constitution, à la charge de président ne pourra être élue à celle de vice-président des États-Unis.

L’élection de 2008 est la première depuis 1952 où ni le président sortant, ni le vice-président sortant ne sont candidats. Il s’agit même de la première depuis 1928 où aucun des deux n’a cherché l’investiture de son parti. Par ailleurs, l’élection de 2008 est la première où le vice-président n’est candidat ni à la présidence, ni à la vice-présidence depuis Nelson Rockefeller en 1976. Le président élu en 2008 sera le premier depuis 184 ans à prendre sa fonction après plus d’une présidence de deux mandats : en effet, le prédécesseur de George W.

Bush, Bill Clinton, a également servi deux mandats complets. Joe Biden, candidat à la vice-présidence de Barack Obama, est également sénateur en poste du Delaware. Vers la fin de l’année 2007, le consensus liste généralement six candidats principaux. La liste exacte dépend de l’agence de presse. Article connexe : Vote populaire dans les élections présidentielles américaines. En revanche, le démocrate Barack Obama ne remporte l’investiture qu’à partir du 3 juin, après une longue campagne contre Hillary Clinton.

Fin 2007, les deux partis adoptent des règles interdisant aux États de trop avancer la date de leurs primaires. Pour les républicains, les États sanctionnés sont démis de la moitié de leurs délégués à la convention du parti. Dans le cas du parti démocrate, seuls quatre États sont autorisés à tenir leurs primaires ou caucus avant le 5 février 2008. Vers le début de l’année, Mike Huckabee et Barack Obama commencent à monter dans les sondages. Obama devient le nouveau favori pour la primaire démocrate du New Hampshire, et la campagne de Clinton semble stagner. Elle remporte la primaire par deux points d’écart, faisant mentir les sondages qui l’ont donné perdante avec jusqu’à 12 points de retard.

Nevada et la Caroline du Sud, qui ont la permission exceptionnelle d’avancer leurs primaires. Le 9 février, la Louisiane et le Washington votent pour les deux partis, tandis que le Nebraska et les Îles Vierges votent pour les démocrates et le Kansas pour les républicains. Obama remporte les primaires démocrates de ces États, ainsi que le caucus du Maine le jour suivant. Huckabee est en tête au Kansas. Le district de Columbia, le Maryland et la Virginie votent le 12 février. Les Îles Vierges et Porto Rico terminent février pour les républicains, les 23 et 24. Les Samoa américaines votent pour les républicains le 1er mars.

Le 4 mars voit le vote des délégués d’États importants comme le Texas et l’Ohio, ainsi que le Rhode Island et le Vermont, pour les deux partis. Le Wyoming vote pour les démocrates le 7, Guam pour les républicains le 8 et le Mississippi pour les deux le 11. La Pennsylvanie est le seul État à voter en avril, le 22. Barack Obama remporte les caucus de Guam le 3 mai avec seulement 7 votes d’avance sur 4 500. La primaire républicaine de Nebraska et la primaire démocrate de Virginie-Occidentale ont lieu le 13 mai. Le 27 mai se déroule la primaire républicaine de l’Idaho.