Le Fou de Bruay PDF

Please forward this error screen to sharedip-10718054186. Brigitte Dewèvre, une fille de mineur âgée de quinze ans et demi. La veille au soir, le 5 avril, elle est partie le Fou de Bruay PDF 19 h 30 pour aller dormir chez sa grand-mère et a disparu.


Qui a massacré, le 6 avril 1972, la petite, la modeste, l’insignifiante Brigitte Dewèvre, à Bruay-en-Artois, dans un décor à la Zola, sur un terrain vague qui ressemblait à un gigantesque dépotoir ? Depuis plus de trente ans, je traque l’assassin de Brigitte. Une folie pour les uns, un acharnement dérisoire pour les autres. Je continue ma quête,, seul. Pour la justice, l’énorme dossier somnole aux archives. L’affaire est classée. Pour tous. Sauf pour moi qui continue, au mépris de toute logique, de relire jusqu’à la nausée tous les procès-verbaux, de faire du porte-à-porte, de harceler des témoins récalcitrants, de revenir sur le moindre détail. A Bruay, on m’appelle  » l’acharné  » ou plus gentiment  » Columbo  » à cause de mon imper douteux et de mon carnet de notes. J’ai parfois la sensation d’être un voyeur de l’atroce. C’est toujours comme cela quand je suis confronté à la barbarie et au meurtre. On se salit les mains, la cervelle, l’âme et le cœur.. . C’est sûrement le prix à payer quand on joue les justiciers.

Brigitte a été aperçue pour la dernière fois vers 19 h 45, en conversation avec un inconnu à col roulé. Les témoins font état de la présence d’une Peugeot 504 mal garée à proximité du lieu du meurtre. Il est inculpé le 13 avril, après une semaine, pour homicide volontaire et est incarcéré. Le juge invoque  un faisceau de présomptions graves et concordantes , qui naissent selon lui des explications évasives de l’intéressé quant à son alibi et de sa présence aux alentours des lieux du crime au moment des faits. L’inculpé nie avec constance et, malgré un examen minutieux de tous les éléments pouvant l’incriminer, le juge Pascal ne parvient pas à trouver de preuve, si bien que le 30 juin les avocats de la défense déposent une requête en suspicion légitime à son encontre. Le 12 juillet, Pascal procède à une seconde reconstitution avec l’ensemble des témoins qui ne reconnaissent pas officiellement les accusés.

Il est activement soutenu par la presse d’extrême gauche. Les maoïstes de la Gauche prolétarienne sont présents. François Ewald et Serge July dirigent les opérations sur place et mettent en place une agence de presse locale. Le 20 juillet, sur décision de la Cour de cassation, les avocats de Pierre Leroy obtiennent le dessaisissement du juge Pascal. Ils considèrent Pierre Leroy comme coupable et dénoncent une protection dont il bénéficierait du fait de son statut social élevé.