Le français dans l’espace francophone : Description linguistique et sociolinguistique de la francophonie Tome 1 PDF

Article premier de la Le français dans l’espace francophone : Description linguistique et sociolinguistique de la francophonie Tome 1 PDF universelle des droits de l’homme : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. Le français écrit du Québec est syntaxiquement identique au français européen et international. Il ne s’en distingue que marginalement sur le plan lexical.


Quant au français oral, passablement différent du français écrit, il comporte des écarts syntaxiques et phonétiques parfois prononcés par rapport à la norme. L’Office québécois de la langue française travaille au développement de la langue française et appuie certaines particularités qui peuvent diverger parfois avec l’usage européen mais sans écarter ces dernières. Il ne faut pas confondre français québécois et français canadien. En effet, à strictement parler, le français canadien constitue un ensemble qui comprend le français québécois et des français de diverses autres régions et origines. Il en va de même du français des petites communautés francophones du New Hampshire et du Vermont, aux États-Unis, également issu du français québécois mais aujourd’hui moribond et fortement teinté de l’anglais. Articles détaillés : Histoire du français québécois et Choc des patois. Toutefois, il serait faux de prétendre que le français québécois actuel est une forme parfaitement préservée de la langue de l’Ancien Régime.

Le français du Québec, comme celui de France, a évolué et trouvé ses inflexions propres en fonction de ses réalités spécifiques et, notamment, de son interaction avec la langue anglaise. Enclavé dans un environnement anglophone, le français québécois a toujours été une langue sous influence théoriquement menacée d’extinction. Canada à adopter des politiques de bilinguisme pour l’administration publique et les services de l’État ainsi que pour l’étiquetage et l’emballage. Québec, au travail, dans l’affichage commercial et dans l’éducation des immigrants. Article détaillé : Débat sur la norme du français québécois. Deux lignes de force traversent les discours et les attitudes concernant la norme du français québécois.

La première, dite  exogéniste , cherche essentiellement à aligner le français du Québec sur le français de France ou d’Europe, ce qui implique le rejet des régionalismes. La seconde, dite  endogéniste  prône l’utilisation et le développement d’un français spécifique au Québec, basé sur l’usage historique et actuel et sur les réalités québécoises. La syntaxe et la grammaire du français québécois écrit ne diffèrent pas vraiment de celles du reste de la francophonie. 1970 sous l’influence d’une volonté collective de correction et notamment grâce aux travaux linguistiques et promotionnels de l’Office de la langue française.

Accusés de vouloir s’aligner sur la France, les exogénistes se retranchent souvent derrière la notion de  français international , norme théorique censée pouvoir être comprise par les francophones du monde entier. Bureaux de l’Office québécois de la langue française, à Montréal. L’Office québécois de la langue française cherche à concilier ces deux pôles. Le français enseigné dans les écoles suit cette norme parfois fuyante qui cherche à la fois à l’aligner sur le français  international  tout en intégrant lexicalement les réalités et les concepts propres à sa culture et à son monde de référence nord-américain. Contrairement à la langue orale, la langue écrite utilise les mêmes normes que le français commun des autres États francophones sur les plans syntaxique et grammatical. Le français  normatif  est en principe utilisé dans la parole publique et par les locuteurs instruits, mais dans tous les cas, il reste parfaitement distinct du français de France.